28.12.2009
Bilan au bout d'une semaine de vacances
(J'ai beau chercher, je ne trouve jamais de titre percutant et original.)
(j'écris sur un netbook (ou notebook, je ne sais jamais) et le clavier est tout petit alors il y aura encore plus de fautes de frappe que d'habitude).
Souvenez-vous, il y a quelques jours je mettais en place un programme de boulot et me mettais au défi de faire 2-3 choses. Car oui, ma vie est pleine de suspense, de rebondissemnts et dévéneents fascinants.
Je peux donc vous annoncer non sans fierté
1/ que j'ai enfin ouvert ma bouteille de Destop (que quelqu'un me soit venu en aide n'entre bien sûr pas en ligne de compte, le résultat est le même : mon siphon est débarrassée de mes millions de cheveux).
2/ que j'ai fini de corriger toutes mes copies, de relever toutes les notes, de taper et d'imprimer la correction.
3/ que j'ai cherché des textes intéressants pour le deuxième semestre. Bon pzar contre je n'ai pas commencé à les traduire.
4/ que j'ai fiché mon premier livre critique
5/ que j'ai lu Freud en vue de ma com de mars (d'ailleurs ça ne m'a pas beaucoup éclairée)
Mais malheureusement:
1/ je n'ai pas encore trouvé d'utilité au petit carnet (mais m'en fous, il est troooop joli)
2/ je n'ai pas beaucoup avancé le 2ème bouquin critique même si j'ai commencé à le ficher
3/ j'ai terminé mon polar en deux temps trois mouvements alors que je devais le faire durer et je n'ai plus rien pour ce soir. J'ai été un peu déçue par la fin de ce bouquin (Un coupable trop parfait de P. McDonald), mais c'est souvent le cas dans les polars (sauf ceux d'Hehhnign Mankell). Là c'était trop capillotracté et en même temps le mobile est un peu faiblard selon moi. J'achèterais bien la trilogie suédoise (j'aime bien les poiciers suédois) de Camilla Je ne sais quoi, mais j'avoue que 60 euros ça me fait un peu suer vu tout ce que je dépense en romans, bouquns critiques etc dans l'année (et en plus c'est bientôt les soldes, faut que je garde mes sous pour karen millen huhu). j'attendrai peut-être que ça sorte en poche.
4/ j'ai pas encore cherché de plan pour ma thèse. J'ai tellement l'impression que je suis déjà trop en retard et que je ne vais jamais y arriver que cette nuit j'ai même rêvé que j'annonçais à mon directeur de thèse que je voulais tout plaquer. Je me suis réveillée avant d'avoir sa réaction (je pense qu'il m'aurait étranglée.)
Sinon, vous aussi vous avez l'impression que le foie gras vous sort par les pores de la peau?
11:57 Publié dans M* thésarde, Teaching, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.12.2009
To Do List
En bonne fonctionnaire, je suis perpétuellement en vacances. Mais du coup, ne sachant plus faire la différence entre les jours de boulot et les jours fériés, me voilà (enfer et damnation!) avec du boulot à faire pendant les vacances! Laissez-moi donc vous présenter
LA LISTE DES CHOSES TROP PASSIONNANTES A FAIRE PENDANT LES VACANCES DE NOWEL:
1/ Corriger mes 65 copies de version. Notons que j'en avais 74 lors du premier devoir, mais apparemment 9 personnes solution a) ont eu la gastro en cette dernière semaine et n'ont donc pas pu se présenter en cours OU solution b) se sont dit qu'un devoir dans le semestre c'était amplement suffisant. Hé ho, faut pas pousser, l'examen n'est qu'en mai après tout! (Il y a aussi ceux qui ne m'ont rendu aucun devoir et le vivent très bien, ceux qui ne sont même pas venus récupérer leur premier devoir, ceux qui ont séché la correction alors qu'ils ont eu 04, etc. L'université est pleine de gens stupéfiants).
2/ Lire les 2 livres critiques que j'ai fait venir par le PEB (Prêt Entre Bibliothèques). Là je n'ai guère le choix parce qu'ils sont à rendre le 4 janvier. J'en ai déjà lu un, il me reste à reprendre mes notes.
3/ Préparer un dernier texte ou une autre activité pour le dernier cours du semestre. J'ai des tas de textes sous la main donc ça ne devrait pas poser problème. J'envisageais aussi de leur faire une autre petite activité un peu plus marrante, en leur faisant corriger par exemple des traductions officielles ou des sous-titres de films défaillants. Mais il faut que je voie si c'est faisable facilement (en sachant que je n'ai aucun matos vidéo ou informatique et qu'il faut donc que je me débrouille avec un tableau vert et à la rigueur des photocopies.)
