31.03.2009
La minute nécessaire (d'autosatisfaction) de Mlle Cyclopède
Youkaïdi Youkaïda, j'ai gagné en finale des Masters de Bronze (contre toute attente, car j'étais menée 7 à 3) et je suis sélectionnée pour les Masters d'argent. Ce jeu va me rendre folle.
Une pensée émue pour mes amies (et les keupines virtuelles comme Zzaz et camille (qui passe non pas l'agreg d'anglais mais l'agreg d'histoire, mais on lui pardonne)) qui ont entamé aujourd'hui la redoutable épreuve du 4 à la suite de la dissert d'agreg. Et moi je dis que quand on planche des heures sur "théâtre et théologie dans Everyman", on devrait avoir une médaille (Camille je ne connais pas ton sujet mais je le suppute fort corsé lui aussi). Je me demande comment j'ai fait pour tenir le choc il y a deux ans et trouver des choses à dire sur "les marques de l'anaphore", par exemple (sujet de linguistique dont je ris encore). Je ne voudrais revivre ça pour rien au monde.
Bref, courage les filles, bientôt les vacances et les grasses matinées! Et ce soir, une petite partie de QPUC pour décompresser (quoique, ça stresse certainement plus qu'autre chose).
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30.03.2009
Parenthèse enchantée
Relire un auteur qu'on aime. Annoter les textes, déceler des parallèles. Réfléchir, chercher dans sa mémoire des citations, des exemples. Poser ses idées sur le papier, prendre un brouillon, puis un autre. Classer, étayer, ordonner, voir petit à petit la feuille blanche se remplir. Chercher un plan pertinent. Commencer à rédiger, lentement, par à-coups, avoir l'impression d'avoir avancé, au moins un petit peu.
J'ai l'impression que ça faisait longtemps. Et ça fait du bien.
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29.03.2009
Vos papiers, s'il vous plaît
Je ne voudrais pas avoir l'air de crâner en répétant sans arrêt que je pars à New York cet été (fantasme de tous les anglicistes). Mais donc je pars à NYC cet été, et forcément j'ai besoin d'un passeport. Enfin non, pas forcément. Car en fait j'ai déjà un passeport, mais il est vieux, très vieux (2001), j'ai changé de tête, de signature etc etc, et j'ai peur de me faire refouler à la douane, avec la paranoia dont les douaniers américians ont l'air de faire preuve (et avec mon bol dès qu'il s'agit d'administration. Faudra quand même pour illustrer mon propos que je vous raconte un jour mes débuts à la fac).
Première étape pour réaliser un méga passeport biométrique new generation trop formidable : les photos aux normes. Une page entière de consignes à lire pour les faire correctement : on ne sourit pas, on n'est pas bouche bée, on n'a pas la frange en travers de la tronche, on n'a pas de lunettes à grosses montures, on enlève sa burka etc etc etc. Une fois tout ça appris par coeur, on peut se rendre dans un photomaton.
Ce que je fais donc, accompagnée de Chéri qui n'arrête pas de faire des blagues idiotes (sa présence a une importance pour la suite), à la sortie d'un resto japonais. Notez bien au passage que la présence de reste de sushi dans les dents n'a aucune incidence vu qu'il ne faut pas sourire.
Je mets 5 minutes à régler le siège à la bonne hauteur (vu que j'ai mis 2 minutes et demi à me rendre compte que je le tournais dans le mauvais sens). Attention, vous avez droit à 3 essais me dit la brave dame. Ce ne sera pas de trop, que je me dis, vu le résultat que j'obtiens toujours sur mes photos d'identité.
Premier essai. Je me concentre, je me concentre. Chéri ouvre le rideau pour me parler, je tourne la tête pour le regarder, cliiiiic fait l'appareil. Bon, les consignes disent bien qu'il faut avoir la tête bien droite, c'est donc raté.
Deuxième essai. Je me concentre, je me concentre. Je pouffe en entendant Chéri dire une bêtise. Cliiiic fait l'appareil. Cette fois j'ai la tête bien droite mais catastrophe, on voit mes dents, ce qui d'après les consignes devrait faire encore plus scandale que les cuisses de l'actrice de Riz Amer.
J'engueule Chéri qui me fait tout rater en me déconcentrant, c'est vrai quoi, mince.
Troisième essai. Horrible pression, c'est ma dernière chance. Je me concentre, je me concentre, je me concentre. Neutre, l'expression. Je cherche quelque chose de neutre et d'ennuyeux histoire de ne pas re-pouffer comme une bécasse, genre euh, des endives., tiens Cliiiic, fait l'appareil. Victoire, me dis-je, cette fois c'est la bonne.
