31.07.2009
Pincemi et Pincemoi en vacances à New York
Chapitre Premier: la spirale de l'échec.
Lundi 20, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, E* et moi devions nous retrouver en gare de Maville pour nous rendre en tégévé jusqu'à Roissy. Nous arborions un look d'enfer, cheveux en bataille et cernes jusqu'au menton, et surtout, comble du glamour, bas de contention couleur chair, ce qui dans mon cas signifiait réellement beige très clair (ma pharmacienne m'a roulée). On aurait dit que j'avais les pieds en plastique. E* me fit alors observer que le plus triste en cas de crash dans l'Atlantique, ce serait que nos parents nous reconnaîtraient certainement à nos bas de mamie flottant à la surface. Sachez que je suis assez peu sensible à ce genre d'humour quand il est 6h du matin et que je crois vivre mes derniers instants (vu que, je le rappelle, j'ai peur de l'avion).
Nous avions plusieurs heures à tuer à l'aéroport avant d'embarquer, ce qui me permit de visiter le Printemps de Roissy et de constater que les sacs Lancel étaient détaxés (mais toujours pas dans mes prix).
J'étais tellement crispée au décollage que j'en ai eu mal dans la nuque. J'évitais de regarder E* en lui parlant parce qu'elle était à côté du hublot et que si je me tournais je voyais les nuages et le paysage et ça me faisait encore plus flipper. Heureusement, ça ne durait qu'une heure et demi (escale à Dublin).
Bref, on arrive à Dublin et je me détends un peu. Nous devons récupérer nos cartes d'embarquement pour NY au comptoir d'Aer Lingus. Devant nous, une jeune Française que nous avions surnommée "la blasée" dans la file d'attente pour l'enregistrement des bagages à Paris parce que nous l'avions entendue dire au téléphone "ouais, je vais à NY" sur un ton qui voulait dire "pfff, encore! fait chier". La blasée, donc, soupire lourdement et s'empare du téléphone sur le comptoir. "Huhu elle a des problèmes", riâmes-nous (spéciale dédicace à une copine qui a employé ce passé simple approximatif dsans sa version de CAPES il y a quelques années). Mais en fait non. Enfin si, mais ce n'était pas juste elle; tout le monde avait un problème: l'avion avait 2h30 de retard "because of a technical problem". "Ah ben c'est ça qui va te rassurer!" constata E*. Bon, ça nous a saoûlées un peu parce que le transit ne devait vraiment pas durer longtemps au départ, mais comme nous avons bon fond, E* et moi, nous avons pris notre mal en patience. Une fois qu'on a eu mangé et observé tous les leprechauns en peluche de l'aéroport nous nous sommes dirigées vers le gate où on devait embarquer. Nous étions complètement gelées parce que 1/ nous étions fatiguées et 2/ la clim était à fond, il devait faire 12° dans cet aéroport de majeur (lire "de malheur" mais je laisse ce lapsus, il est vraiment trop bête). Je repensai la larme à l'oeil à l'offre de Futur-Ex Chéri (un gilet tout chaud) que j'avais refusée la tête haute pensant bêtement que j'allais mourir de chaud. E* avait trouvé la solution : elle allait régulièrement se coller sous le sèche-mains des toilettes qui diffusait de l'air super chaud.
Arrive l'heure supposée de l'embarquement (soit 19h30 au lieu de 17h) et toujours pas d'avion sur le tarmac. Ce scénario commençait à me rappeler furieusement le début de mes vacances à Rome l'an dernier : on nous avait fait poireauter avant de nous annoncer que le vol était annulé. Je sentais donc venir le coup foireux: c'était officiel, la spirale de l'échec s'était mise en route. En plus l'an dernier mes parents nous avaient sauvé la mise à Chéri et à moi en nous emmenant à Rome en voiture (soit 1100km rien qu'à l'aller), mais là, même avec la meilleure volonté du monde, je ne vois pas comment ils auraient pu nous aider (et en plus ils étaient en Sardaigne).
Nouvelle annonce : on décollerait à 21h. Sauf qu'à 21h, l'avion n'était toujours pas prêt (en fait celui qu'on devait avoir initialement était apparemment tellement pourri qu'ils en avaientt fait venir un autre de je ne sais où).
Bref, alors que les stalactites començaient à nous sortir des narines, nous pûmes enfin embarquer. Heure du décollage : 22h, soit 5h après l'heure initiale. Nous ne savions même pas à quelle heure nous allions arriver à l'hôtel et toutes nos tentatives pour les prévenir de notre retard étaient restées vaines (merci or*nge qui avait soi-disant débloqué mon portable!)
