17.08.2009

La spirale de l'échec strikes back

Lundi dernier je devais rentrer dare-dare à Lavilledemesparents pour que nous partions tous les 4, mes parents, ma peite soeur et moi, à Nice (ma mère avait déniché une offre sympa sur internet et nous avons décidé de partir un peu sur un coup de tête (c'est ça d'avoir des parents -et une soeur-fainéants et toujours en vacances fonctionnaires)).

Lundi matin fut donc le moment judicieusement choisi par Châtaigne pour dégobiller sur la housse (blanche) de mon canapé (évidemment hein, logique spirale de l'échec forever). Et cékiki s'est retrouvée à courir les pressings de Maville avec sa housse dégueu sous le bras (je rappelle au passage que je n'ai pas de voiture) au lieu de vérifier tranquillou qu'elle rentrait toujours dans son maillot de bain et de peaufiner sa valise? Cet épisode m'a rappelé le coup des ramequins et de la sangle pour valise introuvables. Bon sang mais Maville est vraiment le dernier des trous. Les 2 premiers pressings (l'un à côté de l'autre, heureusement) étaient fermés pour "congés annuels". Le 3ème était fermé le lundi.

Tandis que j'envisageais d'étrangler Châtaigne à mains nues afin de ne plus me trouver confrontée à ce genre de problèmes, je découvris qu'il y avait dans un centre commercial pas loin un C*nq à Sec ouvert.

Le plus terrible, c'est que les jours suivants j'ai pu vérifier une théorie que j'avais commencé à élaborer depuis quelque temps : j'entraîne mes proches dans ma terrible spirale... (Y'a qu'à voir ma copine E*:  à New York avec moi, elle a eu des tas de petites emmerdes. Depuis, elle est partie à Barcelone avec son mec, loin de mon influence néfaste, et tout s'est bien passé).

Mais laissez-moi vous apporter des preuves de ce que j'avance:

1/ samedi, ma mère m'apprend qu'on a piraté sa carte bleue et qu'un retrait de 600$ a été effectué à Chicago. (Sachez que les soupçons ont injustement pesé sur moi sous prétexte que je suis allée aux Etats-Unis. Bon, mes parents plaisantaient, mais quand même).

2/ quelques jours plus tard, mon grand-père se fait voler sa voiture. (Notons au passage que les policiers lui ont demandé si ce n'était pas plutôt qu'il était sénile et qu'il ne savait plus où il l'avait garée. Ben voyons.)

Mais il y a pire. La spirale de l'échec a atteint un nouveau stade : même les inconnus sont frappés par ma malédiction. Ainsi, vendredi, je suis allée récupérer ma housse de canapé (je signale au passage que pour 18 euros ils auraient quand même pu me la repasser). Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir enfoui dans ma housse un polo d'homme portant toujours l'étiquette du pressing! J'ai de la peine pour cet homme dorénavant sans polo dont la seule erreur a été d'emmener une fringue au même pressing que moi. Mais comment pouvait-il savoir? (mais oui, je l'ai rendu, oh, rassurez-vous. Que voulez-vous que je fasse d'un polo? Il était hideux en plus. Si ça avait été une robe par contre...)

Bref, méfiez-vous, vous qui ne me connaissez pas... La spirale de l'échec est peut-être en train de se rapprocher dangereusement ...

En tout cas, je ne sais pas si c'est une question de karma, mais depuis cette histoire de polo volé à l'insu de mon plein gré, j'ai que des emmerdes avec mes fringues: je me suis encore retrouvée soutien-gorge à l'air en pleine rue parce que la bretelle de ma robe s'est cassée, j'ai foutu plein de monoï bien gras sur une de mes robes préférées, et j'ai fait déteindre des trucs. Nan remarquez, ça c'est pas du karma. c'est juste moi qui ne suis pas douée.

05.08.2009

Pincemi et Pincemoi en vacances à New York (3)

Chapitre 3 : "faits de civilisation".

A/ Les New-Yorkais sont bizarres...

