27.02.2009
Un jour j'irai à New York avec toi.
Heureusement, dans ce monde de brutes il reste encore mes keupines, avec qui j'ai mangé de délicieux makis hier soir.
Et ma keupine E* et moi en avons profité pour concrétiser notre projet New York en réservant notre vol (j'ai peur en avion, ça promet) et notre hôtel. Nous ne partons qu'en juillet mais nous sommes déjà fin excitées. Le fait que cette opération réservation nous ait délestées de 1000 euros chacune n'a su entamer notre enthousiasme, c'est vous dire.
Armée de mon fidèle Guide du Routard, j'ai déjà entrepris de préparer notre programme shopping visites culturelles; le New York City Pass et la Metrocard n'ont plus aucun secret pour moi (par contre je n'ai toujours pas compris comment se repérer dans Manhattan, mais c'est un détail, on verra sur place). J'adoooore organiser des voyages: rechercher les offres intéressantes, fixer un budget, faire des listes, préparer des visites. En général les gens aiment bien, z'ont plus qu'à se laisser porter. Je crois que jevais ajouter ça sur mon CV dans "compétences particulières", entre "connaît les dialogues de Friends par coeur" et "championne tous circuits à Mario Kart". Comme ça si l'enseignement devient vraiment ce que je crains qu'il devienne (je ne suis pas sûre de comprendre ma propre phrase), je pourrai toujours me reconvertir.
Allez, plus que quelques mois avant ça:

15:09 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.02.2009
It ain't over till it's over (ah tiens, si, finalement)
Cette fois, après 8 ans, notre histoire est bel et bien finie.
Comme dirait WH Auden, "I thought that love would last forever: I was wrong".
08:14 Publié dans Love actually | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.02.2009
A star is born
Je suis allée faire un tour sur un site hautement intellectuel et tout-à-fait utile qui montre les stars sans maquillage. Y'a pas, ça fait du bien au moral.
Je me suis dit que si ça trouve, bien maquillée, je ne ressemblerais plus à Anémone mais à Eva Longoria...
"Y'a que la foi qui sauve", pas vrai?
10:30 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.02.2009
Le Guide du Routard du Manifestant

Que faut-il emporter ?
- Chaussures adéquates = de préférence plates, qui ne font pas d’ampoules et ne prennent pas l’eau. L’idéal : la chaussure de randonnée, testée pour vous par un prof d’espagnol, ou des bottes plates Kickers pour yours truly qui veut bien manifester mais en gardant le staïle.
- Parapluie (indispensable à cette saison. Si je puis me permettre une petite suggestion: la prochaine fois on manifestera plutôt en mai). Astuce : peut aussi servir de matraque en cas d’échauffourée.
- manteau/veste supplémentaire, pull(s) etc, on se gèle au bout d’un moment quand on est mouillé.
- sandwich jambon-beurre/rillettes du mans-cornichon/thon-mayonnaise (ou tout à la fois si vous avez l’estomac bien accroché) histoire de ne pas tomber d’inanition au bout de 300m.
- Sifflet/tambourin/corne de brume. (suggestion : tester dans les couloirs du métro avant pour vérifier que ça fonctionne et motiver les troupes.)
Transport
Cas n°1 : vous vous rendez à la capitale en TGV à des prix défiant toute concurrence grâce à votre carte 12-25 à laquelle vous vous accrochez telle la moule à son rocher en tâchant d’oublier que les 26 ans c’est pour bientôt. Dans le TGV vous retrouvez les autres profs pour papoter et manger des tapas au fromage (ouais, les profs d’espagnol ça pense à tout).
Une fois arrivés, une prof d’italien parisienne de souche vous distribue ses tickets de métro. De votre côté, en grande habituée du métro, vous ne vous payez pas du tout le tourniquet devant le regard consterné de tout le monde.
Cas n°2 : vous restez dans votre charmante bourgade. Après l’AG, vous descendez en cortège jusqu’au centre-ville. Par contre après la manif vous avez la flemme de remonter à pied jusqu’à chez vous donc vous prenez le bus.
