30.11.2009

Let It Snow Let It Snow Let It Snow!

J'en reviens pas qu'on soit déjà fin novembre. Le temps passe trop vite ma bonne dame, et bientôt ce sera Nowel. D'habitude, je suis pire qu'une gamine, et je deviens hystérique dès le début du mois de novembre (lire: je demande 10 fois par jour à Chéri "c'est quoi mon cadeau?" Mais cette année, forcément, je suis beaucoup plus calme).

Ma petite soeur a donc pris le train pour Maville samedi matin, pour qu'on fasse ensemble nos achats de Noël (lire : qu'on se débarrasse des cadeaux des parents. Ce n'est pas qu'on soit ingrates, mais à force, entre la fête des Mères/des Pères, les anniversaires, Noël etc on n'a plus di'dées. Surtout pour mon père qui n'aime que les livres. De toute façon, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve qu'il est beaucoup plus difficile de trouver un cadeau pour un homme que pour une femme).

Je dois dire que nous avons été assez efficaces: en 2h nous avons presque tout trouvé, ma soeur m'a même acheté mon cadeau (un coffret du parfum Nina de Nina Ricci, vous savez, celui qui a un flacon en forme de pomme). On a même eu le temps de passe chez Karen Millen, où ma soeur a essayé cette robe-là :

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qui lui allait comme un gant. Mais ma soeur et moi n'avons pas le même caractère : elle l'a reposée. C'est une attitude qui me dépasse complètement : elle bosse depuis plus d'un an et elle vit chez mes parents, donc sa paye c'est son argent de poche, donc elle a de quoi l'acheter sans souci. Si j'avais été à sa place, je l'aurais achetée, cette fichue robe! Sauf qu'elle est raisonnable et moi pas, et qu'elle n'aime pas dépenser beaucoup pour les fringues. Une telle droiture m'épate. Surtout qu'elle a un mariage de prévu, elle (contrairement à certains paniers percés).

A part ça, il y a eu un léger raté lors de l'achat du cadeau pour mon père. Comme nous étions dubitatives face à un joli pull à col roulé ("oui mais est-ce qu'il ne va pas trouver que ça lui sert le kiki?"), nous avons voulu appeler ma mère pour lui demander son avis. Problème, elle était en voiture avec mon père. Alors ça n'a pas loupé : "Ah ben je sais pas! s'est-elle écriée. Dis, G* [prénom de mon pôpa], t'aimes les pulls à col roulé?" J'aime beaucoup ma mère, mais parfois elle est quand même un peu c*. Bref so much for the surprise, mon père sait ce qui l'attend au pied du sapin... Ceci dit on aurait dû s'en douter, elle fait le coup régulièrement. Tous les ans elle me dévoile au moins un cadeau avant le D Day. C'est une vraie cata quand il s'agit de garder un secret (et moi ça m'énerve, j'aime bien les surprises!). J'ai donc dû m'entraîner à jouer la surprise face au manteau que m'avait offert Chéri il y a quelques années, au mini-four qu'ils (mes parents) m'ont acheté l'an dernier, à l'écharpe que ma soeur a voulu m'offrir l'année d'avant etc etc.

A part ça, mini-spirale de l'échec pour moi: après avoir cassé la braguette de mon jean préféré vendredi soir (snif! un beau jean Guess brut auquel je n'avais même pas besoin de faire d'ourlet malgré mon ptit mètre 64), j'ai décapité une espèce de gamin en plâtre (déguisé en super-héros (non pas que ça change quoi que ce soit au sort de la pauvre figurine)) dans un magasin de déco samedi aprèm en cherchant frénétiquement quelques chose pour ma soeur (qui a la mauvaise idée d'être née en décembre, ce qui veut dire qu'il faut dénicher deux cadeaux de manière rapprochée, et de ne pas aimer les livres/les DVD/les bijoux/les accessoires.) J'étais rouge de honte et je me disais "il faut sûrement falloir que je le paie, mais qu'est-ce que je vais faire d'une horreur pareille (sans tête, en plus)?" Heureusement le patron m'a dit que ce n'était pas grave. Si ça se trouve il l'avait mis exprès en déséquilibre sur une pile d'autres choses (oui car TOUT est tombé, et les autres clients, ces salauds, ont mis des plombes à venir à ma rescousse, alors que tout s'écroulait et que je n'avais plus assez de mains et de pieds pour tout retenir) dans l'espoir que quelqu'un l'en débarrasse.