4/ Chercher des textes de thème pour le deuxième semestre. Et les préparer, tant qu'à faire. J'en ai déjà 3 ou 4 mais je voudrais m'avancer plus pour être tranquille.
5/ Travailler sur ma communication de mars. Parce que mon directeur commence à m'en parler beaucoup. Et que c'est vrai qu'il vaut mieux s'y prendre tôt pour ne pas être pris au dépourvu et se retrouver à trimer comme une malade les 15 derniers jours. Je dois notamment réfléchir à la notion de trauma et lire des parties de Névrose, Psychose et Perversion de ce bon docteur Freud.
6/ Réfléchir sérieusement à un plan de thèse. Parce que ce serait bien que je me mette à rédiger bientôt quand même. J'aurais sans doute plus l'impression d'avancer. Pis je veux pas traîner tout ça pendant dix ans même si je plaisante là-dessus en disant que je soutiendrai en 2019 (si ça arrive vraiment je crois que j'y laisserai ma santé mentale). Et surtout, je dois faire des doctoriales fin mai, et à ce moment-là faudra quand même que je sache bien de quoi je parle si je veux que ce soit bénéfique. (NDLR : des doctoriales c'est une sorte de réunion pour doctorants où chacun présente son sujet, ses avancées et ses difficultés devant des experts censés te dire ce qui va, ce qui ne va pas, ce que tu devrais lire, dans quelle direction tu devrais aller etc.) En plus, drame je viens d'apprendre que pour être pris à ces doctoriales il faut donner une sorte de proposition de communication avant le 15 février! Argh! Horreur, malheur! Ca veut dire qu'il faut quand même que j'aie une petite idée de plan (et de ce que je vais mettre dedans) avant cette date fatidique du 15 février, qui va être très vite là...
Ce qui m'angoisse en contemplant cette liste, c'est que je sais déjà que je ne ferai pas tout parce qu'entre les keupines, les réunions de famille et je ne sais quoi j'aurai moins de temps que je l'imagine. 15 jours ça passe vite mine de rien. Bon je vous ferai un bilan post-vacances qui je l'espère ne me fera pas trop rougir.
PS : A part ça, je sais que vous vous demandez avec angoisse si j'ai finalement pu mettre la main sur des patates pour cuisiner cette tartiflette dont j'avais tant envie. Rassurez-vous, la réponse est oui. J'ai même frôlé l'overdose vu que je me suis retrouvée avec un énorme plat à gratin à vider. En tout cas, l'envie m'est passée!
12:28 Publié dans M* thésarde, Teaching | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : petit papa noël, amène-moi un plan de thèse
14.12.2009
La requête Gougoule du jour
Quelqu'un est arrivé sur ce blog en tapant "comment soutenir une soutenance de thèse".
Mon (Ma) Pauvre.
Si je savais.
Le jour où j'en serai là, déjà, ce sera beau et je pense que je pleurerai des larmes de joie. Parce que pour l'instant j'ai franchement du mal à me projeter si loin (en 2019, je le rappelle).
Mais j'ai envie de dire qu'il ne faut peut-être pas trop s'inquiéter à ce stade. Je pense que le jury a déjà une grosse idée de ce qu'il va dire et de la mention qu'il va te mettre. Tout est presque déjà joué avant la soutenance, non? (je demande à M* aussi, là, qui la seule lectrice docteur que je connaisse).
Bref ponds un truc sur le pourquoi du sujet et ce que t'as essayé de démontré et hop! Tiens-nous au courant, lecteur anonyme arrivé par hasard.
10:36 Publié dans M* thésarde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : soutenance de thèse
12.12.2009
London Calling
Après avoir vu Muse en concert (ouais, c'était très bien même si je me suis sentie vieille parce que j'applaudissais poliment alors qu'à côté de moi une horde de jeunes était en plein pogo, à hurler les bras en l'air), A*-l-lautre-allocataire-monitrice et moi sommes allées à Londres. A* devait consulter des ouvrages à la British Library et m'a proposé de l'accompagner. 4 jours à Londres, ça ne se refuse pas, et ce voyage tombait drôlement bien : une petite parenthèse enchantée dans un décembre bien morose, c'est toujours ça de pris!
Bon, nous avions réservé nos billets depuis septembre, et le département d'anglais a bien sûr choisi de placer une réunion pile au moment du séjour rien que pour nous faire culpabiliser. On était embêtées de la louper, surtout qu'après il y avait le pot de départ de la secrétaire, mais en même temps, vu qu'on fait tapisserie à ces réunions (ben oui on n'a pas grand chose à dire ni à faire vu le peu d'heures qu'on fait et le peu de responsabiltés qu'on a), je pense qu'on n'a manqué à personne (les méchants. Nous pourtant on a pensé à eux).