Dangers et enquiquinements
- Le fou du volant qui a décidé qu’il passerait dans la rue où passe le cortège quoi qu’il en coûte et qui est donc bien décidé à foncer dans le tas. Inutile de lutter, rangez-vous le temps qu’il passe (rassurez-moi, dites-moi qu’il n’y’a que dans ma ville que nous sommes mal protégés comme ça).
- la tête de la manif qui se goure de chemin et va à la gare alors qu’on avait dit qu’on allait au rectorat (rassurez-moi. Y’a que dans ma ville qu’on est emmené par une bande de vainqueurs comme ça ?)
- les remarques parfois désobligeantes des spectateurs le long du trajet, du genre « Vous feriez mieux d’aller bosser, bande de feignasses ».
- A Paris, la ribambelle de CRS avec la panoplie complète, matraques et lacrymo dans les mains, boucliers et jambières (en vrai je sais pas quel nom ça a ) en espèce de plastique-que-du-coup-on-dirait-des-playmobils-mais-je-pense-que-t’as-pas-intérêt-à-leur-dire-ça, qui vous engueulent pour que vous enleviez badges et autocollants au moment de la dispersion, et donnent un peu l’impression qu’il s’agissait d’une manif rassemblant des membres d’Al Qaida et des jeunesses hitlériennes. (Mon Dieu je ne voyais plus le bout de cette phrase).
A voir
Cas n°1 : vous êtes à Paris.
- Le Gibert et Joseph du Boulevard Saint Michel qui vous épate trop parce qu’il consacre un étage entier à l’anglais alors que votre G&J à vous y consacre deux rayons.
- La Sorbonne, c’est vrai qu’elle est plus classe que votre fac quand même. Vous vous faites refouler à l’entrée.
Le boulevard MontParnasse (bon sang ce qu’il est long, maugréez-vous alors que la pluie vous ruisselle sur la tronche et que vos bottes commencent à vous taler le petit orteil).
Après la manif, vous flânez avant de regagner la gare :
- la rue de la Huchette puis Notre-Dame.
- L’Hôtel de ville (et sa station de métro) en coup de vent parce que vous êtes à la bourre pour reprendre votre TGV.
Cas n°2 : vous êtes dans votre charmante bourgade. Vous en profitez pour lécher les vitrines d’ « Ivoire », « Minelli », « One Step » etc. Oui ok il y a aussi des hôtels particuliers et des maisons à colombages, mais vous connaissez tout ça par cœur alors que la nouvelle collection de Cop-copine, non.
Où manger
Le plus simple : le sandwich (voir exemples dans « Que faut-il emporter ») pendant l’AG pré-manif, voire le sandwich pendant-manif, avalé alors qu’on cavale derrière la banderole. Conseil dans le 2ème cas : éviter les trucs qui dégoulinent, tombent etc. Dans les deux cas, éviter les choses qui se coupent difficilement genre jambon cru, il ne s’agit pas de s’étrangler en hurlant un slogan la bouche pleine.
Joindre l’utile à l’agréable : gérer le post-manif.
Où boire un verre ?
Cas n°1 : vous êtes à Paris. Suivez niaisement vos collègues, puisque vous ne connaissez pas Paris, jusqu’à la brasserie Lipp et payez votre Coca 5,20 euros. Ouais, c’est la classe, dites-vous à haute voix, mais quand même, merde, 5,20 euros ajoutez-vous dans votre barbe.
Cas n°2 : vous êtes dans votre charmante bourgade et vous prenez le premier bar qui vient (bon, sur la place principale c’est quand même plus sympa) parce que vous avez mal aux pieds/les gosses à aller chercher à l’école à côté dans une heure/envie d’un demi-pêche dans la seconde. Le Coca vous coûte 2 fois moins cher.
Où déguster de bonnes pâtisseries ?