Bref, pour ma soeur, je chercherai à Londres (je pars samedi prochain, yeah!)

29.11.2009

Coup de flip

Mais au fait! Je ne suis pas revenue vous donner des nouvelles de J*! Sa soutenance s'est passée comme dans un rêve, et sous une pluie de compliments elle est devenue Docteur (avec félicitations du jury, s'il vous plaît).

Personnellement je compte soutenir en 2019, vous pouvez le noter dès maintenant dans vos agendas. Malheureusement mon directeur de thèse, croisé lors de la fameuse soutenance, ne l'entend pas de cette oreille (comment ça il ne veut pas me traîner comme un boulet pendant dix ans?) et il m'a dit "Euh non, toi c'est dans deux ans". Gloups. Double gloups parce que j'ai dû dans un même élan lui avouer ma faute : à force de procrastiner, j'ai complètement oublié d'envoyer un article (le seul que j'ai écrit en fait) à une revue. J'étais censée l'avoir envoyé depuis septembre quand même. Shame on me, pour paraphraser ma chanteuse préférée. Le pire c'est que j'ai eu beau chercher, je ne me suis trouvé aucune excuse. J'ai dû reconnaître piteusement que j'avais merdé. Je sais, et mon directeur me l'a redit (tout en me menaçant de coups de pied aux fesses), qu'il faut que j'aie des articles publiés. Mais je ne sais pas pourquoi j'ai pas fait ce truc, alors que j'ai franchement eu le temps.

Bref de retour chez moi, complètement paniquée, je me suis donc enfin attelée à la tâche, en me maudissant de ne pas m'y être prise avant. Retoucher le texte par ci par là, mettre les titres, les guillemets, les notes de bas de pages, les notices bibliographiques etc etc aux normes de la revue visée c'est long et chiant. Trimer pendant des heures pour envoyer cette saleté en sachant qu'ils ne vont certainement pas l'accepter, c'est frustrant. Mais ça fait partie du jeu. Par les temps qui courent les doctorants ont tout intérêt à avoir des publications s'ils veulent être qualifiés (= s'ils veulent être jugés dignes de devenir MCF. Comment ça c'est pas clair ce que je raconte?)

Puis, toujours fin stressée, j'ai enchaîné sur la correction de mes versions (j'en ai entre 70 et 80, pas eu le courage de compter. Priez pour moi!) et je me suis couchée méga tard avec le tome III de Millenium (qui n'est pas facile à lire en position allongée parce qu'il est super lourd. il fait 600p, et pas au format poche).

Allez, pour finir, une petite perle dénichée dans les copies : "le mysthère de la sombreté l'attrayait". Et ouais!

25.11.2009

Au pays des docteurs qui lisent des livres et ne soignent pas la grippe A

Séquence émotion aujourd'hui chez les faux-profs : J*, hispaniste de son état (mais on l'aime quand même) est la première de la bande (et pas la dernière, espérons-le) à soutenir sa thèse, à 14h bâtiment Lettres, fac de Maville. Venez nombreux, un pot sera servi à l'issue des 4h de soutenance (mais vous serez gentils de ne pas vous pointer uniquement pour le pot, bande de sauvages. Les petits fours se méritent).

D'ailleurs quand je soutiendrai enfin ma thèse, en 2027, vous serez bien sûr tous conviés.

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N'empêche c'est vachement plus funky les remises de diplômes dans les pays anglo-saxons. Je verrais bien J* faire sa soutenance en toge. Nous lui avions promis de venir déguisé(e)s en pompom girls (avec également, fait rare, un pompom boy vu qu'il y a un mec dans la bande (oui, un seul, les hommes se font désespérément rares (et souvent homos) dans les filières littéraires)) mais avec le recul je crois que le moment risque d'être mal choisi (je sens qu'elle n'aura pas tellement le coeur à rire en début d'aprèm).
Bref, une petite pensée pour J*, docteuse doctoresse docteur dans quelques heures (et on l'espère, avec mention!)

23.11.2009

En demi-teinte

Mélange de joies et de peines la semaine dernière.

Mon grand-père est à l'hôpital de Maville et la famille se relaie pour aller le voir (tout le monde habite à 90 km d'ici, sauf moi bien sûr). Jeudi j'ai enfin pu mettre la main sur le médecin, qui a bien pris le temps de m'expliquer la situation. En résumé, c'est mauvais, mais on attend d'autres résultats d'examens qui permettraient peut-être d'avoir un petit espoir (opération peut-être envisageable).