Bref, A*, qui a l'habitude de venir à Londres, avait choisi un hôtel à deux pas de la gare, et de la British Library, qui est drôlement chouette. Toute neuve, claire, aérée, avec des fauteuils partout sur lesquels j'ai pu bosser tranquille pendant que A* consultait ses grimoires dans une salle spéciale.
Et puis quand on bossait pas, on a fait des virées au centre-ville : Oxford Street, Regent Street, Carnaby Street, Covent Garden, Piccadilly Circus, Trafalgar Square et cie. J'étais déçue par les illuminations et décos de Noël, je pensais qu'elles seraient plus nombreuses que ça. C'est peut-être la crise qui est passée par là. Il y avait quand même les chants de Noël que j'aime bien dans la rue et dans chaque magasin, genre "Let it Snow Let it Snow Let it Snow" ou "Santa Claus is Coming to Town". J'ai essayé des chaussures chez karen millen pour vérifier ma taille (ebay, à nous deux) et je suis tellement sérieuse que je n'ai même pas essayé de robe. D'ailleurs je n'ai quasiment rien rapporté à part un petit cadeau pour ma soeur et le lait pour le corps à la noix de coco de chez Body Shop que j'hésitais à m'acheter depuis des années (je ferais mieux d'hésiter sur des robes à 150 euros que sur du lait hydratant à 20, mais passons). Nous sommes allées au marché de Camden, toujours haut en couleurs. Et on a mangé au pub. J'adore manger au pub, des grosses frites grasses et des onion rings (on ne se demande pas pourquoi j'ai pris 5 kilos lors de mon année en Angleterre il y a quatre ans). A*, elle, a un tout petit appétit, genre elle ne finissait pas ses frites. Comment est-ce possible? Bon, pour sa défense, son fish and chips était vraiment énorme, et elle avait besoin de sa barre de chocolat les soirs avant de se coucher. Chacun ses manies. Moi c'est le gras, ("le gras, c'est la vie", dit Karadoc dans Kaamelott), elle le cacao.
On a parlé de fringues et de thèse, de littérature et des peintres qu'on aimait (j'aime la Renaissance italienne et elle les peintres flamands), des cours à la fac, et des voyages qu'on a faits et qu'on aimerait faire.
Dans un but purement sociologique nous avons acheté le Glamour et le Cosmo anglais. Après comparaison minutieuse avec leurs homologues français, nous en avons conclu qu'il y avait plus de contenu (si l'on peut dire) dans les magazines anglais (comprendre: il y a plus d'articles), mais que ledit contenu était plus trash. C'est fou aussi le nombre d'articles sur les méfaits de l'alcool dans ces magazines : attention à ne pas trop picoler en présence de votre boss (euh c'était pas évident?); attention à ne pas laisser votre verre sur une table si vous ne voulez pas vous faire droguer et violer; après être allée en boîte, attention à ne pas rentrer seule bourrée avec votre culotte sur la tête etc etc. C'est vraiment un fléau là-bas (je ne dis pas que ça ne l'est pas ici mais c'est vrai que d'après mon expérience, les Anglaises picolent plus que les Françaises. Je me souviendrai toujours de la tête de mes parents lorsqu'ils sont entrés dans un pub pour la première fois et vu des Anglaises se siffler une bouteille de blanc à 2 avant d'en commander une autre :D).
Bref, c'était bon d'oublier la réalité du quotidien pendant quelques jours.
20:08 Publié dans M* thésarde, Vie quotidienne, Voyage | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : muse, londres, oxford street : 2, 5 km de magasins
29.11.2009
Coup de flip
Mais au fait! Je ne suis pas revenue vous donner des nouvelles de J*! Sa soutenance s'est passée comme dans un rêve, et sous une pluie de compliments elle est devenue Docteur (avec félicitations du jury, s'il vous plaît).
Personnellement je compte soutenir en 2019, vous pouvez le noter dès maintenant dans vos agendas. Malheureusement mon directeur de thèse, croisé lors de la fameuse soutenance, ne l'entend pas de cette oreille (comment ça il ne veut pas me traîner comme un boulet pendant dix ans?) et il m'a dit "Euh non, toi c'est dans deux ans". Gloups. Double gloups parce que j'ai dû dans un même élan lui avouer ma faute : à force de procrastiner, j'ai complètement oublié d'envoyer un article (le seul que j'ai écrit en fait) à une revue. J'étais censée l'avoir envoyé depuis septembre quand même. Shame on me, pour paraphraser ma chanteuse préférée. Le pire c'est que j'ai eu beau chercher, je ne me suis trouvé aucune excuse. J'ai dû reconnaître piteusement que j'avais merdé. Je sais, et mon directeur me l'a redit (tout en me menaçant de coups de pied aux fesses), qu'il faut que j'aie des articles publiés. Mais je ne sais pas pourquoi j'ai pas fait ce truc, alors que j'ai franchement eu le temps.