Cas n°1 : vous êtes à Paris. Vous suivez votre groupe chez Pierre Hermé pour des macarons mais vous vous contentez de regarder la vitrine (certes très joli) parce que les macarons c’est à l’amande et que l’amande ça vous fout la gerbe (d’ailleurs un jour à la fac les femmes de ménage avaient utilisé un détergent à l’amande et vous avez cru que vous ne pourriez pas aller jusqu’à votre casier). Vous regrettez de ne pas aimer les macarons parce que c’est quand même super joli.
Cas n°2 : vous êtes dans votre ville de taille moyenne et vous faites les boulangeries une par une jusqu’à trouver celle qui vend de beaux et bons beignets bien moelleux.
Où dormir ?
Cas n°1 : vous rentrez de Paris. Vous vous endormez sur l’épaule de votre voisin(e) en tâchant de ne pas trop baver parce que quand même, vous n’avez pas été présentés.
Cas n°2 : vous vous endormez sur le canapé devant un DVD, ben comme les autres soirs, en fait.
16:36 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : manif, gdr, crs ss, étudiants poil aux dents
22.02.2009
Les meilleurs cookies du monde (et des environs)
J'imagine bien que tout le monde a sa recette de cookies qui déchirent, mais franchement je fais toujours un tabac avec les miens et je dis ça en toute modestie (ahem) parce que je ne suis pas à l'origine de cette recette. C'est une maman américaine qui me l'a transmise, d'abord, et croyez-moi elle savait de quoi elle parlait, j'en veux pour preuve que 2 de ses enfants étaient obèses.
Comme je suis tout aussi partageuse que cette maman made in US, je vous la transmets. Je préfère quand même vous prévenir, il doit bien y avoir 2000 calories par cookies, et de quoi faire une 40aine de cookies, donc ne vous lancez que si vous êtes nombreux (genre soirée Bridget Jones entre copines) ou en pleine déprime (la comfort food, y'a que ça de vrai). Ou si vous êtes ado et que vous pouvez manger n'importe quoi sans grossir (c'était mon cas jadis, je m'avalais une 20aine de cookies le dimanche après-midi devant Dawson et je continuais à faire 48 kg. Ô temps béni, tu es bien loin de moi).
(désolée y'a pas de photos mais je les ai faits avant-hier et y'en a déjà plus. Je tiens à préciser que je ne les ai pas tous mangés toute seule, quand même).
Battre ensemble:
- 240 g de beurre ramolli (soit presque la plaquette entière. Je répète: évitez cette recette si vous devez rentrer dans votre robe de mariée en mai/partir en vacancs en Guadeloupe etc)
- 175 g de sucre blanc
- 175 g de sucre roux.
Ajouter et continuer à battre:
- 1 c à café de vanille (un sachet de sucre vanillé fait l'affaire)
- 2 oeufs
Faire un mélange de ces ingrédients: (ce qui implique d'avoir plus d'un saladier c qui n'est pas mon cas)
- 375 g de farine
- 1 c à café de levure
- 1/2 c à café de sel
Ajouter ce mélange au premier et mélanger le tout.
Ajouter une tablette de chocolat découpée en pépites.
Disposer en petites boules sur une plaque non beurrée (c'est suffisamment gras comme ça). Penser à bien les espacer faute de quoi on se retrouve avec un crèpe géante de cookies collés. (ça ne change pas le goût mais c'est moyen niveau présentation)
Faire cuire au four à 200° pendant 8-9 minutes.Les cookies doivent être encore blanc, juste un peu roux/marron en dessous.
Les laisser reposer un peu avant de les enlever de la plaque.
Prévoir plusieurs tournées, surtout si votre four est rikiki comme le mien.
Bon app'!!
11:07 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
19.02.2009
Requêtes Gougoule
Je suis bien désolée pour ceux qui sont arrivés sur ce blog en ayant tapé "Patrick Fiori" et "photos jeunes boys" (sic) dans Gougoule: je crains qu'ils n'aient pas trouvé ce qu'ils cherchaient...
19:56 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.02.2009
It ain't over till it's over (?)
22h40, nouveau message : "Tu me manques..."
Et l'autre gourde (yours truly) qui retombe dans le panneau...