Vendredi matin, j'ai dû pousser un coup de gueule avec l'un de mes groupes de version, pourtant enthousiaste et sympathique d'habitude. Sur 25 personnes je pense que 4 étudiants à tout casser avaient préparé le texte. J'ai peut-être trop d'illusions, parce que j'étais une étudiante sérieuse qui bossait, mais je suis franchement déçue par leur comportement. Ca me fait halluciner de les voir aussi apathiques et tire-au-flanc après 6 semaines de cours seulement, dans une filière qu'ils sont censés avoir choisie. C'est fatigant en plus de devoir pousser et tirer une classe qui n'a rien fichu et ne veut donc pas participer (parce que sans dicitionnaire beaucoup n'alignent pas 4 mots, vu qu'ils sont peu familiers de l'exercice) et qui voudrait se contenter de recopier la correction que je propose sans s'être confronté une seule seconde au texte. Quand je leur ai fait part de mon mécontentement, en leur faisant remarquer qu'ils étaient maintenant adultes et qu'ils devaient se prendre en main sans attendre que leur maman les pousse au travail, et qu'ils ne mettraient pas les pieds en licence à ce train-là (ben quoi, c'est vrai!), certains (certaines, plutôt) ont juste affiché un sourire narquois. Un groupe de filles à qui j'avais déjà fait une remarque au cours précédent a passé l'heure et demie à bavarder (je précise au passage que lorsque je les ai interrogées, à ce cours et au précédent elles ne savaient rien dire parce qu'elles n'avaient rien fait). A la fin de l'heure, je leur dis donc qu'elles feraient peut-être mieux de ne pas venir à mon cours, vu le bénéfice qu'elles en tirent. Et là, une fille de la bande se met à hurler : "Ouais vas-y ça m'énerve, ça! blablabla De toute façon vous avez aucune preuve qu'on a pas préparé, là c'était exceptionnel (yeah right!) blablabla" et elle empoigne ses affaires et se casse avec un "Bon WE" cinglant. Moi qui n'ai pas encore mis les pieds dans le secondaire, j'ai eu un instant l'impression de me retrouver au collège, ce que je n'ai pas manqué de lui faire remarquer. Bref la suite au prochain épisode, mais je ne suis pas convaincue que mon coup de gueule aura suffi à les mettre au travail. Apparemment les autres profs trouvent aussi que les 1ères années sont de sacrés fumistes cette année. Un prof de thème a quand même trouvé dans un devoir "mar" pour traduire "mer"! Même mes parents qui ne parlent pas anglais savent que la mer c'est "the sea".

Samedi, après un nouveau petit tour à l'hôpital avec ma grand-mère et mes parents, j'ai retrouvé mes keupines pour un peu de lèche-vitrines et un petit resto. Nous avons bien entendu visité le point Karen Millen des Galeries. La-keupine-qui-a-le-même-prénom-que-moi (pas pratique!) et J* ont essayé des tas de robes de réveillon trop jolies et trop hors de prix. J'ai passé mon tour cette fois-là, je n'ai même pas voulu essayer juste pour le plaisir comme elles l'ont fait. En plus, j'ai atteint mon quota de robes, et je veux qu'il me reste de l'argent pour les cadeaux de Noël!

Dimanche matin, réveil tardif et long petit-déjeuner-potinage avec A* que je n'avais pas vue depuis lontemps et qui était restée dormir chez moi. J'aime bien ces dimanches chauds et douillets.

Ensuite j'ai commencé à corriger mes 75 copies (premier devoir maison de l'année) avant de me faire un petit ciné : L'Imaginarium du Docteur Parnassus. Il est joli visuellement (un univers qui rappelle furieusement Tim Burton), mais l'histoire est un peu décousue et selon moi sans intérêt. M'enfin c'était ça ou 2012 (no way!), ou encore Twilight, qui ne me dit rien même Robert Pattinson est un vampire plutôt appétissant.

Le soir j'ai fini Confessions of a Shopaholic qui ne restera pas dans les annales mais que j'ai préféré à A Year in the Merde. (Ma vie est vraiment passionnante).

Programme de cette semaine : j'attaque Millenium tome 3, je corrige joyeusement mes copies (mes cours sont déjà prêts, je suis tranquille de ce côté-là), je ne me laisse pas affecter par le comportement des étudiants, je vais voir mon papi, je vais à la soutenance de thèse d'une amie, et je bosse la mienne, de thèse.