Dans l'avion, j'ai somnolé par tranches de 10 minutes sans réussir à trouver une position convenable (je n'ai pourtant pas les jambes d'Adriana Karembeu). J'étais enveloppée dans 2 couvertures bleues (toutes électrostatiques, j'avais les cheveux perpendiculaires à la tête) et j'avais encore froid. Et un bébé a hurlé pendant les 7h du vol.
Je ne sais même plus à quelle heure exactement nous sommes arrivées à JFK tellement j'étais dans un état second. Mais au moins nous n'avons pas attendu longtemps à la douane. Ensuite il nous fallait prendre le air train puis le métro. Je n'étais que moyennement rassurée (un groupe de gars avaient commencé à nous chauffer pendant que nous attendions l'air train), je nous voyais bien nous faire violer et/ou détrousser pour bien clôre la journée. Le trajet jusqu'à Manhattan nous a paru vraiment interminable (il a duré 1h30 à peu près), toujours dans un froid de canard parce que la clim était également à fond dans la rame de métro.
Finalement, arrivée sans encombre à l'hôtel à 2h45 heure locale, soit 8h45 en France (en sachant que nous étions debout depuis 5h (heure française) la veille). Je n'ai qu'une hâte : aller au lit, sans même me laver (enfin si, les dents quand même), tout juste en enfilant mon pyjama. Avant de nous endormir, nous avons quand même la confirmation que malgré ce que notre opérateur nous avait promis, notre portable ne passait pas. Et E* qui se plaignait que ses bas la grattait constata que bas de contention + épilation récente + peau très fragile = méga allergie qui l'empêcherait de se mettre en jupe toute la semaine.
Le lendemain matin (enfin juste quelques heures après notre arrivée, quoi) nous avons ouvert les yeux en espérant que la spirale de l'échec avait pris fin. Mais nous nous sommes rendu compte que ce qui nous avait réveillées, c'était le bruit de la pluie battante contre les carreaux...
TO BE CONTINUED
14:47 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.07.2009
"Start spreading the news...
I'm leaving today tomorrow, I want to be a part of it, New York, New Yoork".
J'attends ça depuis que j'ai réservé hôtel et billets en février : the D Day has finally arrived. Je sens que je vais avoir du mal à m'endormir cette nuit. Ma valise est quasiment prête depuis hier (il ne manque plus que les articles de toilette, que je mettrai au dernier moment, forcément). E* et moi avons établi un semblant de programme. Elle a vérifié comment nous rendre de JFK à l'hôtel en métro. J'ai fait le plein de chewing gums, gâteaux, bouquins et magazines, pansements, mouchoirs, etc. J'ai pris quelques hauts à manches longues et un parapluie parce que malheureusement il n'a pas l'air de faire si beau que ça là-bas (si on a vraiment de la pluie, à mon retour je vais frapper les gens qui m'ont dit "oh là là, New York en été, vous allez avoir super chaud"). Les piles de l'appareil photo sont en charge, je dois encore recharger mon portable (je l'embarque juste in case, pour dire que je suis bien arrivée et au cas où on ait un souci quelconque).
Sinon je vous livre la réflexion linguistico-débile et inutile du jour: vous vous avez déjà remarqué qu'il y a des mots qu'on peut parfois ne pas utiliser pendant des années, puis qu'on utilise 15 fois par jour sur un courte période? Je pense en l'occurrence au mot "sangle", que je n'emploie pas tous les jours loin de là, vu que je ne suis pas spécialement adepte du bonding. Mais depuis mercredi, ça doit faire 30 fois que je le prononce. Je m'explique: j'ai soudain découvert en relisant le Guide du Routard qu'il valait mieux laisser ta valise ouverte pour que les Américains puissent fouiller dedans. Sinon tant pis pour toi, s'ils veuillent la fouiller et qu'elle est fermée à clé, ils la forcent. Moi j'ai rien contre le fait de laisser ma valise ouverte, mais je voudrais pas qu'on retrouve mes culottes et mes robes toutes éparpillées dans la soute. Parce que je sais comme les valises se font maltraiter dans les transports en avion. On conseille donc sur les différents forums consultés d'acheter un cadenas dit TSA (Transport Security je ne sais plus quoi) ou une sangle du même type.