Bref de retour chez moi, complètement paniquée, je me suis donc enfin attelée à la tâche, en me maudissant de ne pas m'y être prise avant. Retoucher le texte par ci par là, mettre les titres, les guillemets, les notes de bas de pages, les notices bibliographiques etc etc aux normes de la revue visée c'est long et chiant. Trimer pendant des heures pour envoyer cette saleté en sachant qu'ils ne vont certainement pas l'accepter, c'est frustrant. Mais ça fait partie du jeu. Par les temps qui courent les doctorants ont tout intérêt à avoir des publications s'ils veulent être qualifiés (= s'ils veulent être jugés dignes de devenir MCF. Comment ça c'est pas clair ce que je raconte?)
Puis, toujours fin stressée, j'ai enchaîné sur la correction de mes versions (j'en ai entre 70 et 80, pas eu le courage de compter. Priez pour moi!) et je me suis couchée méga tard avec le tome III de Millenium (qui n'est pas facile à lire en position allongée parce qu'il est super lourd. il fait 600p, et pas au format poche).
Allez, pour finir, une petite perle dénichée dans les copies : "le mysthère de la sombreté l'attrayait". Et ouais!
11:01 Publié dans M* thésarde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : article, soutenance de thèse, casse-toi pov'chercheur non publiant
25.11.2009
Au pays des docteurs qui lisent des livres et ne soignent pas la grippe A
Séquence émotion aujourd'hui chez les faux-profs : J*, hispaniste de son état (mais on l'aime quand même) est la première de la bande (et pas la dernière, espérons-le) à soutenir sa thèse, à 14h bâtiment Lettres, fac de Maville. Venez nombreux, un pot sera servi à l'issue des 4h de soutenance (mais vous serez gentils de ne pas vous pointer uniquement pour le pot, bande de sauvages. Les petits fours se méritent).
D'ailleurs quand je soutiendrai enfin ma thèse, en 2027, vous serez bien sûr tous conviés.

09:51 Publié dans M* thésarde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soutenance de thèse, allez, une petite mention très honorable? les petits fours c'est top, graduation
23.11.2009
En demi-teinte
Mélange de joies et de peines la semaine dernière.
Mon grand-père est à l'hôpital de Maville et la famille se relaie pour aller le voir (tout le monde habite à 90 km d'ici, sauf moi bien sûr). Jeudi j'ai enfin pu mettre la main sur le médecin, qui a bien pris le temps de m'expliquer la situation. En résumé, c'est mauvais, mais on attend d'autres résultats d'examens qui permettraient peut-être d'avoir un petit espoir (opération peut-être envisageable).
Vendredi matin, j'ai dû pousser un coup de gueule avec l'un de mes groupes de version, pourtant enthousiaste et sympathique d'habitude. Sur 25 personnes je pense que 4 étudiants à tout casser avaient préparé le texte. J'ai peut-être trop d'illusions, parce que j'étais une étudiante sérieuse qui bossait, mais je suis franchement déçue par leur comportement. Ca me fait halluciner de les voir aussi apathiques et tire-au-flanc après 6 semaines de cours seulement, dans une filière qu'ils sont censés avoir choisie. C'est fatigant en plus de devoir pousser et tirer une classe qui n'a rien fichu et ne veut donc pas participer (parce que sans dicitionnaire beaucoup n'alignent pas 4 mots, vu qu'ils sont peu familiers de l'exercice) et qui voudrait se contenter de recopier la correction que je propose sans s'être confronté une seule seconde au texte. Quand je leur ai fait part de mon mécontentement, en leur faisant remarquer qu'ils étaient maintenant adultes et qu'ils devaient se prendre en main sans attendre que leur maman les pousse au travail, et qu'ils ne mettraient pas les pieds en licence à ce train-là (ben quoi, c'est vrai!), certains (certaines, plutôt) ont juste affiché un sourire narquois. Un groupe de filles à qui j'avais déjà fait une remarque au cours précédent a passé l'heure et demie à bavarder (je précise au passage que lorsque je les ai interrogées, à ce cours et au précédent elles ne savaient rien dire parce qu'elles n'avaient rien fait). A la fin de l'heure, je leur dis donc qu'elles feraient peut-être mieux de ne pas venir à mon cours, vu le bénéfice qu'elles en tirent. Et là, une fille de la bande se met à hurler : "Ouais vas-y ça m'énerve, ça! blablabla De toute façon vous avez aucune preuve qu'on a pas préparé, là c'était exceptionnel (yeah right!) blablabla" et elle empoigne ses affaires et se casse avec un "Bon WE" cinglant. Moi qui n'ai pas encore mis les pieds dans le secondaire, j'ai eu un instant l'impression de me retrouver au collège, ce que je n'ai pas manqué de lui faire remarquer. Bref la suite au prochain épisode, mais je ne suis pas convaincue que mon coup de gueule aura suffi à les mettre au travail. Apparemment les autres profs trouvent aussi que les 1ères années sont de sacrés fumistes cette année. Un prof de thème a quand même trouvé dans un devoir "mar" pour traduire "mer"! Même mes parents qui ne parlent pas anglais savent que la mer c'est "the sea".
