30.11.2009

Let It Snow Let It Snow Let It Snow!

J'en reviens pas qu'on soit déjà fin novembre. Le temps passe trop vite ma bonne dame, et bientôt ce sera Nowel. D'habitude, je suis pire qu'une gamine, et je deviens hystérique dès le début du mois de novembre (lire: je demande 10 fois par jour à Chéri "c'est quoi mon cadeau?" Mais cette année, forcément, je suis beaucoup plus calme).

Ma petite soeur a donc pris le train pour Maville samedi matin, pour qu'on fasse ensemble nos achats de Noël (lire : qu'on se débarrasse des cadeaux des parents. Ce n'est pas qu'on soit ingrates, mais à force, entre la fête des Mères/des Pères, les anniversaires, Noël etc on n'a plus di'dées. Surtout pour mon père qui n'aime que les livres. De toute façon, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve qu'il est beaucoup plus difficile de trouver un cadeau pour un homme que pour une femme).

Je dois dire que nous avons été assez efficaces: en 2h nous avons presque tout trouvé, ma soeur m'a même acheté mon cadeau (un coffret du parfum Nina de Nina Ricci, vous savez, celui qui a un flacon en forme de pomme). On a même eu le temps de passe chez Karen Millen, où ma soeur a essayé cette robe-là :

robe nuage.jpg

qui lui allait comme un gant. Mais ma soeur et moi n'avons pas le même caractère : elle l'a reposée. C'est une attitude qui me dépasse complètement : elle bosse depuis plus d'un an et elle vit chez mes parents, donc sa paye c'est son argent de poche, donc elle a de quoi l'acheter sans souci. Si j'avais été à sa place, je l'aurais achetée, cette fichue robe! Sauf qu'elle est raisonnable et moi pas, et qu'elle n'aime pas dépenser beaucoup pour les fringues. Une telle droiture m'épate. Surtout qu'elle a un mariage de prévu, elle (contrairement à certains paniers percés).

A part ça, il y a eu un léger raté lors de l'achat du cadeau pour mon père. Comme nous étions dubitatives face à un joli pull à col roulé ("oui mais est-ce qu'il ne va pas trouver que ça lui sert le kiki?"), nous avons voulu appeler ma mère pour lui demander son avis. Problème, elle était en voiture avec mon père. Alors ça n'a pas loupé : "Ah ben je sais pas! s'est-elle écriée. Dis, G* [prénom de mon pôpa], t'aimes les pulls à col roulé?" J'aime beaucoup ma mère, mais parfois elle est quand même un peu c*. Bref so much for the surprise, mon père sait ce qui l'attend au pied du sapin... Ceci dit on aurait dû s'en douter, elle fait le coup régulièrement. Tous les ans elle me dévoile au moins un cadeau avant le D Day. C'est une vraie cata quand il s'agit de garder un secret (et moi ça m'énerve, j'aime bien les surprises!). J'ai donc dû m'entraîner à jouer la surprise face au manteau que m'avait offert Chéri il y a quelques années, au mini-four qu'ils (mes parents) m'ont acheté l'an dernier, à l'écharpe que ma soeur a voulu m'offrir l'année d'avant etc etc.

A part ça, mini-spirale de l'échec pour moi: après avoir cassé la braguette de mon jean préféré vendredi soir (snif! un beau jean Guess brut auquel je n'avais même pas besoin de faire d'ourlet malgré mon ptit mètre 64), j'ai décapité une espèce de gamin en plâtre (déguisé en super-héros (non pas que ça change quoi que ce soit au sort de la pauvre figurine)) dans un magasin de déco samedi aprèm en cherchant frénétiquement quelques chose pour ma soeur (qui a la mauvaise idée d'être née en décembre, ce qui veut dire qu'il faut dénicher deux cadeaux de manière rapprochée, et de ne pas aimer les livres/les DVD/les bijoux/les accessoires.) J'étais rouge de honte et je me disais "il faut sûrement falloir que je le paie, mais qu'est-ce que je vais faire d'une horreur pareille (sans tête, en plus)?" Heureusement le patron m'a dit que ce n'était pas grave. Si ça se trouve il l'avait mis exprès en déséquilibre sur une pile d'autres choses (oui car TOUT est tombé, et les autres clients, ces salauds, ont mis des plombes à venir à ma rescousse, alors que tout s'écroulait et que je n'avais plus assez de mains et de pieds pour tout retenir) dans l'espoir que quelqu'un l'en débarrasse.