* je trouve que le métro est plus compliqué qu'à Paris ou Londres. Pas tant que le fonctionnement soit vraiment complexe (on va soit "uptown" soit "downtown", c'est fléché, tout va bien), mais il faut tout de même se méfier parce que la rame peut être "express" ou "local". (En express, elle ne fait pas tous les arrêts, ce qui peut être gênant.) Mais surtout je trouve que les bouches de métro sont trop mal indiquées. Genre à Paris ou à Londres tu as un énorme M en l'air, tu peux pas les louper même à 200m. Alors qu'à NYC je les voyais jamais. Tout d'un coup on tombait sur une cage d'escalier marquée "subway"et comme on a un esprit de déduction digne d'Hercule Poirot on se disait "tiens, ça doit être notre bouche de métro". Mais y'avait intérêt à avoir un oeil de lynx quand même (ce qui est loin d'être mon cas. Ma myopie est abyssale, bientôt seul un labrador pourra me sauver.)

saloon.jpg* dans les restaus, aéroports, musées, etc ils aiment bien les portes de WC genre portes de saloon, où tu vois les tongs (voire les mollets) de ta voisine. Et non seulement il y a un espace en haut et en bas, mais souvent il y a aussi un jour d'au moins 2 cm sur les côtés, ce qui fait que quand tu attends ton tour, tu peux assez bien voir la personne précédente avec le pantalon sur les chevilles. Ca me bloque complètement ce genre de trucs.

* ils indiquent les calories partout partout partout, dans tout ce que tu manges. Et pas seulement sur les emballages. Par hamburger.jpgexemple, au Starbucks, sur le tableau derrière les serveurs, à côté du prix des cafés, smoothies, cookies et cie tu as le nombre de calories de chaque truc. Moi je m'en fiche complètement: si j'ai faim, je mange, et surtout je prends ce qui me fait envie. Mais ça a traumatisé E*, qui ne savait plus quoi choisir tant l'affichage de ces chiffres l'angoissait. Elle s'est lancée dans une étude approfondie de la grille McDo indiquant les calories de chaque produit avec une horreur croissante. J'ai le regret de vous annoncer qu'un McFlurry représente environ 13 millions de calories, mais bon, c'est pas comme si c'était un scoop, hein.

* J'adorais le spectacle des New-Yorkais au Starbucks. Ils commandaient souvent un café glacé, puis ils rajoutaient des tonnes de trucs dedans, par exemple du miel, du cacao, du sucre vanillé, du lait (de vache, de soja, ...) etc. Tu pouvais demander n'importe quoi, tu l'avais. J'en veux pour preuve cette fille qui a réclamé du lait de soja allégé aromatisé vanille et qui l'a obtenue dans la seconde sous mes yeux émerveillés (je rappelle que je suis une plouc de province et que dans ma ville y'a même pas de Starbucks). Dans les salad bars c'est un peu pareil : tu peux composer ta propre salade avec tous les ingrédients possibles et imaginables (de la canneberge au poulet rôti) et des tonnes de sauces différentes. Par contre t'as intérêt à connaître ton texte avant de commander. J'imagine mal mes parents qui ne parlent pas un traître mot d'anglais dans ce genre d'endroit (à moins d'uiliser la technique universelle de pointage du doigt).

 * Ce qui m'a le plus frappée, c'est la passion des New-Yorkais pour l'air conditionné. Y'a la clim vraiment partout, et elle est super froide. Le soir la nuit de notre arrivée, on a eu un choc en montant dans le métro. Au bout d'1h30 de trajet, on claquait des dents. Arrivées à la chambre, rebelotte, clim à fond. On l'a coupée dans la seconde. Le jour où on a visité le MoMA, on avait oublié nos gilets dans notre sac à dos (qu'il faut obligatoirement déposer au vestiaire, des fois qu'on veuille y glisser un Picasso). Le drame. On avait les poils tous dressés sur les bras et on a fini par s'enfuir parce que le froid devenait vraiment insupportable. Mais c'est vraiment dans le métro qu'on risque le choc thermique à tout instant : 45° sur le quai, 18° à l'intérieur de la rame. J'en frissonne encore.

