23.11.2009
En demi-teinte
Mélange de joies et de peines la semaine dernière.
Mon grand-père est à l'hôpital de Maville et la famille se relaie pour aller le voir (tout le monde habite à 90 km d'ici, sauf moi bien sûr). Jeudi j'ai enfin pu mettre la main sur le médecin, qui a bien pris le temps de m'expliquer la situation. En résumé, c'est mauvais, mais on attend d'autres résultats d'examens qui permettraient peut-être d'avoir un petit espoir (opération peut-être envisageable).
Vendredi matin, j'ai dû pousser un coup de gueule avec l'un de mes groupes de version, pourtant enthousiaste et sympathique d'habitude. Sur 25 personnes je pense que 4 étudiants à tout casser avaient préparé le texte. J'ai peut-être trop d'illusions, parce que j'étais une étudiante sérieuse qui bossait, mais je suis franchement déçue par leur comportement. Ca me fait halluciner de les voir aussi apathiques et tire-au-flanc après 6 semaines de cours seulement, dans une filière qu'ils sont censés avoir choisie. C'est fatigant en plus de devoir pousser et tirer une classe qui n'a rien fichu et ne veut donc pas participer (parce que sans dicitionnaire beaucoup n'alignent pas 4 mots, vu qu'ils sont peu familiers de l'exercice) et qui voudrait se contenter de recopier la correction que je propose sans s'être confronté une seule seconde au texte. Quand je leur ai fait part de mon mécontentement, en leur faisant remarquer qu'ils étaient maintenant adultes et qu'ils devaient se prendre en main sans attendre que leur maman les pousse au travail, et qu'ils ne mettraient pas les pieds en licence à ce train-là (ben quoi, c'est vrai!), certains (certaines, plutôt) ont juste affiché un sourire narquois. Un groupe de filles à qui j'avais déjà fait une remarque au cours précédent a passé l'heure et demie à bavarder (je précise au passage que lorsque je les ai interrogées, à ce cours et au précédent elles ne savaient rien dire parce qu'elles n'avaient rien fait). A la fin de l'heure, je leur dis donc qu'elles feraient peut-être mieux de ne pas venir à mon cours, vu le bénéfice qu'elles en tirent. Et là, une fille de la bande se met à hurler : "Ouais vas-y ça m'énerve, ça! blablabla De toute façon vous avez aucune preuve qu'on a pas préparé, là c'était exceptionnel (yeah right!) blablabla" et elle empoigne ses affaires et se casse avec un "Bon WE" cinglant. Moi qui n'ai pas encore mis les pieds dans le secondaire, j'ai eu un instant l'impression de me retrouver au collège, ce que je n'ai pas manqué de lui faire remarquer. Bref la suite au prochain épisode, mais je ne suis pas convaincue que mon coup de gueule aura suffi à les mettre au travail. Apparemment les autres profs trouvent aussi que les 1ères années sont de sacrés fumistes cette année. Un prof de thème a quand même trouvé dans un devoir "mar" pour traduire "mer"! Même mes parents qui ne parlent pas anglais savent que la mer c'est "the sea".
Samedi, après un nouveau petit tour à l'hôpital avec ma grand-mère et mes parents, j'ai retrouvé mes keupines pour un peu de lèche-vitrines et un petit resto. Nous avons bien entendu visité le point Karen Millen des Galeries. La-keupine-qui-a-le-même-prénom-que-moi (pas pratique!) et J* ont essayé des tas de robes de réveillon trop jolies et trop hors de prix. J'ai passé mon tour cette fois-là, je n'ai même pas voulu essayer juste pour le plaisir comme elles l'ont fait. En plus, j'ai atteint mon quota de robes, et je veux qu'il me reste de l'argent pour les cadeaux de Noël!
Dimanche matin, réveil tardif et long petit-déjeuner-potinage avec A* que je n'avais pas vue depuis lontemps et qui était restée dormir chez moi. J'aime bien ces dimanches chauds et douillets.
Ensuite j'ai commencé à corriger mes 75 copies (premier devoir maison de l'année) avant de me faire un petit ciné : L'Imaginarium du Docteur Parnassus. Il est joli visuellement (un univers qui rappelle furieusement Tim Burton), mais l'histoire est un peu décousue et selon moi sans intérêt. M'enfin c'était ça ou 2012 (no way!), ou encore Twilight, qui ne me dit rien même Robert Pattinson est un vampire plutôt appétissant.
Le soir j'ai fini Confessions of a Shopaholic qui ne restera pas dans les annales mais que j'ai préféré à A Year in the Merde. (Ma vie est vraiment passionnante).
Programme de cette semaine : j'attaque Millenium tome 3, je corrige joyeusement mes copies (mes cours sont déjà prêts, je suis tranquille de ce côté-là), je ne me laisse pas affecter par le comportement des étudiants, je vais voir mon papi, je vais à la soutenance de thèse d'une amie, et je bosse la mienne, de thèse.
Bonne semaine à vous!