Bien sûr vu que je me rends compte de ça 5 jours avant de partir (so much for mon sens de l'organisation légendaire) c'est trop tard pour en commander sur internet. Me voici donc partie à la chasse à la sangle dans Maville. Chasse qui s'est révélée aussi compliquée que la quête des ramequins dont je vous ai parlé dans l'article précédent. Je vis vraiment dans une ville de ploucs. Dans les forums, tout le monde avait trouvé ses sangles TSA dans des bagageries ou des magasins de bricolage genre Ler*y-Merlin ou Cast*rama. Mais quand je demandais ça ici, les vendeurs me regardaient bouche bée et m'indiquaient le rayon des cordes et sangles de 12 mètres de long servant faire tenir les coffres de toit sur les bagnoles. E* m'a dit "mais ça ne sert à rien, si?" Forcément elle, elle aura un sac de sport. Elle rigolera moins quand ils auront mis un coup de canif dedans pour l'ouvrir (je plaisante, je sais que la fouille n'arrive pas souvent mais avec ma gueule de métèque de juif errant de pâtre grec je me sens bien partie. (Enfin dans la vie en général les gens ne m'appellent pas "métèque" (politically incorrect), ils me disent "typée". Je ne sais pas ce que ça veut dire au juste, masi passons)). Breeef, 3 bagageries et 3 magasins de bricolage plus tard (je précise que je n'ai pas de voiture, ce qui est trooop pratique), j'ai jeté l'éponge et me suis rabattue sur une sangle toute bête (vue dans le 1er magain) sans code sans TSA sans rien, qui me permettra de laisser ma valise non verrouillée (je doute que qui que ce soit essaie de me voler mes Pockets de DIM) tout en la maintenant fermée. Je sais, ma vie est palpitante.
Sinon pour me mettre dans le bain, je suis allée voir le nouveau Woody Allen, Whatever Works, qui se déroule à NYC (à Chinatown, même, je crois). Un vieux physicien aigri et misanthrope (double de Woody Allen, il ressemble d'ailleurs assez physiquement) accueille pour une nuit une jeune fille qui a fui sa famille, et qui s'incruste. Une comédie légère avec bons mots et happy end. Pas aussi bon à mon goût que Everyone Says I Love You par exemple, mais meilleur selon moi que Vicky Cristina Barcelona qui n'était à mon sens qu'un ramassis de clichés (sur l'amour, les Espagnols, Barcelone) et qui m'a ennuyée. On sent quand même que Woody vire de plus en plus pervers pépère accro aux jeunes et jolies blondes, mais ça reste plaisant.
A part ça, je ne sais plus si je me répète mais tant pis: je tiens à dire à la personne qui est arrivée ici en tapant "aniston prognathe" dans Gougoule qu'elle l'est quand même nettement moins que Keira Knightley (même si je trouve KK plus jolie, quoique trop maigre).
Last but not least, je suggère qu'on fasse une ovation à Zzaz, qui passe parfois sur ce blog et qui vient d'obtenir l'agrégation d'anglais, avec un super classement en prime! Encore bravo Zzaz, et bon courage pour le stage.
Applaudissements également pour ma copine L* qui a eu le CAPES d'anglais haut la main (comme quoi nos sessions coaching-crèpes au chocolat ont marché), et à ma copine A* qui a eu l'agrégation elle aussi (avec 18 en leçon (quand je pense que j'étais fière de mon 12 il y a 2 ans) et 17 en anglais oral, trop facile).
12:55 Publié dans Ciné/Télé, Vie quotidienne, Voyage | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : woody allen, valises, new york
14.07.2009
Chaud cacao
(J'ai honte de mon titre)
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, ou, en termes non baudelairiens, quand il fait un temps pourri et que j'en ai marre de bosser, me vient souvent l'envie de faire des fondants au chocolat, THE remède anti-déprime (et anti-entrée aisée dans mon maillot de bain Banana Moon flambant neuf).
Puisque je ne suis qu'amour et générosité, je vous fais partager la recette, qui n'est pas de moi bien sûr mais qui est super facile (et rapide) à faire même pour les empotées comme moi (et supra bonne (la recette, pas moi)).
Le seul truc c'est qu'il faut être un minimum équipée, ce qui veut dire avoir des ramequins. Ca n'a l'air de rien comme ça mais à Noël la première fois que j'ai voulu faire ces fameux fondants je ne possédais pas encore de ramequins et j'ai dû faire tous les magasins de Maville pour en trouver. J'avais l'impression d'être à la quête du Graal. Bref. A vos calepins, on commence.
Pour 4 personnes:
*100 g + 8 carrés de Nestlé dessert
*3 oeufs
*80 g de sucre
*50 g de beurre (+ une noix pour les ramequins)
*1 c. à soupe de farine (+ 1 peu pour les ramequins)
Préparation:
* Préchauffez le four th. 9 (260°)
* Faites fondre les 100 g de chocolat au bain-marie et ajoutez les 50 g de beurre.
* Dans un saladier, mélangez oeufs, sucre et farine.
* Incorporez le chocolat et l beurre et mélangez.