10:19 Publié dans Love actually | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.02.2009
I'm such a greluche
Je disposais amoureusement mes sacs à main (soigneusement rangés dans leur sac à poussière) sur mon étagère quand je me suis dit que non, je ne pouvais décemment pas ne pas vous présenter mes préférés, la prunelle de mes yeux (avec certaines de mes chaussures, mais ça fera l’objet d’une note tout aussi passionnante d’ici quelque temps, promis).
(On note au passage le superbe lino imitation parquet de ma chambre)
Ce petit Longchamp est un des premiers sacs que j’ai achetés. Je me souviens toujours du prix, 45 euros ; à l’époque j’avais l’impression d’avoir fait une grosse folie. (Je ne savais pas alors, naïve et innoncente crétaure que j’étais, que j’allais devenir une greluche consumériste). Des années plus tard, je l’aime encore, tu sais, je l’aiiiiiimeuh (sur l’air de « La Chanson des Vieux Amants » de Brel) mais le drame, c’est qu’il a été adopté (dans sa version grand modèle) par toutes les pétasses étudiantes de la fac de droit qui s’en servent pour ranger leur trieur leur gloss, leur portefeuille Guess et leurs lunettes de soleil D&G, et qui ont une nette tendance à me ressortir par les trous de nez. (Un jour il faudra que j’écrive une note sur les étudiant(e) de droit, tiens.)
J’étais en Angleterre quand j’ai acheté ce Chloé Paddington chocolat. J’ai bavé dessus pendant des semaines, cherchant frénétiquement sur eBay la bonne affaire que je n’ai jamais trouvée, avant de passer commande. Un beau jour il était là, il sentait bon le cuir, il était assorti aux bottes que je venais d’acheter, j’adorais son cadenas (qui est surprisingly lourd, comme me font remarquer toutes les personnes qui ont osé tripoter cette merveille). Avec le recul, je pense que je me suis fait refiler une contrefaçon (à l’intérieur du colis, tout était écrit en chinois), mais au fond je m’en fous.
J’ai acheté ce Lamarthe sur un site de vente privée. Comme il est blanc, je le prends surtout l’été (autrement dit il n’est pas près de sortir de son sac à poussière). Ce qui est rigolo, c’est que je peux changer les petits zigouigouis (je manque cruellement de vocabulaire) qui se situent au départ des anses pour les assortir à ma tenue (en écrivant ça ma vacuité me saute à la figure).
Aux soldes d’hiver de l’année dernière j’ai encore craqué pour ce Longchamp gris assorti à mes bottines, mon manteau, certaines de mes robes, bref il va avec tout, il est discret, pratique, je vous le recommande.
Le rêve de ma vie (je parle d’un rêve superficiel de greluche, parce que sinon mon vrai rêve c’est d’avoir un mari aimant, des enfants et un boulot qui me plaise, on ne se refait pas) c’est de posséder un Lancel Easy Flirt ou Premier Flirt (je suis pas difficile, je laisse le choix). Hélas, mille fois hélas, mon petit salaire ne me permet pas de céder à ce genre de caprice (comme quoi il me reste un peu de bon sens). Après avoir envisagé de vendre un de mes reins sur eBay, j’ai tout simplement renoncé et à la place aux soldes j’ai trouvé mon bonheur, un petit Lancel noir tout mignon, encore avec un cadenas sur un côté (je suis très cadenas en fait) qui coûtait deux fois moins cher que ses collègues Flirt. Il est trop chou, je passe mon temps à le regarder quand je le porte (d'ailleurs je fais pareil avec ma paire de ballerines préférées, ce qui m’a valu de me prendre un poteau un jour).