Bonne semaine à vous!

18.11.2009

JE SAIS...

... je suis irrécupérable.

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Je fais vraiment n'importe quoi. Je culpabilise grave grave grave. But I can't help it.
A part ça je tiens à signaler à la personne qui est arrivée ici en tapant "contrefaçon lancel flirt" dans Gougoule qu'il n'existe pas à ma connaissance de contrefaçon Lancel.
Sinon ça ferait belle lurette que j'en aurais un, de premier flirt (ou easy flirt, je ne suis pas difficile).

17.11.2009

Rubrique à brac

* La perle du WE

Ce WE je suis rentrée chez papa-maman pour voir un peu mon grand-père. Là, j'ai revu zia Vanna, la soeur de ma grand-mère ("zia" veut dire "tante"), arrivée en renfort de Turin. Vanna est toute petite, toute calme (la preuve, elle se laisse engueuler par ma grand-mère légèrement soupe-au-lait (surtout en ce moment) sans rien dire) et comprend parfaitement le français mais n'a jamais osé le parler. Du coup elle nous parle toujours en italien, mais l'ennui c'est que mon italien est un peu (doux euphémisme) rouillé depuis que la fac d'anglais est passée par là. Je sors donc des phrases étranges, qui ressemblent à un gloubiboulga d'anglais, français et italien, genre "non, en fait prendo il treno Sunday". C'est du grand n'importe quoi. Heureusement que je comprends quand même ce qu'elle dit. Enfin "heureusement", ça dépend des jours. Samedi, Vanna me demande (en italien donc) : "Tu es de 1983, c'est bien ça?" "Si" que je réponds (ouf ça je sais encore le dire). "Oui, c'est vrai que tu as l'âge de V*" (sa petite-fille), reprend-elle. "Si" que je réponds encore (car j'ai un vrai sens de la répartie). Et là: "Tu sais que V* a déjà deux enfants?" me dit-elle triomphalement.

grblmblmgrbmlmgrblm.

J'héberge zia Vanna et ma grand-mère à partir de demain parce que mon grand-père va être hospitalisé à Maville. Ca nous promet de joyeux moments.

 

* La joie du début de semaine

J'ai travaillé trop sérieusement hier, je ne suis pas peu fière. Et j'ai même pensé à rendre des bouquins à la BU et à amener mes textes de version à la repro à temps pour les avoir au prochain cours. Bref, je suis un modèle d'efficacité (ahem).

Pour me récompenser de mon organisation sans faille pour une fois, j'ai participé hier soir à une sorte de Cluedo en anglais. Chacun devait camper un personnage et mener l'enquête pour résoude un crime. C'était marrant.

 

* La lecture du moment

En fait ça m'ennuie un peu, A Year in the Merde. Je veux dire, je m'attendais à quelque chose d'encore plus cynique et marrant. J'ai du mal à m'attacher au narrateur. Ses histoire de c* ne sont pas passionnantes, ses histoires de boulot traînent en longueur, bref ce bouquin ne raconte vraiment pas grand chose. Tous mes espoirs reposent dorénavant sur Confessions of a Shopaholic.

 

* L'interrogation du jour

Mais mais mais Camille, où êtes-vous? j'ai essayé d'aller sur votre blog tout à l'heure et on me dit qu'il me faut un code!

10.11.2009

Raté!

Dimanche, comme tous les dimanches, je me suis dit qu'il fallait que je me ressaisisse (j'espère avoir mis le bon compte de "s") et que je me remette à travailler plus sérieusement, comme j'avais réussi un peu à le faire il y a quelques semaines, en allant à la bilbiothèque et tout. Au cas où vous ne l'auriez pas compris, j'ai parfois du mal à trouver la motivation quand je suis seule chez moi et que j'ai un record à battre à Sushi panic la tête remplie par d'autres préoccupations.

Bon ça allait être difficile de commencer à redevenir sérieuse dès le lundi vu que ma copine A* venait déguster des cookies à 16h30 et que je n'avais pas fait les courses (parce qu'il pleuvait samedi et que du coup je n'avais pas envie de sortir (enfin de sortir au supermarché parce que ce samesi-là je suis quand même aller faire du shopping et j'ai mangé au restau avec mes copines)). D'ailleurs c'est terrible (ou c'est peut-être mon karma) j'ai un peu raté mes cookies, chose qui ne m'était JAMAIS arrivé en 10 ans de carrière comme cuisinière de cookies. Parce que j'ai voulu faire la moitié des proportions et que j'ai oublié de diviser par deux le nombre d'oeufs (silly me). Et parce que par flemme j'ai acheté des pépites de chocolat au lieu de casser une tablette de Nestlé dessert et que du coup c'était moins bon.