11:35 Publié dans M* thésarde, Teaching, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : le travail c'est la santé, karen millen is our goddess comme d'hab, ma vie est palpitante
17.11.2009
Rubrique à brac
* La perle du WE
Ce WE je suis rentrée chez papa-maman pour voir un peu mon grand-père. Là, j'ai revu zia Vanna, la soeur de ma grand-mère ("zia" veut dire "tante"), arrivée en renfort de Turin. Vanna est toute petite, toute calme (la preuve, elle se laisse engueuler par ma grand-mère légèrement soupe-au-lait (surtout en ce moment) sans rien dire) et comprend parfaitement le français mais n'a jamais osé le parler. Du coup elle nous parle toujours en italien, mais l'ennui c'est que mon italien est un peu (doux euphémisme) rouillé depuis que la fac d'anglais est passée par là. Je sors donc des phrases étranges, qui ressemblent à un gloubiboulga d'anglais, français et italien, genre "non, en fait prendo il treno Sunday". C'est du grand n'importe quoi. Heureusement que je comprends quand même ce qu'elle dit. Enfin "heureusement", ça dépend des jours. Samedi, Vanna me demande (en italien donc) : "Tu es de 1983, c'est bien ça?" "Si" que je réponds (ouf ça je sais encore le dire). "Oui, c'est vrai que tu as l'âge de V*" (sa petite-fille), reprend-elle. "Si" que je réponds encore (car j'ai un vrai sens de la répartie). Et là: "Tu sais que V* a déjà deux enfants?" me dit-elle triomphalement.
grblmblmgrbmlmgrblm.
J'héberge zia Vanna et ma grand-mère à partir de demain parce que mon grand-père va être hospitalisé à Maville. Ca nous promet de joyeux moments.
* La joie du début de semaine
J'ai travaillé trop sérieusement hier, je ne suis pas peu fière. Et j'ai même pensé à rendre des bouquins à la BU et à amener mes textes de version à la repro à temps pour les avoir au prochain cours. Bref, je suis un modèle d'efficacité (ahem).
Pour me récompenser de mon organisation sans faille pour une fois, j'ai participé hier soir à une sorte de Cluedo en anglais. Chacun devait camper un personnage et mener l'enquête pour résoude un crime. C'était marrant.
* La lecture du moment
En fait ça m'ennuie un peu, A Year in the Merde. Je veux dire, je m'attendais à quelque chose d'encore plus cynique et marrant. J'ai du mal à m'attacher au narrateur. Ses histoire de c* ne sont pas passionnantes, ses histoires de boulot traînent en longueur, bref ce bouquin ne raconte vraiment pas grand chose. Tous mes espoirs reposent dorénavant sur Confessions of a Shopaholic.
* L'interrogation du jour
Mais mais mais Camille, où êtes-vous? j'ai essayé d'aller sur votre blog tout à l'heure et on me dit qu'il me faut un code!
14:00 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : l'auto-satisfaction c'est salutaire
04.11.2009
Nonno
Il y a longtemps que je voulais écrire une note sur mes grands-parents parce que je suis drôlement fière d'eux et de leur vie pas commune. Je préférerais l'écrire en d'autres circonstances, mais surtout je veux pouvoir l'écrire au présent.
Lorsque ma mère est née, dans leur petit village là-bas en Sardaigne, ma grand-mère avait 16 ans et mon grand-père 18. Ils s’étaient mariés en catastrophe le mois précédent, et le curé leur avait fait remarquer que normalement on était censé se marier à deux et pas à trois.
Puis mes grands-parents ont quitté la Sardaigne avec leurs deux premières filles (leur trois autres enfants sont nés en France). Je ne peux même pas imaginer ce que l'on ressent quand on a 20 ans et deux enfants en bas âge et qu'un jour on quitte sa famille et le village dont on n'est presque jamais sorti pour partir dans un pays inconnu dont on ne sait même pas parler la langue, dans l'espoir de trouver un travail et de vivre une vie meilleure.
En France ils ont d'abord vécu dans une maisonnette (enfin, quasiment une cabane) isolée au milieu des bois où ma grand-mère restait seule toute la journée avec la trouille au ventre, puis dans un minuscule hameau, dans une maison que j’ai eu l’occasion de voir récemment et qui ne comportait qu’une grande pièce. Mon grand-père marchait les quelques kilomètres qui le séparaient de la gare tous les matins pour prendre le train qui l'emmenait à l’usine de la ville voisine. Ma grand-mère s’occupait des enfants. Une villageoise, qui devait avoir de la peine pour cette jeune maman étrangère, l’avait aidée à s’installer et lui donnait parfois à manger. Elle s’appelait « Madame Marie », et c’est pour ça que le plus jeune de mes oncles, né en France, s’est appelé Jean-Marie. A 25 ans, ma grand-mère avait déjà ses 5 enfants, 3 filles et 2 garçons.
Quand on demande à mon grand-père pourquoi ils n’ont pas eu plus de 5 enfants alors qu’ils étaient encore très jeune quand la dernière est née, il répond en riant : « Parce que depuis on a inventé le chauffage central ». Et quand on taquine ma grand-mère, ou que l’un de ses enfants lui cause du souci, elle dit toujours que si ça n’avait tenu qu’à elle, et si la pilule avait existé à l’époque, des enfants elle en aurait eu zéro. Toujours est-il qu’il y a eu 5 enfants, puis 11 petits-enfants, et 3 arrière-petits-enfants. Et qu’elle n’oublie jamais un anniversaire.