B/ ... mais surtout, les New-Yorkais sont trop cool.

* j'ai trouvé les serveurs et serveuses trop sympas. Même quand j'ai renversé mon smoothie au Starbucks (oui je suis un boulet, mais c'était le premier jour, c'était un reste de notre spirale de l'échec), arrosant généreusement la table, mon jean et le sol, le mec est venu m'aider à ramasser avec le sourire, et m'a même proposé de m'en refaire un. Le dernier jour, on a mangé de délicieux (et énormes!) pancakes dans un diner comme dans les films où la serveuse nous appelait "sweetheart". (On mange pour pas cher à NY, en plus). Quand nous sommes rentrées dans des magasins de luxe, nous ne nous sommes pas fait regrder de travers par les vigiles, ils nous ont accueillies avec le sourire et nous ont même laissé tripoter les sacs Coach et Chloé alors qu'il est écrit sur notre tête qu'on ne peut pas se les offrir. Je pense également à la fameuse bijouterie Tiffany (dans les magasins de souvenirs, y'a Audrey Hepburn partout, soit dit en passant), où j'arborais pourtant un look assez approximatif. Pour ma défense, 1/ j'avais mal aux pieds alors j'avais troqué mes tongs contre des baskets blanches (+ soquettes) qu'E* m'a gentiment prêtées. Avec ma jupe en jean, c'était pas du plus bel effet mais vu les kilomètres qu'on parcourait chaque jour, je préférais être à l'aise plutôt qu'élégante 2/ On a croisé beaucoup de Japonaises avec des leggings couleur chair (soit orange sur leur peau claire) alors finalement...

* On s'est fait plein de potes dans le métro. Les gens te parlent spontanément pour te demander d'où tu viens et si t'as besoin d'aide, ils te donnent des conseils de visites. (Ils doivent nous trouver mal embouchés en France; je n'ai pas l'impression qu'on soit aussi accueillants!) Au début, on était un peu méfiantes parce qu'on n'a pas trop l'habitude de ce genre de choses. il faut dire qu'on débarquait tout juste de l'aéroport quand on a commencé à se faire aborder par de jeunes mecs qui nous demandaient dans quelle rue on allait et tout. Mais ensuite nous nous sommes rendues compte qu'il n'y avait pas d'arrière-pensée, juste le plaisir de discuter un peu et d'accueillir des étrangères dans leur ville. On s'ets fait inviter à un concert de jazz à Greenwich Village par deux mecs super mignons. Moi je dis, je vais m'installer là-bas, au moins je suis appréciée à ma juste valeur :D Non mais c'est vrai, quoi! J'ai fait plus de rencontres en une semaine à NYC qu'en un an à Maville!

Bref, New York c'étai trop chouette, et j'espère bien y retourner un jour!

 

 

03.08.2009

Pincemi et Pincemoi en vacances à New York (2)

Chapitre 2 : A l'assaut de la Grosse Pomme.

Après une nuit courte mais très réparatrice, nous avons couru sous la douche avant de partir pour de nouvelles aventures (sous la pluie donc, mais rien ne pouvait gâcher notre joie d'être là).

J'avais lu avant de partir dans les avis sur l'hôtel que les salles de bain étaient un peu vétustes. "Sont toujours à se plaindre, ces Français", m'étais-je dit. Bon, il s'avère qu'ils n'avaient pas tout à fait tort. Il n'y avait pas de cabine de douche mais une baignoire. A vai dire, ça ne me dérange pas du tout (même si j'ai de mauvais souvenirs de l'association baignoire-rideau de douche à cause de la maison où je vivais en Angleterre qui était tellement humide que la salle de bain et particulièrement le rideau en question étaient recouverts de moisissure). Par contre, il n'y avait pas non plus de douchette, quand même pratique pour bien se rincer les cheveux par exemple. Bref, le jet qui sortait de cette douche de la mort était surpuissant et presque horizontal si bien que pour réussir à se mettre dessous il fallait presque monter sur le rebord à l'autre extrémité de la baignoire. A chaque fois que je tentais de me rincer les cheveux j'étais à 2 doigts de la noyade. La salle de bain a donc été régulièrement inondée, et E* qui tentait d'utiliser le sèche-cheveux là-dedans a risqué à mon avis un Claude François revival. Impossible en outre de régler la température correctement; nous avons été tour à tour hydrocutées et ébouillantées, et nous sortions de la pièce essoufflées, échevelées mais soulagées d'en avoir fini.