Mais je m'égare.

Donc lundi c'était râpé (surtout que le soir y'avait Cold Case ) mais j'avais décidé de me rattraper aujourd'hui : j'avais prévu d'être à la fac à 14h maxi pour faire des photocopies et lire tranquille mon bouquin. Une pause était prévue avec L* entre deux de ses cours d'agreg, de 16h à 17h à la cafèt. Puis je rebosserais. J'avais choisi le lieu idéal pour bosser en paix : la salle des profs qui dispose de 2 photocopieuses et qui est super calme pour lire vu que personne ne s'y attarde. Il y a une très bonne bibliothèque à la fac mais c'est un terrain miné: j'y ai travaillé quand j'étais étudiante (je rangeais les bouquins, quoi) et du coup je connais les bibliothécaires, ce qui fait que chaque fois que j'y vais je discute déjà pendant une demi-heure minimum avant même de m'installer à une table. Après je suis énervée d'avoir perdu du temps et ça me déconcentre.

Déjà je suis partie en retard de chez moi pour une raison obscure, alors que je savais pertinemment que je devais faire un détour pour racheter une carte de bus. Puis j'ai manqué mon premier bus (je l'aurais peut-ête eu si j'avais couru mais j'ai pas osé; déjà parce que j'ai l'air ridicule quand je cours, surtout avec mes talons, ensuite parce que j'avais peur qu'il démarre pile quand j'arriverais à sa hauteur, rouge, transpirante et esoufflée, le museau écrasé contre la porte (oui c'est (presque) du vécu).

Du couo, je me suis dit que j'alalis occuper mon temps intelligemment en attendant le bus suivant, c'est-à-dire que plutôt que de rester piquée debout dans le vent, je suis allée reluquer les bottes plates que j'avais repérées dans une vitrine en haut de la rue . C'est comme ça que j'ai laissé passer le deuxième bus.

Bilan : arrivée à la fac à 14h15 dans le troisième bus, au lieu des 14h visées. Je fonce à la reprographie récupérer mes textes pour les cours de cette semaine, avant de me ruer en salle des profs (d'ailleurs qui est le petit rigolo qui a mis un prospectus de salle de gym dans mon casier? Qu'il se dénonce!) Des 2 photocopieuses de la salle des profs, l'une était en panne, l'autre était occupée (chose qui n'arrive bien sûr jamais quand je n'en ai pas besoin). Au bout de 10 minutes, j'ai enfin pu me lancer dans mes photocops (tout ça pour quelqu'un que je ne connais même pas très bien et qui veut que je lui envoie mes vieux devoirs d'agreg, ma générosité me perdra), mais évidemment quelqu'un de pressé avait besoin d'en faire "juste une", je lui ai donc cédé la place avec toute la bonté (de façade) qui me caractérise.

Bref, un quart d'heure plus tard (soit à 14h40 si vous avez bien suivi), après m'être fait peur en regardant une énième fois la liste des bouquins qu'il me reste à lire, je me mets enfin à mon bouquin.

J'ai dû lire une demi-heure à tout casser avant que n'arrive mon directeur de thèse, qui est (c'est bien là mon drame) à peu près aussi bavard que moi. Il m'a proposé un chocolat, je ne pouvais décemment pas refuser, et puis d'accord, on a papoté jusqu'à 16h, mais nous avons échangé des choses utiles (et pas du tout stressantes) du genre "si tu veux faire les doctoriales en mai tu auras quand même intérêt à ce moment-là à avoir une problématique solide et des axes d'étude et à savoir où tu veux aller". Gloups, c'est tout à fait vrai, mais je me sens pas prête, là.

Et 16h était l'heure de mon RDV avec L*, que je n'ai pas annulé parce que de toute façon elle était en cours et je n'avais aucun moyen de la prévenir (et c'est méchant de poser des lapins) et puis nous avions comme toujours des choses essentielles à nous dire (par exemple sur D* le beau lecteur américain qui fait tourner la tête des étudiantes).