* Beurrez et farinez les ramequins
* Versez 1/3 de la préparation dans les ramequins
* Déposez 2 carreaux de chocolat dans chaque ramequin et recouvrez-les avec le reste de la préparation
* Une fois que vous avez léché le plat avec application, et que vous vous êtes écoeuré(e)s pour la journée (parce qu'il ne faut pas se mentir, ce n'est pas le dessert le plus léger qui soit (mais est-ce ce qu'on demande à un dessert, d'ailleurs?)) vous pouvez enfourner les fondants. Faites les cuire 10 minutes au four (pas une minute de plus sinon ils seront trop cuits et le coeur ne sera plus fondant).
Pendant que les fondants sont au four, vous pouvez en profiter pour faire la vaisselle, ou vous avachir sur le canapé avec Glamour (je vous laisse imaginer la solution que je privilégie généralement).
Une fois les fondants sortis du four, laissez-les refroidir un peu (ils se dégustent tièdes). En attendant, vous pouvez au choix faire la vaisselle ou potasser vos guides sur New York (toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé etc).
C'est prêt, vous pouvez démouler les fondants et les servir avec de la crème anglaise (perso j'aime pas) ou une de boule de glace, ou les manger à même le ramequin en consultant vos mails et en lisant des blogs (je vous laisse deviner l'option que j'ai choisie).
(désolée Princesse Soso j'ai pas de photo: je n'ose pas me mesurer à toi ;-) ).
Edit : hey, c'était ma centième note!
17:34 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : la centième, fondant, chocolat, new york, cellulite
13.07.2009
New York, J - 1 semaine
Dans une semaine, à cette heure-ci, ma keupine E* (mais pas celle qui a eu le bébé) et moi seront en train de nous emmerder grave à Roissy en attendant d'embarquer.
Eh ouais, le jour du départ pour New York approche à grands pas, et en bonne flippée j'ai déjà préparé une check list longue comme le bras.
(Oui je sais, ce dessin est moche mais y'avait que des trucs moches dans Gougoule images pour "check list" et j'avais pas envie de passer trois plombes à trouver une image sympa.)
J'aime mieux m'y prendre bien à l'avance parce que j'oublie souvent des trucs importants si je me précipite. Genre ma pilule. Ou pire un jour en repartant de chez mes parents en train, j'ai oublié mon polar. C'était "Le Retour du professeur de danse" du Suédois Henning Mankell et c'était tout bonnement génial. Je me réjouissais à l'idée de le lire pendant une heure sans le train (puis toute la journée une fois arrivée à Maville), si bien que quand je me suis rendu compte de mon oubli j'ai cru que j'allais pleurer. Donc mon nouveau polar entamé hier (je voulais attendre mais j'ai pas pu résister, en même temps vu qu'il fait presque 600 pages ce n'est pas trop grave), le tome II de Millenium ("The Girl who Played with Fire", oui je l'ai pris en anglais parce qu'il était en poche et donc moins cher et puis surtout comme ça je joins l'utile à l'agréable) figure en bonne place sur ma check list, à côté de "The French Lieutenant's Woman", roman postmoderne que j'emmène aussi pour me rappeler ma thèse (des fois que j'aurais oublié ce que je suis censée faire le reste de l'année).
Je me suis également enfin décidée hier à potasser les guides que j'avais achetés il y a trois mois et un peu oubliés depuis (j'avais peur de me faire du mal en pensant aux vacances trop tôt). Disons que c'est mieux si je sais un peu à l'avance où se trouve l'hôtel (W 79th Street) et où se situent les musées, les monuments etc les uns par rapport aux autres. Surtout qu'on a une réunion au sommet E* et moi mercredi pour établir notre programme. Comme nous sommes trop bien organisées, nous avons déjà acheté le New York City Pass qui nous permet de payer moins cher et d'éviter la queue dans 6 "attractions" (ça fait Disneyland mais c'est comme ça qu'ils disent en anglais) ou plutôt de faire la queue avec les autres touristes munis d'un City Pass, comme me l'a fait judicieusement remarquer mon père, ce rabat-joie. Bref le pass contient des entrées au MoMA, au Met, à l'observatoire de l'Empire State Building, à la Statue de la liberté etc. 6 "attactions" en 7 jours, on ne va pas chômer. Le mec d'E* qui est déjà allé à NYC nous a aussi parlé de Century 21 qui n'est pas comme je le croyais bêtement une agence immobilière mais un magasin de fringues. Vu mes dépenses aux soldes, je pense me calmer un peu à NYC, mais bon, sait-on jamais. A part ça notre hôtel n'est pas loin du Musée d'Histoire naturelle (ce n'est pas que ça branche à mort les littéraires que nous sommes mais bon, il fait partie du City Pass aussi) et de Central Park, ainsi que d'un Starbucks (ça peut toujours servir).