Last but not least, mon dernier craquage lors de la séance shopping avec C* dont je vous ai parlé, un Longchamp (yet again) aubergine. Je sens que la couleur vous rend sceptiques. J’admets que ce n’est pas forcément la plus facile à porter (ça tranche avec le teint verdâtre que nous arborons en hiver), c’est sans doute pour ça qu’il était toujours là à m’attendre le denier samedi des soldes, le pauvre. Mais la photo ne lui rend pas justice, et puis il va drôlement bien avec mon manteau (décidément, ce manteau va avec tout, c’est proprement magique). Et C* m’a fait justement remarquer que comme il était en solde à -50% (c’est-à-dire au prix de 3 sacs Etam ou 2 sacs Sisley (oui parce que j’ai aussi un sac Sisley acheté à Rome que j’adore mais qui a souffert d’avoir été trop utilisé)), de toute façon ça valait le coup. Je suis sûre que s’il avait été bleu à pois orange elle m’aurait tenu le même discours au raisonnement disons douteux…Mon père, lui, me dit toujours de ne pas me laisser berner par les soldes mais de déterminer au préalable, sans regarder aucune étiquette, le prix que je serais prête à mettre dans l’objet. Mais vous comprenez bien que si j’appliquais les conseils de mon père je n’achèterais jamais rien. Donc maintenant le sac est sur mon étagère avec les autres et j’ai plus qu’à acheter des chaussures/fringues/accessoires (pas de mention inutile) aubergine pour faire bonne mesure.
Bon assez ri, je retourne à mes lectures de corpus.
16:30 Publié dans Sacs, chaussures et cie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
14.02.2009
Je touche le fond
En cette soirée de Saint Valentin, alors que je mangeais ma soupe au potiron devant "N'oubliez pas les paroles" (ce qui est, il faut bien l'admettre, un summum de lositude), j'ai pleuré devant Patrick Fiori et Juliette Arnaud qui interprétaient "On va s'aimer".
21:07 Publié dans Love actually | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
And then I go and spoil it all by saying something stupid like "I love you"
(J'aurais dû choisir un titre encore plus long. Mais cette chanson que j'aime beaucoup est vraiment de circonstance).
Notre ministre favorite-préférée a raté une occasion de se taire l'autre jour devant l'Assemblée Nationale. "Il n'y a pas d'amour sans preuve d'amour, et des preuves à la communauté universitaire, nous en donnons tous les jours" a-t-elle dit sans se rendre compte apparemment de l'énormité du truc, ce qui ne laisse pas de m'étonner.
Mouhahaha. Val, quelle riche idée tu as eu de prononcer ces mots à quelques jours de la Saint-Valentin. Car nous aussi nous t'aimons d'amour. Et pour te le prouver, nous avons organisé une cérémonie officielle hier lors de laquelle nous avons mis nos coeurs à nu, avant de te les envoyer par la Poste.
(Vous qui n'êtes pas Val' et ne recevrez donc pas ladite missive, sachez lire entre les lignes : au lieu de bosser sa thèse, M* s'amuse à découper des coeurs dans du papier rose, sur lesquels elle note des paroles de chansons d'amûûr à destination de sa ministre chérie adorée).
Nous nous sommes donc retrouvés à une vingtaine devant le Rectorat, arborant fièrement nos petits cœurs sur lesquels se trouvaient ce que l'on pourrait définir comme des bribes de dialogues entre Valérie et ses enseignants, tels que "Don't go breaking my heart", “Je t’aime… moi non plus” et « Stop (les réfomes) au nom de l’amour ».
Le matin même (ou plutôt entre midi et deux en mangeant en même temps mon riz cantonais d’une main en équilibre sur les genoux) j’avais découpé des tonnes de cœurs de toutes les tailles et de toutes les couleurs histoire de bien remplir l’enveloppe, et je m’étais creusée pour détourner des paroles de chansons (oui parce qu’à chaque fois on fait tout dans l’urgence alors il faut tenter de rassembler ses idées et d’agir rapidement, ce qui n’est pas toujours évident quand on est lente et pas manuelle pour deux sous comme moi). Voici ce que ça a donné : « Dis, quand cèderas-tu ? » (Barbara) ; « Je ferai un domaine où l’enseignement sera roi, où la culture sera loi, où la recherche sera reine, mais ne réforme pas, ne réforme pas, ne réforme pas » (Brel) ; ou encore ma préférée: « Il suffirait de presque rien, peut-être quelques réformes en moins pour que je te dise je t’aime » (Reggiani).
On s’amuse comme on peut !
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