DSC02233.JPGUne fois douchée et habillées, nous sommes parties gaiement avec nos 2 guides et 3 plans chacune en direction de Central Park (notre hôtel en était tout proche, côté ouest) pour nous rendre au musée Guggenheim (ben oui, quand il pleut, autant aller au musée). Puis nous avons fait demi-tour parce que nous étions parties en direction de l'Hudson au lieu de Central Park (comment ça, je ne sais pas lire un plan?) Le plus jouissif une fois là-bas a été de doubler toute la file de touristes qui n'étaient pas prévoyants comme nous et ne s'étaient donc pas procuré à l'avance le fameux New York City pass, 6 "attractions" pour 79 dollars mesdames et messieurs.

Le seul bémol était que l'expo principale concernait l'architecture et que ni E*ni moi n'y connaissons quoi que ce soit, mais c'était intéressant quand même, et le bâtiment lui-même vaut le détour (on note au passage sur ma photo la couleur du ciel...)

Une fois sorties nous avons emprunté Park Avenue en diretion du centre-ville et nous avons bien cru mourir d'inanition : pas un seul restau dans ce quartier réputé le plus chic de NYC (je veux dire par là un Wendy's, une pizzeria, un deli, que sais-je), ou alors la salade verte sans sauce était à 22 dollars (j'exagère à peine). Après avoir marché 10 km, nous avons trouvé un boui-boui nommé "Viand" (il est même cité dans je ne sais plus lequel guide d enos nombreux guides) où le cheeseburger était fort bon. Mais puisque la spirale continuait à nous entraîner toujours plus bas, E* a découvert que sa jambe allergique restait grenat, que son appareil photo n'avait plus de batterie et que son chargeur ne voulait pas marcher (alors qu'elle avait acheté un adaptateur exprès), et que le truc au saumon qu'elle avait pris chez Viand" lui retournait le ventre. Moi je pestais contre mon manque de réseau qui m'empêchait de dire aux gens que j'étais bien arrivée (j'étais sûre que ma mère était à deux doigts de contacter Interpol à cette heure-là), j'avais mal aux pieds dans mes Birkenstocks (c'est malin) et je suis restée coincée dans le portillon du métro (je sais, ça m'est arrivée à paris aussi, je suis bien une plouc de province) à 1h30 du matin alors qu'on n'avait qu'une hâte encore une fois: aller au dodo.

Le lendemain, tout allait mieux et le soleil était bien présent (la pluie ne nous a plus embêtées que pour un après-midi à Greenwich Village). Et là...

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(Quelques petits aperçus rien que pour vous.Dommage que je ne sois pas meilleure photographe).
Ce que j'ai préféré? Difficile de trancher, mais je dirais  la découverte de Times Square la nuit, et la vue sur toute la ville depuis l'Empire State Building (fait de nuit) et Le Rockefeller Center (de jour). Mais j'ai adoré notre promenade sur le Brooklyn Bridge et dans Brooklyn, les différents musées, surtout le musée de l'immigration à Ellis Island (émouvant) et le Met (des Van Gogh!!!), nos balades sur la 5ème Avenue même si on ne pouvait rien s'offrir (je suis rentrée chez Tiffany pour avoir une idée des prix des diamants et ils n'étaient même pas affichés!), notre pseudo-pique-nique à Central Park... Et puis les délicieux pancakes le dernier jour, et les smoothies du Starbucks etc etc.
C'était vraiment magique et on n'avait pas envie de rentrer!
Next time : les "faits de civilisation" qui m'ont marquée.