Comme les « vieux amants » de Jacques Brel, mes grands-parents on eu des orages. Mais 56 ans après ils sont toujours ensemble. Ils se chamaillent sans arrêt mais seule la cuisine de ma grand-mère trouve grâce à aux yeux de mon grand-père. Impossible de les imaginer l’un sans l’autre.
Mon grand-père a commencé à travailler à 14 ans et il a fait plusieurs métiers. Il a même été ramoneur à un moment, et du coup il connaît toutes les vieilles maisons bourgeoises de Lavilledemesparents (qui est en fait la ville de toute ma famille). Un jour mes grands-parents ont eu assez d’argent pour acheter un petit bar. Deux des jeunes gars qui venaient y boire des coups et jouer au flipper ont épousé mes tantes.
Puis la boucherie à côté du bar a fermé, et mes grands-parents l’ont rachetée et ont transformé le bar en pizzeria. Mes cousins et moi avons toujours connu le restaurant. Ma grand-mère faisait les meilleures pizzas du monde (et les meilleures pâtes aussi). Et à chaque Noël, toute la famille se rassemblait dans la grande salle pour un repas de fête avec foie gras et panettone, avant d’ouvrir les cadeaux. Puis en 2006, ils ont fini par en avoir marre. Les affaires marchaient moins bien, et à respectivement 70 et 72 ans, ils étaient fatigués. Ils ont vendu la pizzeria et pris leur retraite. C’était un bout de notre enfance qui s’envolait, mais d’un autre côté ils avaient bien mérité de se reposer un peu. Ils ne sont jamais retournés vivre en Sardaigne, même s’il y ont un appartement et qu’ils y vont plusieurs fois dans l’année maintenant qu’ils ont plus de temps. Leur vie est ici, avec nous tous.
Mes grands-parents ne sont pas beaucoup allés à l’école et ils n’ont jamais appris le français autrement que sur le tas. Alors même après des dizaines d’années ici ils le parlent toujours avec ce gros accent italien que j’adore. Et ils nous ont toujours parlé en français. D’ailleurs même entre eux ils parlent français, sauf quand ils se disputent et qu’il en veulent pas qu’on comprenne leurs noms d'oiseaux. A ce moment-là ils passent au sarde, et à chaque fois leurs enfants rigolent (parce qu’ils comprennent tout et qu’en plus le sarde est plein de sonorités marrantes) . J’aime bien leur écriture appliquée mais malhabile sur les cartes postales qu’ils nous envoient. Et bien qu’ils n’en aient pas fait, ils connaissent la valeur des études. Même si parfois ils ont du mal à comprendre quels concours ont passé ma sœur ou ma cousine, ou ce que je fais cette année, je sais qu’ils sont fiers de nous.
Mon grand-père a une grosse voix cassée, des lunettes noires et des chevalières. Dit comme ça il a un peu une dégaine de mafieux. Mais c’est l’homme le plus doux et le plus gentil que je connaisse. Tellement généreux qu’il a toujours aidé sa famille, ceux d'ici comme ceux qui sont restés en Sardaigne, et que toute la ville lui doit des sous. Il sait qu’il ne les reverra jamais, mais il est comme ça, il suffit qu’on pleure un peu sur son épaule pour qu’il donne sa chemise. Peut-être parce que lui-même n’a pas eu beaucoup autrefois. Comme moi il a facilement de la peine pour les gens, et il est vite ému. Il a les larmes aux yeux dès qu’on lui offre un cadeau, même tout petit. Il ne parle pas beaucoup, mais on sait qu’il est là pour nous, et qu’il partage nos joies et nos chagrins. Il adore danser et tâter de l’accordéon ou de la guitare alors qu’il ne sait pas en jouer. Il nous fait toujours les mêmes blagues et ça le rend tellement content que rien que ça, ça nous fait rire. Le voir sur un lit d’hôpital paraît contre-nature.
Je veux qu’il danse à mon mariage et que mes enfants le connaissent. Alors ne me l’enlevez pas maintenant.
15:08 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
03.11.2009
2009 sucks
Suis-je la seule à trouver que cette année 2009 est grave pourrie? Je ne parle pas que de moi et de mes déboires sentimentaux tellement pitoyables rocambolesques que même les scénaristes de Plus Belle la Vie n'oseraient pas s'en inspirer. Autour de moi j'ai l'impression de n'entendre quasiment parler que de tristesse, de drames et de séparations.
Là nous apprenons que mon grand-père maternel, mon petit papi, sans appétit et bien fatigué depuis quelques semaines, aurait peut-être une tumeur au pancréas. Autant dire que pour l'instant nous mettons tous nos espoirs dans ce "peut-être" et attendons un diagnostic plus rassurant.
Bref, ne soyez pas choqué(e)s si vous trouvez d'autant plus de notes futiles dans les jours à venir: vous l'avez compris, c'est ma parade.
Vivement 2010 en tout cas.
11:48 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : sometimes life sucks
28.10.2009
La malédiction de la lentille
Entre autres tares, je suis myope. Enfin non, je suis TRES myope, et même je suis myopissime. Je ne sais pas si je dois m'en vanter, mais je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi myope que moi (je ne doute pas que ça existe, ceci dit, et je plains de tout mon coeur les gens pour qui c'est le cas). Je ne peux pas survivre sans mes lunettes. C'est bien simple, à 30 cm je vois déjà flou, à deux mètres je ne reconnais pas le sgens (vous me direz, je ne les vois pas même avec mes lunettes, je ne sais pas pourquoi. Après ils croient que je les snobe alors que c'est triste à dire, mais je les ai vraiment pas vus!). J'ai l'impression de marcher dans un épais brouillard ouaté. Les gens et les choses n'ont plus de contours. C'est une sensation très bizarre, et ça m'angoisse un peu, dailleurs souvent je rêve que tout est très sombre autour de moi et que je vois presque plus rien.