Détour par la biliothèque en rasant les murs pour emprunter un bouquin, puis retour chez moi où j'ai dû préparer à manger (pourquoi est-ce que je mets toujours une plombe à éplucher des champignons?). Total je suis rongée par la culpabilité, mais je prends encore du temps pour vous raconter tout ça. Et maintenant c'est l'heure de Desperate Housewives...

Demain c'est décidé, je m'y mets sérieusement!!

09.11.2009

Se7en

Je me suis fait tagger par Micahuète, que je remercie vivement (d'ailleurs je vous conseille au passage d'aller faire un tour sur son blog, qui est dans mes liens), et je dois maintenant révéler 7 choses me concernant qui soient encore inconnues de mon lectorat.

Bon, ne vous attendez pas à des choses révolutionnaires, hein.

Mais je me lance.

1/ J'adore m'épiler. Oui ça y est, je fais mon coming-out poilesque. J'aime bien avoir les jambes parfaitement nettes (pas seulement en été quand je les montre, mais toute l'année) et passer l'épilateur est franchement jouissif. D'abord ça fait même pas mal. Ensuite, on a la satisfaction du devoir accompli et pour se récompenser on peut mettre une crème toute douce qui sent bon.

2/ Je suis déchaînée quand il s'agit de jouer aux jeux de société, en particulier les jeux de culture G. Il n'y a qu'à voir comme TLMVPSP et QP1C me rendaient folle il y a quelques mois (j'ai essayé de me calmer). J'adore le Trivial Pursuit et ce genre de choses, mais je ne trouve pas souvent des gens pour jouer avec moi. Je me souviens quand même qu'à la fin du lycée on avait fait une partie filles contre garçons dans ma bande de potes. Nous avions explosé les mecs bien sûr, notamment grâce à ma réponse à cette splendide question "Quel est le plus beau de tous les tangos du monde?" (j'avais sorti la bonne réponse par hasard comme une boutade en référence à mes connaissances musicales douteuses), mais ils nous avaient évidemment accusés de tricherie, ces monstres de mauvaise foi. A une époque la fac organisait aussi des "quiz nights" et mon équipe de winneuses avait remporté un gros oeuf en chocolat et une bouteille de whisky. D'ailleurs le whisky c'est trop fort pour moi et une gorgée avait suffi à me brûler la gorge et me faire monter le rouge aux joues. Du coup comme on était bien braves (et qu'on aimait pas ça) on l'avait partagée avec les perdants (par contre pour l'oeuf ils pouvaient se brosser).

3/ Je déteste aller chez le médecin (gynéco, ophtalmo, dentiste, ce que vous voulez) parce que je trouve que c'est une terrible perte de temps. Pour les rendez-vous obligatoires (genre pour vérifier que mes lunettes/lentilles sont toujours adaptées ou renouveler ma pilule) j'attends toujours le dernier moment. Quant au médecin généraliste, je n'y suis pas allée depuis des années. Ah non, je mens, j'ai dû aller chez un médecin du travail quand j'ai commencé à enseigner, pour qu'il atteste que j'étais saine d'esprit. Mais sinon je n'y mets pas les pieds sauf si on m'y oblige. Il faut dire que je ne suis jamais malade (je touche du bois).

4/ Je stresse quand je dois téléphoner aux gens. Que ce soit pour prendre un RDV chez le coiffeur (ou chez le médecin justement) ou même pour appeler une copine. Je ne sais pas pourquoi. Dès que j'ai composé le numéro et que ça commence à sonner je sens que mon coeur bat plus fort et je me mets à avoir chaud. Un jour (je précise non sans honte que c'était pas quand j'étais petite mais l'an dernier) je devais emprunter une fringue à ma tante (qui est adorable) mais je n'osais pas l'appeler, alors c'est ma soeur qui l'a fait pour moi.

5/ Quand je mange de la raclette, j'aime que tous les ingrédients soient bien mélangés. Alors je coupe ma pomme de terre en petits dés et ma charcuterie en petits bouts, et je mélange le tout. Puis j'ajoute le fromage, je mélange etc. J'attends toujours que plusieurs bouts de fromage fondu aient été déversé sur le reste (et habilement mélangés) pour commencer à manger. Les autres trouvent que c'est dégueu, et je ne comprends pas pourquoi.

6/ Petite je tenais un journal intime, et j'ai eu une période où je notais scrupuleusement TOUT ce qu'il se passait dans ma vie, de peur de perdre des souvenirs en route et de ne plus me rappeler de mon enfance quand je serais grande. Mais ça virait à l'obsession : je notais "je suis en train de lire tel album de Tintin", "T* (mon oncle) vient de passer à la maison" et même "je viens d'aller aux toilettes". Je me relevais même la nuit pour écrire. Rassurez-vous, je vais mieux.