J'ai du mal à réaliser (oui je sais c'est un affreux anglicisme, paf 2 points-fautes) que je vais à New York!!! Dommage qu'il faille passer par la case avion...
Allez, retour à la réalité, j'ai des bouquins qui m'attendent!
10:51 Publié dans Vie quotidienne, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.07.2009
"Viens mon beau chat" (par contre le pigeon, casse-toi)
Hier en revenant de courses, j'ai vu un ravissant chaton (une chatonne pour être précise) qui s'est frotté(e) contre mes jambes et a joué à l'alpiniste sur ma jupe en jean. Je ne sais pas d'où il (elle) sortait mais j'étais à deux doigts de craquer et de l'embarquer. Mais bon, je me suis dit qu'il (elle) appartenait sans doute à quelqu'un et je ne pouvais décemment pas dépouiller un gosse. Et puis la pauvre Châtaigne, qui est en chaleurs en ce moment (joie!), est déjà suffisamment perturbée comme ça sans que je lui amène une rivale.
Ensuite, tandis que je pensais toujous au chaton (je me suis accroupie sous chaque voiture de la rue pour essayer de la rerouver, j'ai encore eu l'air fine) j'ai rejoint C* pour un après-midi shopping. A ma grande fierté pas de craquage, je n'ai RIEN acheté. Je dois être sur la voie de la guérison.
Puis L* nous a rejointes pour une soirée potins des plus agréables. Le seul drame, ça a été de croiser au détour d'une rue la maman de ladite L*, qui est la femme la plus bavarde que la Terre ait jamais portée. Elle est adorable, mais je pâlis à chaque fois que je la vois parce que je sais que je ne vais pas réussir à m'en dépatouiller. J'ai parfois eu envie de pleurer tellement je n'en pouvais plus lors de séances particulièrement longues et éprouvantes. Je n'ose pas le dire à L* bien entendu, qui ne s'en rend absolument pas compte. Pour vous donner un exemple, un jour je suis passée voir L* chez elle vers 16h30. Je ne suis pas rentrée chez moi avant minuit parce que je n'ai pas pu me défaire de sa mère, qui m'a retracé toute sa carrière, raconté par le menu toutes ses vacances, en commençant par ses expériences en Italie losqu'elle avait 18 ans (L*, que j'ai maudite à ce moment-là, avait eu le malheur d'alimenter ses bavardages en lui disant que j'avais des origines italiennes) l'enfance de L*, puis, comme elle ne pouvait pas s'arrêter en si bon chemin, toute l'histoire de Maville (Notreville, pour le coup). J'en passe et des meilleures. Evidemment pendant tout ce temps-là, impossible d'en placer une. Et pourtant, j'ai un bon entraînement, ma mère étant elle aussi une terrible bavarde qui ne t'écoute que d'une oreille parce qu'elle pense déjà à la prochaine anecdote de boulot qu'elle va te raconter.
Bref, j'ai blêmi quand je l'ai vue arriver. Vu que j'étais avec L*, en plus, je ne pouvais pas esquiver. Et un malheur n'arrivant jamais seul, c'est le moment qu'a choisi un pigeon pour me faire caca sur la tête.

10:24 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2009
We Are Family
Me voici de retour de chez mes parents, où j'ai dû prendre 10 kilos en 3 jours grâce à la cuisine des 2 mammas italiennes que sont ma mère et ma grand-mère (du genre à te dire "mais tu ne manges rien" quand tu refuses de te resservir en lasagnes pour la 3ème fois) et aux croissants que mon papa allait me chercher les matins. Ma pauvre soeur était la seule à aller bosser vu que mes parents et moi sommes des saletés de profs (surtout eux, qui se barrent en Sardaigne (région où est née ma maman) demain, les fourbes).
J'ai acheté un petit pull dans un magasin que j'aime bien dans Lavilledemesparents. Alors que j'avais acheté des tongs vert anis la veille à One Step. Je me demande si noyer mon ennui dans l'alcool ne me reviendrait pas moins cher au final. :D
Mais cette fois c'est fini, je n'achète plus rien. Surtout que New York c'est dans 10 jours. Tiens d'ailleurs comme on est trop veinardes ma keupine et moi apparemment il doit pleuvoir là-bas le jour où on arrive... Je vais vite ajouter "parapluie" sur ma check-list.
Je suis plutôt fière de moi (on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, n'est-ce pas) parce que j'ai pas mal avancé dans mes lectures. Par rapport à ce que j'étais capable de faire jadis, genre pour l'agreg, j'ai un rythme de mémère. Mais comparé à ce que j'ai fait par moments pendant l'année entre la mobilisation universitaire, le déménagement et cie, c'est pas si mal.