Bref, du coup, mettre mes lunettes est toujours la toute première chose que je fais le matin, avant même de me lever. Je ne vous dis pas le bordel quand je pose mes lunettes pour enfiler un haut par exemple, et que je ne sais plus où je les ai mises. Seule, une fois sur deux, c'est quasiment impossible de les retrouver. Pourtant elles sont rouges!
Le fait de lire beaucoup et de passer des heures sur l'ordi n'arrange pas les choses.

13:43 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : myope comme une taupe, mascara, les labradors sont nos amis
27.10.2009
Harriet, une amie qui vous veut du bien
Aujourd’hui, lectorat adoré, je vais être un peu (et même carrément) langue de vipère et vous parler de ma pseudo-keupine Harriet, que j’avais évoquée en passant un jour, et qui, croyez-moi, vaut largement un article à elle seule.
Harriet n’est pas son vrai nom bien sûr. Comme l’indique mon titre, je me suis inspirée pour la baptiser du film « Harry, un ami qui vous veut du bien », dans lequel le Harry en question (joué par Sergi Lopez) s’immisce dans la vie d’un homme qu’il prétend connaître et lui pourrit complètement l’existence.
Harriet, je l’ai connue quand je suis arrivée à la fac. C’était difficile de la louper, parce qu’elle tient beaucoup de place (je parle uniquement de sa personnalité, pas de son physique), et facile de l’aimer au premier abord, parce qu’elle est drôle et exubérante. On se rend bien compte petit à petit qu’elle est assez médisante, voire carrément cruelle parfois, mais on pense que c’est juste pour nous faire rire, alors on laisse passer.
Harriet, il lui arrive toujours des histoires à dormir debout. Sauf que quand on la fréquente depuis plusieurs années comme moi, on se rend compte qu’à chaque fois qu’elle raconte la même histoire à de nouvelles personnes, celle-ci devient de plus en plus rocambolesque. Mais on se tait pour ne pas la mettre mal à l’aise devant son auditoire, et puis on se dit qu’au fond ce n’est pas grave si c’est exagéré ou même carrément inventé : l’important c’est qu’elle ait toujours une anecdote à raconter et qu’elle mette une bonne ambiance dans les soirées.
Mais petit à petit on se rend compte que notre amitié, même après plusieurs années, est très superficielle (j’ai franchement mis du temps à comprendre ceci dit). Parce qu’elle copine uniquement avec les gens qui l’intéressent sur le moment, autrement dit ceux qu’elle voit tous les jours et qui peuvent lui apporter quelque chose. Du coup, dès qu’elle n’est plus dans la même promo qu’une de ses copines, elle l’oublie. Quand notre copine commune Ch* a redoublé sa licence, Harriet l’a tout bonnement zappée. De toute façon elle a besoin d’être fusionnelle en amitié (c’est de courte durée par contre), donc elle ne peut être amie qu’avec une personne à la fois. Quand elle est allée un an en Angleterre, elle m’a donc un peu mise de côté et est devenue BFF (best friend forever) avec V*, sur laquelle elle crachait avant de partir. De retour en France, elles ont préparé le CAPES ensemble, et Harriet qui habitait loin de la fac dormait régulièrement chez V*. Jusqu’au jour où elle s’est trouvé un mec dans la promo et a tourné le dos à la pauvre V* sans plus de cérémonie. Quand Harriet et moi nous sommes retrouvées ensemble en agreg, c’était à nouveau l’amour fou (j’étais une étudiante sérieuse et je prêtais mes livres), puis elle a jeté son dévolu sur E* (vous savez, la copine avec qui je suis partie à NYC). L’année de stage IUFM, E* et Harriet ont donc vécu en coloc. Une vraie lune de miel, elles étaient inséparables. Elles se sont même pacsées (un faux pacs je précise) et ont fait des mutations simultanées. Sauf qu’en suivant la logique d’Harriet elles se sont mal débrouillées et se sont retrouvées à plusieurs centaines de km de chez nous. Elles se sont dit « Tant pis c’est pour cette année seulement, au prochain mouvement on refera une mutation simultanée pour revenir dans notre région ». Mais là-bas, Harriet a rencontré un mec, a complètement laissé tomber E* et a commencé à dire qu’elle ne voulait plus partir. Elle a voulu se dépacser de E* pour se pacser avec son nouveau mec, ce qui aurait laissé E* dans la mouise parce qu’elle se serait soudainement retrouvée sans aucun point pour rentrer. Bref, finalement elles sont revenues toutes les deux dans notre région, mais E* a compris sa douleur, et ça en a été fini de leur belle amitié (et de leur pacs bidon, ce qui n’est pas plus mal).
En fait, pour Harriet, y’a que son nombril qui compte. Au moins, n’aimer personne d’autre qu’elle-même lui permet de ne jamais souffrir. Mais elle déteste être seule, et ce sont ses amoureux qui en pâtissent le plus. Franchement, je ne souhaiterais même pas à mon pire ennemi de tomber sur elle.