Samedi, après un nouveau petit tour à l'hôpital avec ma grand-mère et mes parents, j'ai retrouvé mes keupines pour un peu de lèche-vitrines et un petit resto. Nous avons bien entendu visité le point Karen Millen des Galeries. La-keupine-qui-a-le-même-prénom-que-moi (pas pratique!) et J* ont essayé des tas de robes de réveillon trop jolies et trop hors de prix. J'ai passé mon tour cette fois-là, je n'ai même pas voulu essayer juste pour le plaisir comme elles l'ont fait. En plus, j'ai atteint mon quota de robes, et je veux qu'il me reste de l'argent pour les cadeaux de Noël!
Dimanche matin, réveil tardif et long petit-déjeuner-potinage avec A* que je n'avais pas vue depuis lontemps et qui était restée dormir chez moi. J'aime bien ces dimanches chauds et douillets.
Ensuite j'ai commencé à corriger mes 75 copies (premier devoir maison de l'année) avant de me faire un petit ciné : L'Imaginarium du Docteur Parnassus. Il est joli visuellement (un univers qui rappelle furieusement Tim Burton), mais l'histoire est un peu décousue et selon moi sans intérêt. M'enfin c'était ça ou 2012 (no way!), ou encore Twilight, qui ne me dit rien même Robert Pattinson est un vampire plutôt appétissant.
Le soir j'ai fini Confessions of a Shopaholic qui ne restera pas dans les annales mais que j'ai préféré à A Year in the Merde. (Ma vie est vraiment passionnante).
Programme de cette semaine : j'attaque Millenium tome 3, je corrige joyeusement mes copies (mes cours sont déjà prêts, je suis tranquille de ce côté-là), je ne me laisse pas affecter par le comportement des étudiants, je vais voir mon papi, je vais à la soutenance de thèse d'une amie, et je bosse la mienne, de thèse.
Bonne semaine à vous!
11:35 Publié dans M* thésarde, Teaching, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : le travail c'est la santé, karen millen is our goddess comme d'hab, ma vie est palpitante
10.11.2009
Raté!
Dimanche, comme tous les dimanches, je me suis dit qu'il fallait que je me ressaisisse (j'espère avoir mis le bon compte de "s") et que je me remette à travailler plus sérieusement, comme j'avais réussi un peu à le faire il y a quelques semaines, en allant à la bilbiothèque et tout. Au cas où vous ne l'auriez pas compris, j'ai parfois du mal à trouver la motivation quand je suis seule chez moi et que j'ai un record à battre à Sushi panic la tête remplie par d'autres préoccupations.
Bon ça allait être difficile de commencer à redevenir sérieuse dès le lundi vu que ma copine A* venait déguster des cookies à 16h30 et que je n'avais pas fait les courses (parce qu'il pleuvait samedi et que du coup je n'avais pas envie de sortir (enfin de sortir au supermarché parce que ce samesi-là je suis quand même aller faire du shopping et j'ai mangé au restau avec mes copines)). D'ailleurs c'est terrible (ou c'est peut-être mon karma) j'ai un peu raté mes cookies, chose qui ne m'était JAMAIS arrivé en 10 ans de carrière comme cuisinière de cookies. Parce que j'ai voulu faire la moitié des proportions et que j'ai oublié de diviser par deux le nombre d'oeufs (silly me). Et parce que par flemme j'ai acheté des pépites de chocolat au lieu de casser une tablette de Nestlé dessert et que du coup c'était moins bon.
Mais je m'égare.
Donc lundi c'était râpé (surtout que le soir y'avait Cold Case ) mais j'avais décidé de me rattraper aujourd'hui : j'avais prévu d'être à la fac à 14h maxi pour faire des photocopies et lire tranquille mon bouquin. Une pause était prévue avec L* entre deux de ses cours d'agreg, de 16h à 17h à la cafèt. Puis je rebosserais. J'avais choisi le lieu idéal pour bosser en paix : la salle des profs qui dispose de 2 photocopieuses et qui est super calme pour lire vu que personne ne s'y attarde. Il y a une très bonne bibliothèque à la fac mais c'est un terrain miné: j'y ai travaillé quand j'étais étudiante (je rangeais les bouquins, quoi) et du coup je connais les bibliothécaires, ce qui fait que chaque fois que j'y vais je discute déjà pendant une demi-heure minimum avant même de m'installer à une table. Après je suis énervée d'avoir perdu du temps et ça me déconcentre.