31.07.2009

Pincemi et Pincemoi en vacances à New York

Chapitre Premier: la spirale de l'échec.

Lundi 20, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, E* et moi devions nous retrouver en gare de Maville pour nous rendre en tégévé jusqu'à Roissy. Nous arborions un look d'enfer, cheveux en bataille et cernes jusqu'au menton, et surtout, comble du glamour, bas de contention couleur chair, ce qui dans mon cas signifiait réellement beige très clair (ma pharmacienne m'a roulée). On aurait dit que j'avais les pieds en plastique. E* me fit alors observer que le plus triste en cas de crash dans l'Atlantique, ce serait que nos parents nous reconnaîtraient certainement à nos bas de mamie flottant à la surface. Sachez que je suis assez peu sensible à ce genre d'humour quand il est 6h du matin et que je crois vivre mes derniers instants (vu que, je le rappelle, j'ai peur de l'avion).

Nous avions plusieurs heures à tuer à l'aéroport avant d'embarquer, ce qui me permit de visiter le Printemps de Roissy et de constater que les sacs Lancel étaient détaxés (mais toujours pas dans mes prix).

J'étais tellement crispée au décollage que j'en ai eu mal dans la nuque. J'évitais de regarder E* en lui parlant parce qu'elle était à côté du hublot et que si je me tournais je voyais les nuages et le paysage et ça me faisait encore plus flipper. Heureusement, ça ne durait qu'une heure et demi (escale à Dublin).

Bref, on arrive à Dublin et je me détends un peu. Nous devons récupérer nos cartes d'embarquement pour NY au comptoir d'Aer Lingus. Devant nous, une jeune Française que nous avions surnommée "la blasée" dans la file d'attente pour l'enregistrement des bagages à Paris parce que nous l'avions entendue dire au téléphone "ouais, je vais à NY" sur un ton qui voulait dire "pfff, encore! fait chier". La blasée, donc, soupire lourdement et s'empare du téléphone sur le comptoir. "Huhu elle a des problèmes", riâmes-nous (spéciale dédicace à une copine qui a employé ce passé simple approximatif dsans sa version de CAPES il y a quelques années). Mais en fait non. Enfin si, mais ce n'était pas juste elle; tout le monde avait un problème: l'avion avait 2h30 de retard "because of a technical problem". "Ah ben c'est ça qui va te rassurer!" constata E*. Bon, ça nous a saoûlées un peu parce que le transit ne devait vraiment pas durer longtemps au départ, mais comme nous avons bon fond, E* et moi, nous avons pris notre mal en patience. Une fois qu'on a eu mangé et observé tous les leprechauns en peluche de l'aéroport nous nous sommes dirigées vers le gate où on devait embarquer. Nous étions complètement gelées parce que 1/ nous étions fatiguées et 2/ la clim était à fond, il devait faire 12° dans cet aéroport de majeur (lire "de malheur" mais je laisse ce lapsus, il est vraiment trop bête). Je repensai la larme à l'oeil à l'offre de Futur-Ex Chéri (un gilet tout chaud) que j'avais refusée la tête haute pensant bêtement que j'allais mourir de chaud. E* avait trouvé la solution : elle allait régulièrement se coller sous le sèche-mains des toilettes qui diffusait de l'air super chaud.

Arrive l'heure supposée de l'embarquement (soit 19h30 au lieu de 17h) et toujours pas d'avion sur le tarmac. Ce scénario commençait à me rappeler furieusement le début de mes vacances à Rome l'an dernier : on nous avait fait poireauter avant de nous annoncer que le vol était annulé. Je sentais donc venir le coup foireux: c'était officiel, la spirale de l'échec s'était mise en route. En plus l'an dernier mes parents nous avaient sauvé la mise à Chéri et à moi en nous emmenant à Rome en voiture (soit 1100km rien qu'à l'aller), mais là, même avec la meilleure volonté du monde, je ne vois pas comment ils auraient pu nous aider (et en plus ils étaient en Sardaigne).