Depuis que je la connais elle n’a pas été seule plus de quelques mois. Ce n’est pas un canon mais elle a quand même du chien, comme on dit, et surtout elle sait super bien s’y prendre. A tel point que tous ses amoureux (du moins tous ceux que j’ai rencontrés) étaient à ses pieds. En plus elle n’a aucun scrupule : mec déjà maqué voire homme marié, meilleur ami de son copain actuel, peu importe, tout ce qui a moins de 40 ans lui va. Dans le collège où elle a fait son stage, elle en a essayé 3 successivement avant de tomber sur la meilleure poire. (Elle est quand même allée jusqu’à prendre en photo une bague à 200 euros dans un magasin avant de la montrer à son mec (avec qui elle était depuis 15 jours) en lui disant « je veux ça ». Le pire c’est que ça a marché. Moi ça fait 3 ans que je dis à tout le monde que je veux un Lancel Easy Flirt et j’ai toujours rien).
Chaque nouveau mec est l’homme de sa vie, ils vont se marier, acheter une maison et avoir plein de bébés. Puis au bout de trois mois, dès que la passion s’émousse un peu, ou dès qu’il ne lui passe plus tous ses caprices (un jour elle a été scandalisée parce qu’un de ses mecs n’avait pas voulu lui acheter la minijupe Diesel dont elle avait envie), elle se lasse et décide de le larguer. Oui mais attention, pas n’importe quand : elle n’a pas voulu larguer Untel immédiatement parce que ça allait être son anniversaire et qu’elle voulait son cadeau. Et surtout elle ne part que si elle a quelqu’un d’autre dans le collimateur, quitte à rester plusieurs semaines avec quelqu’un qu’elle ne supporte plus. Au pire elle le trompera (Véridique, je l’ai vue faire au moins deux fois.). Avant son mec actuel, elle avait quelqu’un, qu’elle a largué seulement une fois qu’elle a été sûre que MecActuel était pris dans ses filets. Le pauvre Ex n’avait rien vu venir, vu qu’elle lui jurait que c’était l’amour fou. (Perso je pense que se faire larguer était franchement la meilleure chose qui pouvait lui arriver) Puis elle s’est lassée de MecActuel mais elle ne l’a pas largué parce que « on doit partir dans le Sud en vacances et c’est lui qui paie ». En plus entre temps E* a rencontré un amoureux (un vrai de vrai) et s’est pacsée, alors Harriet pouvait d’autant moins se retrouver seule (ben oui, surtout qu’elle avait dit à E* juste avant qu’elle rencontre son chéri que c’était pas étonnant qu’elle soit célibataire vu qu’elle était coincée). Harriet est donc aujourd’hui pacsée avec celui qu’elle voulait laisser tomber il y a quelques semaines.
Bon à vrai dire, nous (les 5 autres filles de la bande) sa vie amoureuse on s’en fout un peu. Au mieux ça nous fait rire, au pire ça nous fait de la peine pour les amoureux qui se retrouvent sur le trottoir sans avoir rien compris. Mais petit à petit on s’est rendu compte qu’elle effectuait surtout un sacré travail de sape envers nous. Le problème c’est que ça a mis longtemps à éclater au grand jour parce qu’on le pensait chacune dans notre coin sans oser le dire tout haut, de peur de passer pour la méchante. Mais on a fini par comprendre qu’Harriet, elle ne supporte tout simplement pas qu’on soit plus belle / plus mince / plus intelligente / mieux fringuée / plus heureuse qu’elle.
Alors elle balance. A E* qui nous voit plus souvent qu’elle (tout simplement parce qu’elle tient vraiment à nous, elle, et qu’elle fait l’effort de nous appeler et de venir nous voir !), Harriet demande si l’une d’entre nous a grossi depuis la dernière fois, et dit sur le ton de la confidence : « MecActuel m’a dit que j’étais superbe, et que quand il voyait mes copines, il me trouvait encore plus belle ». De J* (qui est agrégée et pas elle), elle a dit qu’elle était snob et qu’elle aimait trop l’argent. En voyant le superbe appart de cette même J*, elle a déclaré que la déco était super kitsch. Après avoir appris que M* (pas moi, mais une autre de mes amies qui a le même prénom) avait acheté un appartement, elle a décidé qu’il fallait qu’elle achète une maison. Quand E* stressait comme une folle lors de son année de stage et se demandait si elle allait être titularisée, Harriet lui disait que ses cours à elle se passaient super bien, que les élèves l’adoraient et que les formateurs l’encensaient. Quand j’ai commencé à avoir des problèmes avec mon amoureux, j’ai lu sur son visage (et vu dans son comportement) qu’elle jubilait : enfin le petit couple parfait devenait aussi foireux que ses propres relations. Quand on s’est remis ensemble, elle s'es énervé et a dit (aux autres, pas à moi) que je faisais vraiment n’importe quoi. (Aujourd’hui je ne sais pas ce qu’elle pense, j’évite soigneusement de lui parler de quoi que ce soit qui me touche).