Je sors triomphalement de la cabine pour attendre mes photos.
Le carnage.
C'était bien la peine d'avoir investi dans un blush Dior. J'ai le teint endive (justement), des yeux de chien battu et des cernes jusqu'au menton. On dirait un ancien bagnard, ou plutôt la fille naturelle de Ben Laden et Alice Sapritch.
Là c'est sûr, ça ne passera jamais à la douane.
Heureusement il reste encore un peu de lumière dans ce monde de ténèbres : j'ai trouvé de chouettes assiettes (à Maisons du monde, hein, le service Villeroy et Boch attendra).
Prochaine étape si je veux participer à Un Dîner Presque parfait : investir dans une table de salle à manger, parce que manger sur la table basse, assis sur le canapé avec l'assiette en équilibre sur les genoux c'est quand même pas hypra confortable. (problème: pour cela il faudrait que notre salon fasse le double de superficie).
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27.03.2009
M* en ménage
Comme beaucoup de petites filles j'imagine, j'ai toujours rêvé de me marier. Pas spécialement pour la robe blanche meringue de princesse, pas seulement pour danser jusqu'au bout de la nuit sur Cloclo (quoique) mais pour.... avoir un beau service de mariage. Des tas d'assiettes en porcelaine de toutes tailles et toutes assorties, et pis même la soupière, tiens, que je n'utiliserai jamais mais qui fera chic dans mon étagère Ikea, et des verres à pied en cristal pour remplacer mes verres à moutarde Astérix.
Or, l'heure n'est pas au mariage. (Désolée pour les indécrottables romantiques qui croyaient que c'était là que je voulais en venir). Mais là vraiment, je n'ai plus le choix. Car j'ai invité des amis à dîner samedi soir. Et en faisant un rapide inventaire, je me suis rendue à l'évidence : il me faut de nouvelles assiettes de toute urgence. Car non contentes d'être affreuses et à demi ébréchées, ces fameuses assiettes, que Chéri a subtilisées à sa mère à 18 ans en quittant sa province, bien décidé à empoigner la vie, le coeur léger et le bagage mince (au secours faites-moi taire je ne peux plus m'arrêter), ces fameuses assiettes, donc, sont au nombre (piteux) de 6 : 2 assiettes dissons normales malgré leurs vilains petits carreaux vichy bleus, une assiette à dessert, (qui n'a pas les mêmes motifs mais n'est pas terrible terrible quand même) et 3 assiettes creuses (utilisées environ 4 fois en 6 ans). Autant dire que je ne suis pas près d'être bien notée niveau déco au Dîner Presque Parfait.

J'ai trouvé cette magnifique assiette en cherchant une illustration dans Gougoule et j'ai décidé de la garder, d'abord parce qu'elle est ravissante (not), et ensuite parce qu'elle me rappelle les terribles plats homard que ma copine E* a reçues lors de son mariage. (Pas besoin de vous expliquer le concept, vous enlevez le faon et vous mettez un homard rouge fluo à la place (par contre il n'est pas en plein milieu mais délicatement posé sur un côté, c'est tout de même plus stylé. Si, si ça existe. Et non seulement ça existe mais donc des gens l'offrent comme cadeau de mariage. Et même pas au second degré (je crois que c'est ça qui me peine le plus)). Je n'oublierai jamais la tête de E* quand elle a déballé l'objet du délit. On aurait dit Sarko déballant une montre FlikFlak. Je pense que E* espère de tout coeur que ces plats (il n'y en a que 2 heureusement) lui glisseront malencontreusement des mains lors de son déménagement prochain. Et moi ça me conforte dans l'idée que vraiment, il ne vaut mieux pas que j'attende de me marier pour renouveler ma vaisselle, enfin si je ne veux pas me retrouver avec toute une ménagerie.
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25.03.2009
I'm not an addict (maybe that's a lie)
Nouvel extrait d'une chanson de K's choice, groupe belge chantant en anglais qui rythmait ma vie adolescente. Je ne sais même pas, dans ma grande inculture musicale, s'ils existent encore. Whatever, comme dirait l'autre.