Nouvelle annonce : on décollerait à 21h. Sauf qu'à 21h, l'avion n'était toujours pas prêt (en fait celui qu'on devait avoir initialement était apparemment tellement pourri qu'ils en avaientt fait venir un autre de je ne sais où).

Bref, alors que les stalactites començaient à nous sortir des narines, nous pûmes enfin embarquer. Heure du décollage : 22h, soit 5h après l'heure initiale. Nous ne savions même pas à quelle heure nous allions arriver à l'hôtel et toutes nos tentatives pour les prévenir de notre retard étaient restées vaines (merci or*nge qui avait soi-disant débloqué mon portable!)

Dans l'avion, j'ai somnolé par tranches de 10 minutes sans réussir à trouver une position convenable (je n'ai pourtant pas les jambes d'Adriana Karembeu). J'étais enveloppée dans 2 couvertures bleues (toutes électrostatiques, j'avais les cheveux perpendiculaires à la tête) et j'avais encore froid. Et un bébé a hurlé pendant les 7h du vol.

Je ne sais même plus à quelle heure exactement nous sommes arrivées à JFK tellement j'étais dans un état second. Mais au moins nous n'avons pas attendu longtemps à la douane. Ensuite il nous fallait prendre le air train puis le métro. Je n'étais que moyennement rassurée (un groupe de gars avaient commencé à nous chauffer pendant que nous attendions l'air train), je nous voyais bien nous faire violer et/ou détrousser pour bien clôre la journée. Le trajet jusqu'à Manhattan nous a paru vraiment interminable (il a duré 1h30 à peu près), toujours dans un froid de canard parce que la clim était également à fond dans la rame de métro.

Finalement, arrivée sans encombre à l'hôtel à 2h45 heure locale, soit 8h45 en France (en sachant que nous étions debout depuis 5h (heure française) la veille). Je n'ai qu'une hâte : aller au lit, sans même me laver (enfin si, les dents quand même), tout juste en enfilant mon pyjama. Avant de nous endormir, nous avons quand même la confirmation que malgré ce que notre opérateur nous avait promis, notre portable ne passait pas. Et E* qui se plaignait que ses bas la grattait constata que bas de contention + épilation récente + peau très fragile = méga allergie qui l'empêcherait de se mettre en jupe toute la semaine.

Le lendemain matin (enfin juste quelques heures après notre arrivée, quoi) nous avons ouvert les yeux en espérant que la spirale de l'échec avait pris fin. Mais nous nous sommes rendu compte que ce qui nous avait réveillées, c'était le bruit de la pluie battante contre les carreaux...

TO BE CONTINUED

19.07.2009

"Start spreading the news...

I'm leaving today tomorrow, I want to be a part of it, New York, New Yoork".

J'attends ça depuis que j'ai réservé hôtel et billets en février : the D Day has finally arrived. Je sens que je vais avoir du mal à m'endormir cette nuit. Ma valise est quasiment prête depuis hier (il ne manque plus que les articles de toilette, que je mettrai au dernier moment, forcément). E* et moi avons établi un semblant de programme. Elle a vérifié comment nous rendre de JFK à l'hôtel en métro. J'ai fait le plein de chewing gums, gâteaux, bouquins et magazines, pansements, mouchoirs, etc. J'ai pris quelques hauts à manches longues et un parapluie parce que malheureusement il n'a pas l'air de faire si beau que ça là-bas (si on a vraiment de la pluie, à mon retour je vais frapper les gens qui m'ont dit "oh là là, New York en été, vous allez avoir super chaud"). Les piles de l'appareil photo sont en charge, je dois encore recharger mon portable (je l'embarque juste in case, pour dire que je suis bien arrivée et au cas où on ait un souci quelconque).