Je suppose que vous comprenez maintenant pourquoi je parle de « pseudo-keupine ». Pour moi une amie n’est pas quelqu’un qui ne vous contacte que quand elle a besoin de vous et vous poignarde dans le dos. Mais je dois dire que si j’ai été peinée d’être oubliée quand elle est partie en Angleterre, je me fiche pas mal aujourd’hui de ne plus la voir. Et surtout, ses piques ne me touchent plus. J’estime avoir suffisamment d’amis pour qui je compte vraiment et qui comptent pour moi, et je me sens suffisamment bien dans ma peau pour qu’elle ne puisse plus tellement avoir d’emprise. A vrai dire, je la trouve plus pathétique qu’autre chose, et ses manœuvres me font rire maintenant que je sais que personne n’est dupe. Je me dis qu’elle ne doit pas se sentir si bien dans sa peau pour agir comme ça. Et qu’un jour, à force de trop jouer avec les gens, elle se retrouvera seule pour de bon. Au fond, peut-être que c’est ce qu’il lui faut : peut-être qu’à ce moment-là elle retrouvera enfin un peu d’humanité.
13:06 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : amitié, pseudo-keupine
23.10.2009
Suis-je une mauvaise mère?
Je ne vois pas comment je pourrais m'en sortir si j'avais des enfants, parce que je suis déjà incapable de me fair obéir de Châtaigne. Selon ma mère et ma soeur, je suis beaucoup trop permissive. "Ce n'est pas parce que tu la disputes qu'elle ne t'aimera plus" m'a doctement expliqué ma mère.
Donc j'essaie de faire preuve d'un peu plus d'autorité, to no avail, comme disent les Anglais. Malgré mes fessées à répétition, Châtaigne continue à faire pipi dans la baignoire un soir sur 3 (vous me direz, c'est mieux que dans les draps). Hier soir, elle a mangé la moitié de ma tarte aux épinards (plus précisément, elle a mangé uniquement les épinards, il restait tout la pâte). Puis elle a gratté sa litière deux fois pendant la nuit en faisant un tel potin que j'ai cru qu'elle utilisait un bulldozer. Ensuite toute enveloppée dans sa terrible odeur de litière elle est venue se coller à deux cm de mon visage pour me renifler et réclamer des câlins. Et enfin elle a démonté un tiroir de ma commode. Ouais, parce qu'elle est trop forte, elle sait ouvrir les tiroirs. Celui-ci était brinquebalant depuis plusieurs années. Maintenant au moins il est carrément cassé. Bref je sus restée encore 2h à fixer le plafond en attedant que le sommeil revienne et ce matin j'étais vraiment pas fraîche.
(ca fait vraiment vieille fille ce côté "je raconte avec tendresse les petites anecdotes de mon chat").
A part ça le proprio du chien qui jappe sans discontinuer depuis une demi-heure ferait bien de le faire taire avant que je sorte ma carabine. Sérieusement, je ne peux pas passer ENCORE une nuit de m...., je suis vraiment trop crevée. Ce matin je me suis assise pour la première fois en cours parce que je ne tenais plus debout. Mais je me suis vite relevée parce que je suis trop petite et je ne vois pas au-delà du premier rang si je suis au bureau. Et déjà que j'étais claquée ces petits saligauds (rassuez-vous, dans ma bouche c'est affectueux) m'ont fait crier: j'ai dû en engueuler trois ou quatre qui bavardaient/n'avaient pas fait leur boulot/étaient avachis sur la table (comme quoi, je viens pas à bout de ma chatte, mais avec les étudiants ça va). Du coup, ils étaient tout penauds et m'ont fait de grands sourires tout le reste du cours.
Pour bien me fatiguer et m'endormir plus facilement, je vais au bar ce soir. Pas toute seule je précise! Sinon ça fait un peu poivrote qui va chercher sa cuite. Ca va me faire du bien de voir du monde, des anglophones qui plus est. J'ai mis une jupe, me suis un peu maquillée (pas pour chercher un mec, juste pour me sentir bien) et j'ai décidé que j'allais juste en profiter et ne pas penser.
Bon WE à vous! Une pensée particulière pour Camille qui se marie samedi! Félicitations Camille!
20:48 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : châtaigne
21.10.2009
Je m'appelle M* et je suis doctorante ascendant fausse prof.
Ma môman est prof d'italien (et pour répondre à vos interrogations, oui elle est un peu triste que j'aie plutôt choisi d'étudier l'anglais alors qu'elle trouve que c'est une langue très moche, et que la moitié de ma famille est italienne). L'autre jour, un de ses collègues prof de maths lui a demandé ce que faisaient ses filles (donc moi et ma soeur). Et quand ma mère lui a expliqué que je faisais une thèse en littérature il a (enfin "il aurait", je devrais utiliser le conditionnel parce que je n'étais pas présente, objectivité journalistique toujours) ricané en répondant "ha ha je ne savais même pas que ça existait les thèses en littérature". "Gros con" rétorqua ma mère mentalement. Mais comme elle est polie (parfois)je crois qu'elle s'est contentée de le regarder de travers.