7/ Je culpabilise pour tout, tout le temps. La plupart du temps, je culpabilise par rappor à mon boulot : je me dis que j'ai pas assez bossé. Mais je culpabilise aussi parce que j'ai mangé une crêpe au chocolat et que mon jean me serre, je culpabilise parce que j'ai pas appelé une vieille copine depuis longtemps, je culpabilise parce que j'ai mal parlé à ma mère, je culpabilise parce que j'ai encore acheté une fringue dont j'ai pas besoin alors que d'autres n'osent pas ou ne peuvent pas, je culpabilise pour ce qui a pu merder dans mon couple (même si ce n'est franchement pas uniquement de ma faute), je culpabilise parce que je ne rends pas souvent visite à mes grands-parents, je culpabilise quand je dispute Châtaigne parce que j'ai mal dormi, je culpabilise quand je mens, etc etc. 

Mais bon, ça ne m'empêche pas de recommencer!

 

Voilàààà, eh bien plutôt que de tagger à mon tour 7 personnes je propose à celles et ceux qui en ont envie de se lancer à leur tour, en mettant un lien vers leur blog dans les commentaires, pour qu'on puisse aller voir!

04.11.2009

Nonno

Il y a longtemps que je voulais écrire une note sur mes grands-parents parce que je suis drôlement fière d'eux et de leur vie pas commune. Je préférerais l'écrire en d'autres circonstances, mais surtout je veux pouvoir l'écrire au présent.

 

Lorsque ma mère est née, dans leur petit village là-bas en Sardaigne, ma grand-mère avait 16 ans et mon grand-père 18. Ils s’étaient mariés en catastrophe le mois précédent, et le curé leur avait fait remarquer que normalement on était censé se marier à deux et pas à trois.

 

Puis mes grands-parents ont quitté la Sardaigne avec leurs deux premières filles (leur trois autres enfants sont nés en France). Je ne peux même pas imaginer ce que l'on ressent quand on a 20 ans et deux enfants en bas âge et qu'un jour on quitte sa famille et le village dont on n'est presque jamais sorti pour partir dans un pays inconnu dont on ne sait même pas parler la langue, dans l'espoir de trouver un travail et de vivre une vie meilleure.

 

En France ils ont d'abord vécu dans une maisonnette (enfin, quasiment une cabane) isolée au milieu des bois où ma grand-mère restait seule toute la journée avec la trouille au ventre, puis dans un minuscule hameau, dans une maison que j’ai eu l’occasion de voir récemment et qui ne comportait qu’une grande pièce. Mon grand-père marchait les quelques kilomètres qui le séparaient de la gare tous les matins pour prendre le train qui l'emmenait à l’usine de la ville voisine. Ma grand-mère s’occupait des enfants. Une villageoise, qui devait avoir de la peine pour cette jeune maman étrangère, l’avait aidée à s’installer et lui donnait parfois à manger. Elle s’appelait « Madame Marie », et c’est pour ça que le plus jeune de mes oncles, né en France, s’est appelé Jean-Marie. A 25 ans, ma grand-mère avait déjà ses 5 enfants, 3 filles et 2 garçons.

 

Quand on demande à mon grand-père pourquoi ils n’ont pas eu plus de 5 enfants alors qu’ils étaient encore très jeune quand la dernière est née, il répond en riant : « Parce que depuis on a inventé le chauffage central ». Et quand on taquine ma grand-mère, ou que l’un de ses enfants lui cause du souci, elle dit toujours que si ça n’avait tenu qu’à elle, et si la pilule avait existé à l’époque, des enfants elle en aurait eu zéro. Toujours est-il qu’il y a eu 5 enfants, puis 11 petits-enfants, et 3 arrière-petits-enfants. Et qu’elle n’oublie jamais un anniversaire.

 

Comme les « vieux amants » de Jacques Brel, mes grands-parents on eu des orages. Mais 56 ans après ils sont toujours ensemble. Ils se chamaillent sans arrêt mais seule la cuisine de ma grand-mère trouve grâce à aux yeux de mon grand-père. Impossible de les imaginer l’un sans l’autre.