Sinon je vous livre la réflexion linguistico-débile et inutile du jour: vous vous avez déjà remarqué qu'il y a des mots qu'on peut parfois ne pas utiliser pendant des années, puis qu'on utilise 15 fois par jour sur un courte période? Je pense en l'occurrence au mot "sangle", que je n'emploie pas tous les jours loin de là, vu que je ne suis pas spécialement adepte du bonding. Mais depuis mercredi, ça doit faire 30 fois que je le prononce. Je m'explique: j'ai soudain découvert en relisant le Guide du Routard qu'il valait mieux laisser ta valise ouverte pour que les Américains puissent fouiller dedans. Sinon tant pis pour toi, s'ils veuillent la fouiller et qu'elle est fermée à clé, ils la forcent. Moi j'ai rien contre le fait de laisser ma valise ouverte, mais je voudrais pas qu'on retrouve mes culottes et mes robes toutes éparpillées dans la soute. Parce que je sais comme les valises se font maltraiter dans les transports en avion. On conseille donc sur les différents forums consultés d'acheter un cadenas dit TSA (Transport Security je ne sais plus quoi) ou une sangle du même type.

sangle.jpgBien sûr vu que je me rends compte de ça 5 jours avant de partir (so much for mon sens de l'organisation légendaire) c'est trop tard pour en commander sur internet. Me voici donc partie à la chasse à la sangle dans Maville. Chasse qui s'est révélée aussi compliquée que la quête des ramequins dont je vous ai parlé dans l'article précédent. Je vis vraiment dans une ville de ploucs. Dans les forums, tout le monde avait trouvé ses sangles TSA dans des bagageries ou des magasins de bricolage genre Ler*y-Merlin ou Cast*rama. Mais quand je demandais ça ici, les vendeurs me regardaient bouche bée et m'indiquaient le rayon des cordes et sangles de 12 mètres de long servant faire tenir les coffres de toit sur les bagnoles. E* m'a dit "mais ça ne sert à rien, si?" Forcément elle, elle aura un sac de sport. Elle rigolera moins quand ils auront mis un coup de canif dedans pour l'ouvrir (je plaisante, je sais que la fouille n'arrive pas souvent mais avec ma gueule de métèque de juif errant de pâtre grec je me sens bien partie. (Enfin dans la vie en général les gens ne m'appellent pas "métèque" (politically incorrect), ils me disent "typée". Je ne sais pas ce que ça veut dire au juste, masi passons)). Breeef, 3 bagageries et 3 magasins de bricolage plus tard (je précise que je n'ai pas de voiture, ce qui est trooop pratique), j'ai jeté l'éponge et me suis rabattue sur une sangle toute bête (vue dans le 1er magain) sans code sans TSA sans rien, qui me permettra de laisser ma valise non verrouillée (je doute que qui que ce soit essaie de me voler mes Pockets de DIM) tout en la maintenant fermée. Je sais, ma vie est palpitante.

whatever works.jpgSinon pour me mettre dans le bain, je suis allée voir le nouveau Woody Allen, Whatever Works, qui se déroule à NYC (à Chinatown, même, je crois). Un vieux physicien aigri et misanthrope (double de Woody Allen, il ressemble d'ailleurs assez physiquement) accueille pour une nuit une jeune fille qui a fui sa famille, et qui s'incruste. Une comédie légère avec bons mots et happy end. Pas aussi bon à mon goût que Everyone Says I Love You par exemple, mais meilleur selon moi que Vicky Cristina Barcelona qui n'était à mon sens qu'un ramassis de clichés (sur l'amour, les Espagnols, Barcelone) et qui m'a ennuyée. On sent quand même que Woody vire de plus en plus pervers pépère accro aux jeunes et jolies blondes, mais ça reste plaisant.

A part ça, je ne sais plus si je me répète mais tant pis: je tiens à dire à la personne qui est arrivée ici en tapant "aniston prognathe" dans Gougoule qu'elle l'est quand même nettement moins que Keira Knightley (même si je trouve KK plus jolie, quoique trop maigre).

Last but not least, je suggère qu'on fasse une ovation à Zzaz, qui passe parfois sur ce blog et qui vient d'obtenir l'agrégation d'anglais, avec un super classement en prime! Encore bravo Zzaz, et bon courage pour le stage.