Ouf j'apparais sur l'emploi du temps que la secrétaire du département d'anglais nous a envoyé, ce qui signifie j'aurai bel et bien des heures à la rentrée. Ca n'allait pas de soi il y a quelque temps. En effet, il y a une dizaine de jours la secrétaire a dit à ma collègue et néanmoins amie monitrice A* : "mais elle ne revient pas à la rentrée, M*? Parce que j'ai pas reçu sa fiche de voeux". A* m'a avoué avoir pensé: "Tiens, M* a gagné au Loto et elle est partie aux Seychelles, elle aurait pu me le dire quand même". Mais le truc c'est tout simplement que la fiche de voeux en question, je ne l'avais jamais reçue. (Je n'étais même pas surprise de cette omission vu que toute l'année j'ai couru après une clé de boîte aux lettres, des photocopies, des fiches de ci ou ça, en bref toutes les infos qu'on oubliait de me donner parce que j'étais nouvelle (et c'est vrai, pas très débrouillarde en plus). Je vous raconterai peut-être mes débuts folklo à la fac un jour). Pour tout dire, je ne savais même pas qu'il fallait en remplir une quand on était monitrice. "Non mais tu marques ce que tu veux, et après nous on te met ce qui nous arrange", m'a généreusement expliqué la secrétaire quand je lui ai enfin rendu ma fiche aux trois-quarts vides (vu que je n'ai pas de préférence au niveau des jours ou des heures et que je ne me vois pas réclamer tel ou tel cours), 15 jours (au bas mot) après la date limite mais une demi-heure après l'avoir reçue. Après tout c'est normal que je ne choisisse pas: je ne suis pas titulaire, je ne vais pas en plus faire ma loi. Bref. Donc normalement j'aurai plusieurs groupes de version 1ère année et je suis bien contente.
Last but not least, une petite pensée pour Camille, dont le blog Carnets Baroques est dans mes favoris, qui a décroché aujourd'hui l'agrégation d'histoire (et le capes, soit dit en passant). Félicitations!
Je dois vous laisser, Châtaigne est en chaleur et elle s'est prise d'une passion soudaine pour mon pied, je vais essayer de calmer un peu ses ardeurs.
20:25 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.07.2009
Billie Jean is not my lover
Je m'interroge : suis-je la seule à n'en avoir un peu rien à faire que Michael Jackson soit mort, et à être saoulée par tout ce battage médiatique?
En plus j'ai jamais trop aimé ses chansons (je ne dis pas qu'il n'était pas génial et qu'il n'a pas apporté beaucoup à la musique, juste que moi je n'accrochais pas). Mais bon, même si j'avais aimé j'en aurais pas fait tout un plat. Exemple: j'adore les Beatles mais j'ai pas fait une dépression nerveuse quand George Harrison est mort (et quand John Lennon est mort j'étais même pas née).
Par contre sa chanson "Billie Jean" me rappelle de bons souvenirs de l'époque où je vivais en Angleterre. C'était en 2006. Parmi mes colocs anglais, il y avait un couple qui devait bientôt se marier. Ensemble on regardait toutes les semaines "Wedding Stories", forme de téléréalité où une caméra suivait un couple sur le point de convoler. On était morts de rire devant les crises d'hystérie de la future mariée, les doutes du marié et les soucis qui leur tombaient sur la tronche au dernier moment. (D'ailleurs ça m'épate que la France n'ait pas encore adapté le concept, parce que ça valait le détour). Il y avait de tout, les amoureux sans un radis et qui devaient ramer pour acheter le moindre truc (c'étaient les plus touchants), la fille-mère de 16 ans et son petit copain paumé qui allaient continuer à vivre chez leurs parents, la pimbêche pétée de thunes et super capricieuse qui faidait tourner tout le monde en bourrique (nous on était devant la télé à crier à son futur mari : "fuiiis, fuiiiiiiis avant qu'il ne soit trop tard! Run for your life!") Mais ce qui m'a le plus marquée dans le défilé de tenues kitsch, déco cucul et cérémonies ringardes, c'était ce couple qui avait décidé d'ouvrir le bal sur... ben oui, vous l'avez deviné, "Billie Jean". Ils avaient même une choré, et tout. Hélas dit comme ça, ça perd de son charme. Il aurait fallu que vous constatiez par vous-mêmes les dégâts. En tout cas, je donnerais cher pour revoir la scène; mes colcos et moi en avons parlé pendant 3 mois après.