Bref, pour ma soeur, je chercherai à Londres (je pars samedi prochain, yeah!)

29.11.2009

Coup de flip

Mais au fait! Je ne suis pas revenue vous donner des nouvelles de J*! Sa soutenance s'est passée comme dans un rêve, et sous une pluie de compliments elle est devenue Docteur (avec félicitations du jury, s'il vous plaît).

Personnellement je compte soutenir en 2019, vous pouvez le noter dès maintenant dans vos agendas. Malheureusement mon directeur de thèse, croisé lors de la fameuse soutenance, ne l'entend pas de cette oreille (comment ça il ne veut pas me traîner comme un boulet pendant dix ans?) et il m'a dit "Euh non, toi c'est dans deux ans". Gloups. Double gloups parce que j'ai dû dans un même élan lui avouer ma faute : à force de procrastiner, j'ai complètement oublié d'envoyer un article (le seul que j'ai écrit en fait) à une revue. J'étais censée l'avoir envoyé depuis septembre quand même. Shame on me, pour paraphraser ma chanteuse préférée. Le pire c'est que j'ai eu beau chercher, je ne me suis trouvé aucune excuse. J'ai dû reconnaître piteusement que j'avais merdé. Je sais, et mon directeur me l'a redit (tout en me menaçant de coups de pied aux fesses), qu'il faut que j'aie des articles publiés. Mais je ne sais pas pourquoi j'ai pas fait ce truc, alors que j'ai franchement eu le temps.

Bref de retour chez moi, complètement paniquée, je me suis donc enfin attelée à la tâche, en me maudissant de ne pas m'y être prise avant. Retoucher le texte par ci par là, mettre les titres, les guillemets, les notes de bas de pages, les notices bibliographiques etc etc aux normes de la revue visée c'est long et chiant. Trimer pendant des heures pour envoyer cette saleté en sachant qu'ils ne vont certainement pas l'accepter, c'est frustrant. Mais ça fait partie du jeu. Par les temps qui courent les doctorants ont tout intérêt à avoir des publications s'ils veulent être qualifiés (= s'ils veulent être jugés dignes de devenir MCF. Comment ça c'est pas clair ce que je raconte?)

Puis, toujours fin stressée, j'ai enchaîné sur la correction de mes versions (j'en ai entre 70 et 80, pas eu le courage de compter. Priez pour moi!) et je me suis couchée méga tard avec le tome III de Millenium (qui n'est pas facile à lire en position allongée parce qu'il est super lourd. il fait 600p, et pas au format poche).

Allez, pour finir, une petite perle dénichée dans les copies : "le mysthère de la sombreté l'attrayait". Et ouais!

25.11.2009

Au pays des docteurs qui lisent des livres et ne soignent pas la grippe A

Séquence émotion aujourd'hui chez les faux-profs : J*, hispaniste de son état (mais on l'aime quand même) est la première de la bande (et pas la dernière, espérons-le) à soutenir sa thèse, à 14h bâtiment Lettres, fac de Maville. Venez nombreux, un pot sera servi à l'issue des 4h de soutenance (mais vous serez gentils de ne pas vous pointer uniquement pour le pot, bande de sauvages. Les petits fours se méritent).

D'ailleurs quand je soutiendrai enfin ma thèse, en 2027, vous serez bien sûr tous conviés.

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N'empêche c'est vachement plus funky les remises de diplômes dans les pays anglo-saxons. Je verrais bien J* faire sa soutenance en toge. Nous lui avions promis de venir déguisé(e)s en pompom girls (avec également, fait rare, un pompom boy vu qu'il y a un mec dans la bande (oui, un seul, les hommes se font désespérément rares (et souvent homos) dans les filières littéraires)) mais avec le recul je crois que le moment risque d'être mal choisi (je sens qu'elle n'aura pas tellement le coeur à rire en début d'aprèm).
Bref, une petite pensée pour J*, docteuse doctoresse docteur dans quelques heures (et on l'espère, avec mention!)