Applaudissements également pour ma copine L* qui a eu le CAPES d'anglais haut la main (comme quoi nos sessions coaching-crèpes au chocolat ont marché), et à ma copine A* qui a eu l'agrégation elle aussi (avec 18 en leçon (quand je pense que j'étais fière de mon 12 il y a 2 ans) et 17 en anglais oral, trop facile).

13.07.2009

New York, J - 1 semaine

Dans une semaine, à cette heure-ci, ma keupine E* (mais pas celle qui a eu le bébé) et moi seront en train de nous emmerder grave à Roissy en attendant d'embarquer.

Eh ouais, le jour du départ pour New York approche à grands pas, et en bonne flippée j'ai déjà préparé une check list longue comme le bras.check list.jpg

(Oui je sais, ce dessin est moche mais y'avait que des trucs moches dans Gougoule images pour "check list" et j'avais pas envie de passer trois plombes à trouver une image sympa.)

J'aime mieux m'y prendre bien à l'avance parce que j'oublie souvent des trucs importants si je me précipite. Genre ma pilule. Ou pire un jour en repartant de chez mes parents en train, j'ai oublié mon polar. C'était "Le Retour du professeur de danse" du Suédois Henning Mankell et c'était tout bonnement génial. Je me réjouissais à l'idée de le lire pendant une heure sans le train (puis toute la journée une fois arrivée à Maville), si bien que quand je me suis rendu compte de mon oubli j'ai cru que j'allais pleurer. Donc mon nouveau polar entamé hier (je voulais attendre mais j'ai pas pu résister, en même temps vu qu'il fait presque 600 pages ce n'est pas trop grave), le tome II de Millenium ("The Girl who Played with Fire", oui je l'ai pris en anglais parce qu'il était en poche et donc moins cher et puis surtout comme ça je joins l'utile à l'agréable) figure en bonne place sur ma check list, à côté de "The French Lieutenant's Woman", roman postmoderne que j'emmène aussi pour me rappeler ma thèse (des fois que j'aurais oublié ce que je suis censée faire le reste de l'année).

Je me suis également enfin décidée hier à potasser les guides que j'avais achetés il y a trois mois et un peu oubliés depuis (j'avais peur de me faire du mal en pensant aux vacances trop tôt). Disons que c'est mieux si je sais un peu à l'avance où se trouve l'hôtel (W 79th Street) et où se situent les musées, les monuments etc les uns par rapport aux autres. Surtout qu'on a une réunion au sommet E* et moi mercredi pour établir notre programme. Comme nous sommes trop bien organisées, nous avons déjà acheté le New York City Pass qui nous permet de payer moins cher et d'éviter la queue dans 6 "attractions" (ça fait Disneyland mais c'est comme ça qu'ils disent en anglais) ou plutôt de faire la queue avec les autres touristes munis d'un City Pass, comme me l'a fait judicieusement remarquer mon père, ce rabat-joie. Bref le pass contient des entrées au MoMA, au Met, à l'observatoire de l'Empire State Building, à la Statue de la liberté etc. 6 "attactions" en 7 jours, on ne va pas chômer. Le mec d'E* qui est déjà allé à NYC nous a aussi parlé de Century 21 qui n'est pas comme je le croyais bêtement une agence immobilière mais un magasin de fringues. Vu mes dépenses aux soldes, je pense me calmer un peu à NYC, mais bon, sait-on jamais. A part ça notre hôtel n'est pas loin du Musée d'Histoire naturelle (ce n'est pas que ça branche à mort les littéraires que nous sommes mais bon, il fait partie du City Pass aussi) et de Central Park, ainsi que d'un Starbucks (ça peut toujours servir).

J'ai du mal à réaliser (oui je sais c'est un affreux anglicisme, paf 2 points-fautes) que je vais à New York!!! Dommage qu'il faille passer par la case avion...

Allez, retour à la réalité, j'ai des bouquins qui m'attendent!