La vie de thésard n'est pas de tout repos, on passe la moitié de son temps à se justifier. Déjà la plupart des gens ne comprennent pas qu'on aime les études au point de les rallonger pour le plaisir ce qui me vaut régulièrement des "mais ça sert à quoi?" et des regards consternés ("la pauvre, elle finira vieille seule et aigrie, dévorée par son chat"). Ensuite ils pensent effectivement que ça n'existe que dans les domaines scientifiques (ou à l'extrême rigueur en Histoire s'ils ont vu On Connaît la Chanson), d'où la question récurrente, plus ou moins fielleuse selon la personne qui la pose: "Mais ça consiste en quoi en fait la recherche en littérature/en langues?" Je tiens à préciser que cette question m'a été posée plusieurs fois non par des individus lambda auxquels on peut pardonner parce qu'ils ont le droit de ne rien y connaître, mais par d'autres doctorants (mais venant de domaines scientifiques, donc persuadés que leurs travaux à eux, qui sont rigoureux et pas des élucubrations de femmes saoûles comme les nôtres, font révolutionner le monde). Il y a même quelqu'un qui a dit un jour à une copine doctorante en espagnol : "c'est quoi le principe? Vous cherchez des nouveaux mots?" Elle a eu envie de lui rétorquer qu'effectivement il n'y avait pas encore de mot pour qualifier sa connerie, mais elle n'a pas osé. Perso je crois que la prochaine fois j'oserai. Et à celui qui me demande à quoi ça sert je dirai "à rien". Marre d'expliquer en long en large et en travers à des gens sceptiques et arrogants que la culture, c'est quand même un peu ce qui nous élève au-dessus de l'animal et que donc c'est important de la préserver. Que la littérature est pour moi une source d'épanouissement et d'enrichissement perpétuel, que lorsqu'un texte/un auteur nous intéresse, on a envie de creuser, de se l'expliquer et de le faire découvrir aux autres.
Quand on est allocataire-moniteur comme moi, et donc qu'on a une bourse ministérielle assez conséquente (euh pas 2000 euros non plus hein, ne vous emballez pas) pour faire ses recherches (la fameuse allocation de thèse) et qu'on enseigne en même temps, mais seulement 64h à l'année, faut se justifier deux fois plus. Déjà personne ne comprend rien à ce statut bâtard. Y'a qu'à voir le mal que j'ai eu à convaincre mon agence immobilière de me louer mon appart parce que j'aurais un salaire fixe et tout. Ou y'a qu'à voir mes oncles et tantes (que j'aime et à qui je ne prête aucune mauvaise intention, par contre) me demander ce que je fais cette année (ben comme l'année dernière!) et si après je vais enseigner, et si je vis encore aux crochets de mes parnets. Ensuite certains pensent qu'on est juste payé à glander, ce qui est proprement scandaleux, abattons tous ces fonctionnaires (en plus ça fait un peu pseudo-fonctionnaire dans mon cas). Coupler les fonctions de thésard et de prof, faut être vicieux quand même. Non mais c'est vrai. Faut vraiment avoir envie de se faire critiquer. Je tiens quand même à signaler que je me suis dépouillée tout au long de mes études, et notamment pour avoir cette allocation de thèse. J'ajouterai sans vouloir paraître pédante que ce n'est pas si facile d'en obtenir une (dans ma fac il fallait être agrégé et avoir eu un M2 (soutenu en mai/juin) avec mention TB, et ensuite passer un oral pour présenter son projet de thèse, et comme on est en "compétition" avec les autres thésards de sciences humaines, on, n'est pas sûr du résultat, il n'y a pas forcément chaque année une allocation réservée à l'anglais).
Tout ça pour dire que j'estime ne pas avoir volé ma place et que donc j'aimerais bien qu'on me foute la paix. Non mais!
Enfin ça nous permet d'en rire entre nous. Nous, c'est moi et les autres monitrices et ATER (attachés temporaires d'enseignement et de recherche, qui couplent aussi thèse et enseignement mais font le même nombre d'heures qu'un maître de conf') que je connais. On est 6, 3 anglicistes et 3 hispanistes, 5 filles et un garçon, et entre nous on s'amuse à se surnommer les "faux profs" à cause du statut bâtard dont je viens de vous parler. On se retrouve régulièrement autour d'un verre ou d'une pizza pour se plaindre de nos thèses qui n'avancent pas assez vite (enfin sauf pour J* qui soutient bientôt!) et de certains étudiants trop mous ou (c'est plus souvent le cas cette année) trop arrogants. Justement on s'est vus hier soir, ça m'a remonté le moral. On se rend compte qu'on a tous exactement les mêmes problèmes, et partager nos angoisses nous fait du bien. On se sent moins seul et désemparé face à nos bouquins.
Et puis je voudrais pas paraître faire de la lèche à M* aussi et à mon directeur de thèse, mais dans notre département on a aussi la chance d'avoir des maîtres de conf' jeunes et qui n'ont pas la mémoire courte, c'est-à-dire qu'ils se souviennent être passés par là y'a pas longtemps et qu'ils se montrent dispos pour donner des tuyaux, prêter des bouquins, nous tenir compagnie aux colloques etc (et même donner sa thèse, pas vrai? ;-) )
A part ça il pleut, faut absolument que je me trouve des chaussures plates adaptées à la pluie (les dernières chassures que j'ai achetées sont des salomés à talons vertigineux en daim, autant dire que j'ai tout faux). Dommage que je n'arrive pas à remettre la main sur mes vieilles Docs du collège/lycée, ça revient à la mode.
Châtaigne est complètement folle: depuis quelque temps elle se met à lécher tout ce qu'elle trouve, en particulier mon bureau, mon ordi et mon sac, bref des choses dont je ne pensais pas qu'elles pouvaient être appétissantes...