L'heure est grave. Après Mario Kart et les vidéos en streaming de Desperate Housewives et How I Met Your Mother (sans compter toutes mes addictions alimentaires, cookies, chocolat viennois, diabolo framboise et compagnie), je me suis trouvé une nouvelle addiction (enfin deux, pour être précise) : Tout le monde veut prendre sa place et Questions pour un champion online (prononcer "onne laïïïïïne"). C'est le drame. Car on n'a droit qu'à une partie gratuite par jour, sinon il faut raquer et quand même, ça je ne veux pas, je refuse d'avoir à vendre les reins de mon chat adoré sur eBay pour rembourser mes dettes de jeu. Donc c'est frustrant. Et c'est d'autant plus frustrant que dans "Questions pour un champion" il faut avoir une formation de secrétaire de direction pour arriver à taper suffisamment vite les réponses et passer ainsi devant les autres concurrents. Donc je vocifère (mais heuuuuu, je le sais çaaaaaaa, pourquoi ça marche paaaas) en tapant comme une forcenée sur les touches de mon malheureux laptop, souvent trop tard, grrrrrr.,Tout à l'heure j'ai appuyé un milliard de fois sur entrée pour que mon "Balzac" soit enfin pris en compte. Heureusement que les autres candidats ne savaient pas qui avait écrit "Le Père Goriot" et ont tapé successivement "camus" "flaubert" et "zola". J'ai fini par être qualifiée pour les Masters de bronze à la sueur de mon front, et là j'ai lamentablement échoué face à un sombre footeux qui m'a battu parce qu'il savait que l'Ajax d'Amsterdam avait été créée en 1900. Je vous demande un peu.
Sinon pour répondre à la personne qui est arrivée ici en tapant "prix sac Lancel premier flirt", le premier flirt est au prix scandaleux de 590 euros (enfin si tu prends le sac de base, hein, parce que si tu veux le croco comme Adjani il est au moins à 800 euros je crois.) Le Easy flirt est moins cher (si l'on peut dire) : 490 euros. J'en bave un peu moins d'envie depuis que je dois mettre des sous de côté pour New York et que j'ai vu la collection été Lancel (j'aime pas ces bleu, jaune et rose pastel, ça fait fané). M'enfin quand même, je ne cracherais pas dessus si on m'en offrait un. Mais au fait, j'y songe, mon anniversaire est dans moins d'un mois! A votre bon coeur!

15:51 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
Pourquoi se ranger du côté de ceux qui défendent l'université publique
Cette fois ce n'est pas moi qui parle. Je préfère vous soumettre un article trouvé sur rue89 qui fera, je l'espère, du bien au moral de ceux qui se battent en ce moment: http://www.rue89.com/2009/03/24/ni-prof-ni-chercheur-pourquoi-je-suis-derriere-leur-mouvement
09:23 Publié dans Teaching, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.03.2009
Scène de la vie conjugale
Aujourd'hui mon copain a boudé parce que j'étais en train de le battre à Mario Kart. Il a même refusé de participer au dernier circuit, me privant ainsi de la super coupe du Grand Chelem.
Boys will be boys, they say.
22:42 Publié dans Love actually | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23.03.2009
Eternelle incomprise
Mais enfin pourquoi est-ce que tout le monde pousse des cris d'horreur quand je trempe mon comté dans la compote de pomme? Ou mon camembert dans la Danette au chocolat?
Cette intolérance me choque au plus haut point. Il faut goûter avant de critiquer.
Et ch'est quand même 'achement bon!
13:53 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : miam
20.03.2009
conseils méthodologiques par P. Verlaine.
Je ne résiste pas au plaisir de rappeler à votre bon souvenir le très beau poème de Verlaine qui m'a inspiré le titre de cette rubrique.
Ecrivaillons de tous poils, vous savez ce qu'il vous reste à faire!
Art poétique
De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.
Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l'Indécis au Précis se joint.
C'est des beaux yeux derrière des voiles,
C'est le grand jour tremblant de midi,
C'est, par un ciel d'automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles !
Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !
Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L'Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l'Azur,
Et tout cet ail de basse cuisine !
Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d'énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?
O qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?
De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.
Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littérature.
Interprété par Léo Ferré, ça donne ça (c'est peut-être ringard mais moi j'aime)

08:16 Publié dans Et tout le reste est littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.03.2009
Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort etc
Belle manif ensoleillée aujourd'hui. Elle est terminée depuis plusieurs heures mais j'ai toujours mal aux pattes d'avoir tant marché. Il y avait foule, même dans ma ville bourgeoise. Public, privé, jeunes et vieux, derrière les mêmes banderoles, scandant les mêmes slogans. Les manifs ont toujours un petit quelque chose qui m'émeut.
Alors je ne sais pas si l'Internationale sera le genre humain, mais pour l'instant j'essaie au moins de croire qu'on finira par être entendus.
20:14 Publié dans Teaching, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : réformes, abrogation de nos ministres, université publique, touche pas à mon école, casse-toi pauv'con