Déjà je suis partie en retard de chez moi pour une raison obscure, alors que je savais pertinemment que je devais faire un détour pour racheter une carte de bus. Puis j'ai manqué mon premier bus (je l'aurais peut-ête eu si j'avais couru mais j'ai pas osé; déjà parce que j'ai l'air ridicule quand je cours, surtout avec mes talons, ensuite parce que j'avais peur qu'il démarre pile quand j'arriverais à sa hauteur, rouge, transpirante et esoufflée, le museau écrasé contre la porte (oui c'est (presque) du vécu).
Du couo, je me suis dit que j'alalis occuper mon temps intelligemment en attendant le bus suivant, c'est-à-dire que plutôt que de rester piquée debout dans le vent, je suis allée reluquer les bottes plates que j'avais repérées dans une vitrine en haut de la rue . C'est comme ça que j'ai laissé passer le deuxième bus.
Bilan : arrivée à la fac à 14h15 dans le troisième bus, au lieu des 14h visées. Je fonce à la reprographie récupérer mes textes pour les cours de cette semaine, avant de me ruer en salle des profs (d'ailleurs qui est le petit rigolo qui a mis un prospectus de salle de gym dans mon casier? Qu'il se dénonce!) Des 2 photocopieuses de la salle des profs, l'une était en panne, l'autre était occupée (chose qui n'arrive bien sûr jamais quand je n'en ai pas besoin). Au bout de 10 minutes, j'ai enfin pu me lancer dans mes photocops (tout ça pour quelqu'un que je ne connais même pas très bien et qui veut que je lui envoie mes vieux devoirs d'agreg, ma générosité me perdra), mais évidemment quelqu'un de pressé avait besoin d'en faire "juste une", je lui ai donc cédé la place avec toute la bonté (de façade) qui me caractérise.
Bref, un quart d'heure plus tard (soit à 14h40 si vous avez bien suivi), après m'être fait peur en regardant une énième fois la liste des bouquins qu'il me reste à lire, je me mets enfin à mon bouquin.
J'ai dû lire une demi-heure à tout casser avant que n'arrive mon directeur de thèse, qui est (c'est bien là mon drame) à peu près aussi bavard que moi. Il m'a proposé un chocolat, je ne pouvais décemment pas refuser, et puis d'accord, on a papoté jusqu'à 16h, mais nous avons échangé des choses utiles (et pas du tout stressantes) du genre "si tu veux faire les doctoriales en mai tu auras quand même intérêt à ce moment-là à avoir une problématique solide et des axes d'étude et à savoir où tu veux aller". Gloups, c'est tout à fait vrai, mais je me sens pas prête, là.
Et 16h était l'heure de mon RDV avec L*, que je n'ai pas annulé parce que de toute façon elle était en cours et je n'avais aucun moyen de la prévenir (et c'est méchant de poser des lapins) et puis nous avions comme toujours des choses essentielles à nous dire (par exemple sur D* le beau lecteur américain qui fait tourner la tête des étudiantes).
Détour par la biliothèque en rasant les murs pour emprunter un bouquin, puis retour chez moi où j'ai dû préparer à manger (pourquoi est-ce que je mets toujours une plombe à éplucher des champignons?). Total je suis rongée par la culpabilité, mais je prends encore du temps pour vous raconter tout ça. Et maintenant c'est l'heure de Desperate Housewives...
Demain c'est décidé, je m'y mets sérieusement!!
20:42 Publié dans M* thésarde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : boulot, la solitude du thésard, biblio zéro
21.10.2009
Je m'appelle M* et je suis doctorante ascendant fausse prof.
Ma môman est prof d'italien (et pour répondre à vos interrogations, oui elle est un peu triste que j'aie plutôt choisi d'étudier l'anglais alors qu'elle trouve que c'est une langue très moche, et que la moitié de ma famille est italienne). L'autre jour, un de ses collègues prof de maths lui a demandé ce que faisaient ses filles (donc moi et ma soeur). Et quand ma mère lui a expliqué que je faisais une thèse en littérature il a (enfin "il aurait", je devrais utiliser le conditionnel parce que je n'étais pas présente, objectivité journalistique toujours) ricané en répondant "ha ha je ne savais même pas que ça existait les thèses en littérature". "Gros con" rétorqua ma mère mentalement. Mais comme elle est polie (parfois)je crois qu'elle s'est contentée de le regarder de travers.