Je m'interroge (bis) : j'ai mis un peu de jambon dans la gamelle de Châtaigne, et elle a refusé de le manger. Par contre elle a essayé de voler un bout de ma tarte épinards-chèvre. Est-ce de la provocation pure et simple?
Je m'interroge (ter) : pourquoi faut-il toujours qu'il pleuve quand j'ai rendez-vous en ville pour boire un verre en terrasse?
13:22 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
06.07.2009
L'heure est grave
1/ J'ai l'impression que Châtaigne me fait la tronche. Depuis quelques jours elle ne se colle plus sur mes genoux pour se faire câliner. Et elle a encore vomi toutes ses croquettes cette nuit. Je la soupçonne d'être en plein crise d'ado.
2/ Je n'arrive plus à jouer à TLMVPSP. Je ne sais pas si c'est mo ordi qui bugge ou leur site, mais je me suis fait sucrer mes 3 parties gratuites parce que le jeu a coincé à chaque fois juste après la 1ère manche. Je suis outrée.
3/ J'ai bel et bien fini par acheter la robe Karen Millen que je convoitais. Ca m'énerve de ne pas être capable de résister. Maintenant je croise les doigts pour qu'un événement quelconque se présente (soirée restau chic, mariage, baptême, je ne sais quoi) pour que je puisse la mettre. sans avoir l'air vraiment overdressed.
4/ Ca fait super longtemps que je n'ai pas vu ma copine qui part à New York avec moi (quelle idée aussi d'avoir muté dans une académie far far away) et niveau logistique on n'est pas super au point : genre comment on va faire pour téléphoner en sachant que nos portables tout pourris ne marchent pas là-bas, est-ce qu'on a besoin d'un adaptateur électrique, quand est-ce qu'on achète le City Pass, etc etc. C'est dans 2 semaines pile, mine de rien (dans 2 semaines à cette heure-là on sera déjà à Roissy et je serai déjà allée faire pipi 12 fois parce que l'idée de prendre l'avion me stresse).
5/ J'ai fini Sex and the City et je suis toute vide. Faut que je voie le film maintenant. J'ai vu la bande-annonce, et si j'ai bien compris, Steve a trompé Miranda. Si ça leur arrive même à eux, je n'ai plus foi en l'être humain.
6/ Je n'ai pas encore mon emploi du temps pour la rnetrée prochaine (bon, on n'est qu'en juillet) et j'ai quand même un peu hâte de savoir quels cours je ferai, histoire de m'avancer pendant les vacances cette fois (l'an dernier j'ai tout su au dernier moment et j'ai un peu galéré!)
7/ Mais surtout, hier soir j'ai failli ne pas réussir à terminer mon fondant au chocolat. Je ne me reconnais plus.
11:27 Publié dans Jeux, chaînes, questions, Sacs, chaussures et cie, Teaching, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.07.2009
La petite bête qui monte, qui monte
Retour d'un délicieux samedi à la campagne en compagnie de quelques amis pour visiter la maison de ma copine E* et surtout découvrir enfin son petit Julian de presque un mois.
Déjà, la maison a beaucoup changé depuis la dernière fois que je l'ai vue (l'été dernier à l'occasion du mariage). C'est une immense grange qu'ils ont complètement retapée et tranformée (il ne restait plus que les 4 murs au début des travaux), et le résultat est superbe. Bon, pour l'instant l'étage n'est pas encore fait, donc Julian n'a pas sa chambre et dort dans celle des parents, mais chaque chose en son temps. (L'important c'est qu'il ait sa chambre avant son adolescence.)
Leur petit garçon est adorable. Comme je le craignais, elle m'a proposé de le prendre mais j'avais vaiment trop peur de le faire tomber (ou que sa tête se dévisse ou que sais-je encore) alors j'ai décliné. J'espère qu'il ne m'en tiendra pas rigueur et que son doudou préféré sera quand même le petit nounours tout doux que je lui ai apporté. J'avais aussi acheté une sortie de bain sur les bons conseils de ma mère (parce que moi évidemment je ne savais pas quoi prendre) qui m'a dit "on n'en a jamais assez", et effectivement E* avait l'air contente. Elle a préparé les biberons, changé les couches d'une main experte (contrairement au papa qui apparemment est très présent pour les câlins mais moins pour laver et essuyer son bébé hihi) devant nos yeux ébahis (c'est la première de la bande à avoir un enfant). Il n'a presque pas pleuré, à part une petite session d'une demi-heure parce qu'il avait mal au ventre. C'est fou ce qu'il peut crier fort, pour un si petit être!