 

Mon grand-père a commencé à travailler à 14 ans et il a fait plusieurs métiers. Il a même été ramoneur à un moment, et du coup il connaît toutes les vieilles maisons bourgeoises de Lavilledemesparents (qui est en fait la ville de toute ma famille). Un jour mes grands-parents ont eu assez d’argent pour acheter un petit bar. Deux des jeunes gars qui venaient y boire des coups et jouer au flipper ont épousé mes tantes.

 

Puis la boucherie à côté du bar a fermé, et mes grands-parents l’ont rachetée et ont transformé le bar en pizzeria. Mes cousins et moi avons toujours connu le restaurant. Ma grand-mère faisait les meilleures pizzas du monde (et les meilleures pâtes aussi). Et à chaque Noël, toute la famille se rassemblait dans la grande salle pour un repas de fête avec foie gras et panettone, avant d’ouvrir les cadeaux. Puis en 2006, ils ont fini par en avoir marre. Les affaires marchaient moins bien, et à respectivement 70 et 72 ans, ils étaient fatigués. Ils ont vendu la pizzeria et pris leur retraite. C’était un bout de notre enfance qui s’envolait, mais d’un autre côté ils avaient bien mérité de se reposer un peu. Ils ne sont jamais retournés vivre en Sardaigne, même s’il y ont un appartement et qu’ils y vont plusieurs fois dans l’année maintenant qu’ils ont plus de temps. Leur vie est ici, avec nous tous.

 

Mes grands-parents ne sont pas beaucoup allés à l’école et ils n’ont jamais appris le français autrement que sur le tas. Alors même après des dizaines d’années ici ils le parlent toujours avec ce gros accent italien que j’adore. Et ils nous ont toujours parlé en français. D’ailleurs même entre eux ils parlent français, sauf quand ils se disputent et qu’il en veulent pas qu’on comprenne leurs noms d'oiseaux. A ce moment-là ils passent au sarde, et à chaque fois leurs enfants rigolent (parce qu’ils comprennent tout et qu’en plus le sarde est plein de sonorités marrantes) . J’aime bien leur écriture appliquée mais malhabile sur les cartes postales qu’ils nous envoient. Et bien qu’ils n’en aient pas fait, ils connaissent la valeur des études. Même si parfois ils ont du mal à comprendre quels concours ont passé ma sœur ou ma cousine, ou ce que je fais cette année, je sais qu’ils sont fiers de nous.

 

Mon grand-père a une grosse voix cassée, des lunettes noires et des chevalières. Dit comme ça il a un peu une dégaine de mafieux. Mais c’est l’homme le plus doux et le plus gentil que je connaisse. Tellement généreux qu’il a toujours aidé sa famille, ceux d'ici comme ceux qui sont restés en Sardaigne, et que toute la ville lui doit des sous. Il sait qu’il ne les reverra jamais, mais il est comme ça, il suffit qu’on pleure un peu sur son épaule pour qu’il donne sa chemise. Peut-être parce que lui-même n’a pas eu beaucoup autrefois. Comme moi il a facilement de la peine pour les gens, et il est vite ému. Il a les larmes aux yeux dès qu’on lui offre un cadeau, même tout petit. Il ne parle pas beaucoup, mais on sait qu’il est là pour nous, et qu’il partage nos joies et nos chagrins.  Il adore danser et tâter de l’accordéon ou de la guitare alors qu’il ne sait pas en jouer. Il nous fait toujours les mêmes blagues et ça le rend tellement content que rien que ça, ça nous fait rire. Le voir sur un lit d’hôpital paraît contre-nature.

 

Je veux qu’il danse à mon mariage et que mes enfants le connaissent. Alors ne me l’enlevez pas maintenant.

 

03.11.2009

2009 sucks

Suis-je la seule à trouver que cette année 2009 est grave pourrie? Je ne parle pas que de moi et de mes déboires sentimentaux tellement pitoyables rocambolesques que même les scénaristes de Plus Belle la Vie n'oseraient pas s'en inspirer. Autour de moi j'ai l'impression de n'entendre quasiment parler que de tristesse, de drames et de séparations.

Là nous apprenons que mon grand-père maternel, mon petit papi, sans appétit et bien fatigué depuis quelques semaines, aurait peut-être une tumeur au pancréas. Autant dire que pour l'instant nous mettons tous nos espoirs dans ce "peut-être" et attendons un diagnostic plus rassurant.

Bref, ne soyez pas choqué(e)s si vous trouvez d'autant plus de notes futiles dans les jours à venir: vous l'avez compris, c'est ma parade.

Vivement 2010 en tout cas.

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