La vie de thésard n'est pas de tout repos, on passe la moitié de son temps à se justifier. Déjà la plupart des gens ne comprennent pas qu'on aime les études au point de les rallonger pour le plaisir ce qui me vaut régulièrement des "mais ça sert à quoi?" et des regards consternés ("la pauvre, elle finira vieille seule et aigrie, dévorée par son chat"). Ensuite ils pensent effectivement que ça n'existe que dans les domaines scientifiques (ou à l'extrême rigueur en Histoire s'ils ont vu On Connaît la Chanson), d'où la question récurrente, plus ou moins fielleuse selon la personne qui la pose: "Mais ça consiste en quoi en fait la recherche en littérature/en langues?" Je tiens à préciser que cette question m'a été posée plusieurs fois non par des individus lambda auxquels on peut pardonner parce qu'ils ont le droit de ne rien y connaître, mais par d'autres doctorants (mais venant de domaines scientifiques, donc persuadés que leurs travaux à eux, qui sont rigoureux et pas des élucubrations de femmes saoûles comme les nôtres, font révolutionner le monde). Il y a même quelqu'un qui a dit un jour à une copine doctorante en espagnol : "c'est quoi le principe? Vous cherchez des nouveaux mots?" Elle a eu envie de lui rétorquer qu'effectivement il n'y avait pas encore de mot pour qualifier sa connerie, mais elle n'a pas osé. Perso je crois que la prochaine fois j'oserai. Et à celui qui me demande à quoi ça sert je dirai "à rien". Marre d'expliquer en long en large et en travers à des gens sceptiques et arrogants que la culture, c'est quand même un peu ce qui nous élève au-dessus de l'animal et que donc c'est important de la préserver. Que la littérature est pour moi une source d'épanouissement et d'enrichissement perpétuel, que lorsqu'un texte/un auteur nous intéresse, on a envie de creuser, de se l'expliquer et de le faire découvrir aux autres.
Quand on est allocataire-moniteur comme moi, et donc qu'on a une bourse ministérielle assez conséquente (euh pas 2000 euros non plus hein, ne vous emballez pas) pour faire ses recherches (la fameuse allocation de thèse) et qu'on enseigne en même temps, mais seulement 64h à l'année, faut se justifier deux fois plus. Déjà personne ne comprend rien à ce statut bâtard. Y'a qu'à voir le mal que j'ai eu à convaincre mon agence immobilière de me louer mon appart parce que j'aurais un salaire fixe et tout. Ou y'a qu'à voir mes oncles et tantes (que j'aime et à qui je ne prête aucune mauvaise intention, par contre) me demander ce que je fais cette année (ben comme l'année dernière!) et si après je vais enseigner, et si je vis encore aux crochets de mes parnets. Ensuite certains pensent qu'on est juste payé à glander, ce qui est proprement scandaleux, abattons tous ces fonctionnaires (en plus ça fait un peu pseudo-fonctionnaire dans mon cas). Coupler les fonctions de thésard et de prof, faut être vicieux quand même. Non mais c'est vrai. Faut vraiment avoir envie de se faire critiquer. Je tiens quand même à signaler que je me suis dépouillée tout au long de mes études, et notamment pour avoir cette allocation de thèse. J'ajouterai sans vouloir paraître pédante que ce n'est pas si facile d'en obtenir une (dans ma fac il fallait être agrégé et avoir eu un M2 (soutenu en mai/juin) avec mention TB, et ensuite passer un oral pour présenter son projet de thèse, et comme on est en "compétition" avec les autres thésards de sciences humaines, on, n'est pas sûr du résultat, il n'y a pas forcément chaque année une allocation réservée à l'anglais).
Tout ça pour dire que j'estime ne pas avoir volé ma place et que donc j'aimerais bien qu'on me foute la paix. Non mais!
Enfin ça nous permet d'en rire entre nous. Nous, c'est moi et les autres monitrices et ATER (attachés temporaires d'enseignement et de recherche, qui couplent aussi thèse et enseignement mais font le même nombre d'heures qu'un maître de conf') que je connais. On est 6, 3 anglicistes et 3 hispanistes, 5 filles et un garçon, et entre nous on s'amuse à se surnommer les "faux profs" à cause du statut bâtard dont je viens de vous parler. On se retrouve régulièrement autour d'un verre ou d'une pizza pour se plaindre de nos thèses qui n'avancent pas assez vite (enfin sauf pour J* qui soutient bientôt!) et de certains étudiants trop mous ou (c'est plus souvent le cas cette année) trop arrogants. Justement on s'est vus hier soir, ça m'a remonté le moral. On se rend compte qu'on a tous exactement les mêmes problèmes, et partager nos angoisses nous fait du bien. On se sent moins seul et désemparé face à nos bouquins.