La campagne c'est top. On n'a même pas été embêtés par les guêpes. Par contre on s'est fait dévorer par les moustiques (vous me direz, il y en a en ville aussi). J'ai notamment un énorme bubon sur une fesse qui me démange autant que la guitare démange Yves Duteil (si vous ne connaissez pas cette chanson, je vous conseille d'aller voir sur Deezer), ce qui n'est pas très pratique quand on est en société, vous en conviendrez.
J'ai trouvé une petite coccinelle sur mon clavier ce matin. Apparemment c'est une petite bête qui porte bonheur. Enfin j'ai dû la mettre dehors avant que Châtaigne ne la mange (je la sentais assez intéressée).
Sinon, même si nous sommes rentrés à 1h du matin, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder le dernière épisode de Sex and the City. Tout ça pour qu'on découvre que le vrai nom de Big c'est John. Les scénaristes ne se sont pas trop cassé le tronc sur ce coup-là. D'ailleurs comme une idiote quand j'ai vu le nom "John" s'afficher sur le portable de Carrie, je n'ai pas compris tout de suite et je me suis dit "c'est qui, ça? C'est pas vrai qu'elle va encore se faire draguer et tourner la tête par un enième nouveau mec?" Bref. Miranda est toujours mon personnage préféré et chez les mecs j'aime bien Steve, et Smith aussi. Pas seulement parce qu'il n'est pas dégueu physiquement (to say the least) mais parce qu'il sait y faire avec Samantha. Le coup des fleurs avec la carte "looking forward to spring" j'ai trouvé ça génial. Irréaliste, mais génial.
Me voilà sans série à regarder, je n'ai plus d'excuses pour procrastiner. Mais je pars à New York dans 15 jour,s il va falloir que je feuillette un peu les guides que j'ai achetés histoire d'établir un programme.
14:14 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.07.2009
Considérations sexandthecityesques (6) et autres
Vous l'aimiez bien, vous, Jack, le mec écrivain de Carrie? Moi je le trouvais fadasse, il ne va pas me manquer (Aidan par contre...) En tout cas c'est innovant, le largage par post-it. J'ai des copines qui ont reçu le classique texto de rupture (au bout de 4 ans de vie de couple, quand même, trop classe...), mais le post-it je ne connaissais pas.
Charlotte a épousé Peau-de-fesse Harry. Perso il aurait fallu me payer (cher), brrr j'en ai des frissons rien que d'y penser. Le pire c'était au début de leur relation, quand il avait son immense toison dorsale.
Miranda flirtouille avec un médecin qui vient d'arriver dans l'immeuble. Certes il est canon, mais moi je veux qu'elle finisse avec Steeeeeve! They belong together, comme dirait Mariah Carey.
Bon sinon je vous annonce avec fierté que j'ai terminé The Politics of Postmodernism. Prochaine étape : un peu de leture sur le réalisme. J'ai vraiment l'impression de m'être lancée dans un truc sans fin, en Sisyphe des temps modernes. Le truc qui me fait plaisir c'est de bidouiller ma bibliographie : je rajoute un titre, j'en reclasse un autre etc etc. J'aime bien parce que c'est du travail simple et concret qui donnevraiment l'impression d'avancer.
Par contre, mon bureau est un bordel innommable: ordi, imprimante, fiches bristol, bouquins, étui à lunettes, un millier de stylos, journaux, enveloppes, cartes postales, post-it (mais pas pour en faire le même usage que Jack Berger) ect etc. Mais la dernière fois que je l'ai rangé, après je ne trouvais plus rien. Alors que là quand je cherche quelque chose, je sais directement où c'est : quelque part dans le bordel.
A part ça, côté "je suis superficielle mais je me soigne" (enfin non, même pas en fait), je vais me rendre chez mon cordonnier fou (c'est vrai, il est très très bizarre, mais bon, il fait du bon boulot, c'est tout ce que je lui demande) pour faire poser des patins sous mes nouvelles godasses. Elles glissent terriblement (un peu comme celles de Chandler à son mariage) et je n'ai déjà pas besoin de ça pour tomber ou me rendre ridicule (c'est un état naturel chez moi). Ca me fait de la peine de me séparer d'elles mais il faut vraiment que je le fasse, il ne s'agit pas que je me casse une jambe avant de partir en vacances.
D'ailleurs, on est au mois de juillet, aka le mois où je pars à New Yooooork! C'est dans 19 jours, j'ai trop hâte. En même temps, j'ai peur de l'avion, et les récents événements ne m'aident pas à envisager le voyage avec une grande sérénité. Mon rêve ce serait qu'ils creusent un tunnel sous l'Atlantique, pour pouvoir y aller en train.
15:03 Publié dans Ciné/Télé, M* thésarde, Sacs, chaussures et cie, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note