Bon, faut que je me remettre à mon bouquin sinon je vais encore culpabiliser!
16:59 Publié dans M* thésarde, Teaching, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
16.10.2009
Always look on the bright side of life
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de ma môman (allez tous en choeur: bon anniversaaaaaaire, môman de M*!) donc je rentre tout à l'heure à Lavilledemesparents pour y passer le week-end. Ca fait super longtemps que je ne suis pas rentrée et selon ma soeur, je leur manque. Hihi c'est mignon tout ça.
Sinon, dans ma logique "haut les coeurs", j'ai emprunté hier Bridget Jones's Diary à la BU (ben quoi? En plus qui sait, je trouverai peut-être un texte de version intéressant dedans, au milieu des "shag" ["baiser" pour mon lectorat non angliciste]et "fuckwit" ["peigne-cul"] (qui a dit qu'on n'apprenait pas des tas de choses dans ce blog?)). Je l'avais déjà lu en français jadis, et là j'en ai déjà lu les 3/4 depuis hier (et j'ai vu les 2 films plusieurs fois) mais ce sera quand même une bonne parade en cas de difficulté à m'endormir ce soir. Bridget, on ne la présente plus, mais sans vouloir insister c'est quand même la fille lambda (et un peu gaffeuse/loseuse comme moâ) qui finit par se taper mon sex symbol number one, j'ai nommé le beau Colin Firth, objet de tous mes fantasmes (au cas où je ne l'aurais pas déjà dit trente fois) (on s'en fout qu'il s'empâte). Alors si ça, ça redonne pas foi en la vie!
D'ailleurs, je tiens à signaler aux indécrottables midinettes comme moi qu'il y aura bientôt (je ne sais pas quand) un Bridget Jones III! Hiiiii! (cri d'adolescente attardée).

16:04 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : happy birthday mummy, colin firth is my god
14.10.2009
Je ne préfère pas mettre de titre, je risquerais d'être vulgaire
Je ne crois pas être du genre à me laisser abattre, mais parfois tout de même ce n'est pas facile.
Genre hier, alors qu'il était 1h30 du matin et que je regardais fixement le plafond de ma chambre depuis trop longtemps à mon goût, je me suis dit "profites-en donc pour te cultiver un peu, t'as plein de DVD que t'as jamais vus". Je mets donc Crimes and Misdemeanors ("Crimes et Délits") de Woody Allen dans le lecteur DVD de mon ordi et je me rallonge. Oui bon, dès les 5 premières minutes ça parle de problèmes de couple (un homme qui n'arrive pas à se débarrasser de sa maîtresse), donc tout compte fait je rallume et je lis Glamour. J'ai pas envie d'ouvrir The Book of Daniel que j'ai lâchement abandonné il y a un moment parce qu'il faut être un mnimum concentrée pour le lire, donc ne pas avoir les paupières qui papillonnent à chaque page. Puis j'ai écouté la radio, et sachez qu'à 4h30 du matin sur RTL il y a des gens qui parlent et dont les voix nous évitent de penser et nous bercent. N'empêche, je me demande à quelle heure ils se lèvent pour aller bosser, ceux-là.
Si vous voulez mon avis, ce qu'il faut face à l'adversité, c'est une chanson de guerre. Pour moi, pendant l'agreg, c'était Don't Stop Me Now de Queen. Lors des premiers problèmes de couple, I Will Survive (mais pas la version des Bleus 1998 qui me donne envie de gerber). D'ailleurs je me suis fait une sélection "chansons qui boostent" sur l'ordi pour me donner du courage pour tout: la thèse, les courses, affronter la pluie etc., et franchement, ça marche pas mal. Là je dois essayer de faire un peu le ménage dans ma vie, et j'ai donc trouvé ce qu'il me faut : I Want to Break Free, de Queen encore une fois (cf le clip où Freddie Mercury passe l'aspirateur).
J'espère que je ne serai pas à côté de mes pompes en cours demain. En général j'arrive à faire abstraction de mes soucis, mais parfois on croit maîtriser la situation et on se rend compte avec le recul qu'on n'était pas si concentré que ça et qu'on a fait des petites conneries. Bref. Déjà que la semaine dernière mes étudiants ont refusé de croire que le mot "machine-outil" existait, il va falloir que je sois encore persuasive cette semaine!
Heureusement il y a ma soeur, ma môman et mes copines. Et puis, comme dirait Jacques Brel, "et puis il y a Châtaigne qui est belle comme un soleil et qui m'aime pareil que moi j'aime Châtaigne" (comment ça il ne parlait pas de Châtaigne?). Bon elle ne compense pas tout. Mais de la voir dormir tranquille sur mon lit à côté de moi, ou me regarder avec ses gros yeux mouillés avant de me sauter sur les genoux, ça fait du bien.
J'ai même pas envie de faire du shopping, c'est vous dire mon désarroi (le fait que j'aie acheté une robe et une nouvelle paire de salomés la semaine dernière sur un coup de tête et coup de blues, et que l'inscription en fac et la taxe d'habitation viennent de tomber y sont peut-être pour quelque chose.)
18:34 Publié dans Love actually, Sacs, chaussures et cie, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : grrrrrr