Et puis je voudrais pas paraître faire de la lèche à M* aussi et à mon directeur de thèse, mais dans notre département on a aussi la chance d'avoir des maîtres de conf' jeunes et qui n'ont pas la mémoire courte, c'est-à-dire qu'ils se souviennent être passés par là y'a pas longtemps et qu'ils se montrent dispos pour donner des tuyaux, prêter des bouquins, nous tenir compagnie aux colloques etc (et même donner sa thèse, pas vrai? ;-) )
A part ça il pleut, faut absolument que je me trouve des chaussures plates adaptées à la pluie (les dernières chassures que j'ai achetées sont des salomés à talons vertigineux en daim, autant dire que j'ai tout faux). Dommage que je n'arrive pas à remettre la main sur mes vieilles Docs du collège/lycée, ça revient à la mode.
Châtaigne est complètement folle: depuis quelque temps elle se met à lécher tout ce qu'elle trouve, en particulier mon bureau, mon ordi et mon sac, bref des choses dont je ne pensais pas qu'elles pouvaient être appétissantes...
Bon, faut que je me remettre à mon bouquin sinon je vais encore culpabiliser!
16:59 Publié dans M* thésarde, Teaching, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
06.09.2009
A la recherche de l'élu (je parle d'un manteau, ne vous emballez pas)
La journée shopping de samedi fut frustrante; comprendre par là que je n'ai rien acheté (alors que j'avais un bon de réduction chez One Step, mais ils n'avaient pas de robes qui me plaisaient). Mais c'est souvent le cas quand je fais les magasins avec mes parents, qui ne comprennent que moyennement qu'on puisse claquer autant de sous dans des fringues et des chaussures alors qu'en étant thésarde on devrait n'acheter que des livres intelligents (et économiser, aussi (mais ça je le fais aussi d'abord!)).
J'ai fait la grave erreur de montrer le manteau Chattawak que je convoitais à ma mère et ma soeur. Eh bien elles ont trouvé le moyen de m'en dégoûter. Je cite (morceaux choisis parce que ça a duré 5 bonnes minutes) : ma mère: "Oh là là mais ça ne te va pas du tout, il est trop long et trop grand, t'es trop petite pour mette un truc pareil". Ma soeur : "sur le cintre il était joli, mais sur toi c'est moche" (bon là je noircis le trait, elle ne l'a pas tout à fait dit comme ça, mais quand même). Ma mère : "on dirait une vieille redingote"; ma soeur : "nan, on dirait plus une robe de chambre". Bref je suis repartie dépitée (mais au moins ça m'a évité d'acheter une fringue qui apparemment m'allait aussi bien qu'une robe de bal à un dromadaire). Heureusement, plus tard j'ai retrouvé ma copine J* qui est nettement moins rabat-joie et qui dépense plein de sous en sacs à main (ce qui n'est pas la seule raison pour laquelle je l'aime), et avec elle je suis allée essayer les manteaux chez Karen Millen pour me consoler. Il y en a un rouge trop beau (et aussi cher qu'il est beau).

A part ça, (je parle thèse du coup pour compenser mes grelucheries) j'ai commandé Esthétique et théorie du roman de Bakthine, que je vais lire bientôt. Avant cela je dois terminer les essais de James, et j'ai prévu également d'entamer dès lundi L'anti-nature de Clément Rosset que j'ai peur de ne pas comprendre (je suis un peu lente d'esprit). Je vais à la bibliothèque municipale avec ma copine L* qui bosse l'agreg (beurk, je me dis à chaque fois que je suis bien contente d'en avoir fini avec ça!), et on est tellement motivées qu'on réussit à ne même pas bavarder (sauf bien sûr sur le chemin du retour). Franchement, ça compte. Je trouve que la solitude pèse vraiment quand on bosse sa thèse. Là au moins on arrive à se tenir compagnie sans se disperser.
Petite citation pour la route, extraite de l'essai "The Future of the Novel" de Henry James (écrivain que je ne porte pas spécialement dans mon coeur parce que je trouve souvent son style pompeux et chiant comme la mort un peu trop ampoulé) : "The high prosperity of fiction has marched, very directly, with another 'sign of the times', the demoralisation, the vulgarisation of literature in general, the increasing familiarity of all such methods of communication, the making itself supremely felt, as it were, of the presence of the ladies and children--by whom I mean, in other words, the reader irreflective and uncritical".)
Prenez ça dans la tronche, les filles.
PS: je suis un peu déçue par Gougoule images, qui a séché sur ma requête de photos de "manteau immonde".
20:18 Publié dans M* thésarde, Sacs, chaussures et cie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : henry james, manteau, ma mère et ma soeur sont rien que des méchantes









